USA – France : Un quart pour l’Histoire

La défaite face à l’Australie a laissé des traces dans les rangs bleus. Et si la plupart des joueurs ont posté des messages sur les réseaux sociaux pour montrer leur confiance et leur soif de rebondir, le chemin n’est plus du tout tracé. Alors qu’ils auraient pu affronter la République Tchèque puis l’Espagne, l’Equipe de France se retrouve opposé aux USA, grands favoris du tournoi, dès les quarts de finale.

 

La bonne année pour prendre TEAM USA ?

Privés d’une grosse partie de leurs stars, qui ont préféré faire l’impasse sur le tournoi pour se concentrer sur une saison NBA qui s’annonce plus ouverte que jamais, les Etats-Unis restent favoris mais se sont fait quelques frayeurs. Poussés dans leurs retranchements par les Turcs, les américains ont eu besoin des prolongations pour se défaire des coéquipiers de Cedi Osman et Ersan Ilyasova (93-92). Sans individualités qui sortent du lot, Team USA se repose sur un collectif où les remplaçants ont (quasiment) le niveau des titulaires et Pop fait a énormément fait tourner lors des premières phases (10 joueurs en-dessus des 15min de moyenne, 1 seul au-dessus des 25min : Donovan Mitchell). Cette stratégie a cependant ses failles, et les automatismes ont du mal à se faire sentir offensivement ou défensivement.

 

De Colo – Fournier, duo-clé ?

20,8 points de moyenne sur la compétition, 31 points contre l’Australie, Evan Fournier semble en mission et veut être celui qui mènera enfin l’Equipe de France sur le toit du monde. Et peu importe si pour ça il faut passer sur l’ogre américain. Étincelant depuis le début du tournoi l’arrière du Magic sera la pièce maîtresse des Bleus pour faire face aux superstars NBA. Mais s’ils veulent avoir une chance, les hommes de Vincent Collet devront compter sur Nando De Colo qui monte en puissance depuis quelques matches (21 points contre la Lituanie, 26 contre l’Australie). A eux deux, ils forment certainement l’un des (si ce n’est Le) meilleurs back-court présent en Chine. Avec une adresse en amélioration constante, les deux jours seront incontestablement les leaders d’attaque cet après-midi.

 

De-Fense ! De-Fense !

Donovan Mitchell, Kemba Walker, Jayson Tatum : face à l’armada offensive des américains, les Bleus n’auront pas le choix. Ils devront défendre, et défendre bien. Et la menace viendra de tous les côtés, à tous les instants. La défense sera donc déterminante pour prétendre faire jeu égal. Et là, on peut dire que la France n’est pas trop mal dotée. Rudy Gobert, double Defensive Player Of the Year, et Frank Ntilikina sont des références dans ce domaine. Il n’y a aucun doute, la prestation du pivot du Jazz sera a scruter. Dominer de la tête et des épaules dans les raquettes, Rudy sait faire. Mais aujourd’hui, face à Myles Turner notamment, il doit prouver qu’il peut faire basculer la rencontre et faire un pied-de-nez à ceux qui l’oublient régulièrement dans la sélection du All-Star Game.

 

Petit message personnel aux bleus : C’est clair et net. Team USA est favorite pour ce match. Mais comme on dit : “impossible n’est pas Français”, alors on veut que vous abordiez ce quart comme une guerre, on veut vous voir le couteau entre les dents, marcher sur les ricains. Pour leur prouver que les petits Frenchies valent bien plus que ce qu’ils croient. Les Turcs les ont fait douter, vous pouvez les surprendre.
“Le jour de gloire est arrivé…”

 

Credits : FIBA

A propos de l'auteur

Si ma fille en avait, elle se serait appelée LeBron, j'ai découvert la NBA avec Kobe et The Answer, je l'ai aimée avec TP et el Manu.

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