Depuis les gradins : ASSE – OL (1-2)

La tempête avant le grand calme. Au bout du temps additionnel, Moussa Dembélé est venu doucher un Chaudron bouillant. Retour sur ce 118ème derby depuis les tribunes du stade Geoffroy-Guichard.

Le retour des grands derbys

Si l’intensité des derniers affrontements entre l’ASSE et l’OL n’était pas à la hauteur de la rivalité qui règne entre les deux clubs, la rencontre de dimanche a été un parfait reflet de l’animosité qui divise la région Rhône-Alpes. Dès l’échauffement, tandis que les hommes de Jean-Louis Gasset sont adulés, les lyonnais sont accueillis comme des pestiférés. Une mention spéciale s’applique à Nabil Fekir et Anthony Lopes pour qui la rancœur des supporters verts n’a d’égal que l’acerbité de leurs sifflets.

Les vingt-deux acteurs pénètrent dans une enceinte gonflée à bloc. Chants, tifos et fumigènes : les deux virages de Geoffroy-Guichard sont au rendez-vous.

 

 

Sur la pelouse, les nombreux duels et l’intensité physique enflamment les tribunes. A chaque contact, une bronca s’abat sur l’arbitre ou les joueurs lyonnais. Après avoir unanimement réclamé un penalty sur Khazri à la troisième minute de jeu, les 41 594 Verts s’égosillent et se lèvent à chaque accélération de l’international tunisien.

Mais avant le quart d’heure de jeu, un silence de quelques millièmes de secondes qui semble durer une éternité s’empare des gradins. Memphis tente de lober un Ruffier avancé, mais ce dernier parvient à claquer le ballon en corner et à rompre ce silence par une ovation du peuple vert.

Moins de dix minutes plus tard, l’ouverture du score d’Hamouma fait exploser le Chaudron. Les deux kops se jettent vers les filets qui les séparent de la pelouse pour communier avec leurs joueurs et celui qui inscrit son quatrième but en dix derbys disputés.

 

 

Les deux équipes regagnent le vestiaire sous les clameurs du public de Geoffroy-Guichard. A leur retour sur la pelouse, les chants reprennent de plus belle. Qu’ils soient élogieux envers les stéphanois ou injurieux envers les rivaux lyonnais, les supporters des Verts s’époumonent pour décrocher une victoire qui les fuit depuis le 5 février 2017. Le match est disputé et l’incertitude de son issue ne fait que grandir au fil des minutes.

Bien que dominateur dans la possession du ballon et dans la maîtrise technique, l’OL ne se procure pas de réelles occasions. En revanche, les locaux font passer plusieurs frissons dans le stade et obligent Anthony Lopes à répéter les arrêts de grande classe. Un manque de réalisme qui coûte cher aux stéphanois : peu après l’heure de jeu, Nabil Fekir égalise sur pénalty. Il n’en faut pas plus aux supporters des Verts pour monter le volume et faire entendre leurs voix dans un derby qui semble à la portée de Saint-Etienne.

 

 

Dans une fin de match débridée, un ballon traîne dans la surface lyonnaise et fait passer de multiples émotions dans les gradins. Repoussées par Lopes puis Dubois, les tentatives des décuples champions de France ne font pas mouche et frustrent des supporters qui ne sont pas au bout de leur peine.

En toute fin de rencontre, Moussa Dembélé gèle les tribunes de Geoffroy-Guichard. D’une tête bien placée à la 95ème minute, le lyonnais offre la victoire aux siens et instaure un silence de cathédrale dans l’arène verte. Comme face à Jimmy Briand six ans auparavant, Ruffier s’incline dans les dernières secondes d’un affrontement palpitant et voit le rival célébrer son succès devant plus de 40 000 personnes abattues.

Une défaite au goût amer qui a jeté un froid cruel dans un Chaudron embrasé. Si la fin fut malheureuse pour les Verts, ils peuvent cependant se targuer d’avoir ravivé la flamme du derby 94 minutes durant.

A propos de l'auteur

Plus à l'aise stylo en main que balle au pied. Etudiant en journalisme mais avant tout fan inconditionnel de football.

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