Basketball

Washington Wizards : que se passe-t-il dans la capitale ?

Après le trade John Wall – Russell Westbrook début décembre, beaucoup d’observateurs imaginaient un avenir plus radieux à Washington. Mais au bout de onze matchs, cet avenir n’a plus de si beaux jours devant lui. 

Un trade qui devait tout changer

Russell Westbrook à la place de John Wall, ce trade avait de quoi faire rêver les fans des Wizards. Et les objectifs étaient clairs : les têtes dirigeantes, et la franchise en général, ne se contenteraient plus de « défaites encourageantes ». Avec ce transfert, Washington rejoignait directement les équipes en course pour les Playoffs. Le back-court Westbrook – Beal, lorsque ces deux joueurs sont tous les deux en forme, est tout simplement l’un des meilleurs back-court de la planète.  

Une équipe qui ne tourne pas collectivement 

Mais depuis le début de la saison, il est clair que le rêve tourne au cauchemar. 13e de l’Est avec autant de défaites que les 2 équipes derrière, les Washington Wizards ne fonctionnent pas. Et cela se voit dans les stats. Alors qu’ils ont la deuxième meilleure attaque au rating offensif (120,5 points/ match), leur défense est pleine de trous (30e défense, 121,3 points encaissés/match) et ne leur permet pas de gagner des matchs. Les trois seules victoires de la franchise ont été remportées face à Minnesota (avant-dernier de la NBA et dernier de l’Ouest), les Suns et les Nets de Brooklyn, mais des défaites face à Orlando, concurrent pour les Playoffs, Chicago ou Miami pèsent lourd dans le bilan des Wizards. 

Un duo… 

Tout d’abord, il faut parler de Bradley Beal. Meilleur scoreur de la Ligue sur ce début de saison (35 points/match de moyenne), il réalise des cartons offensifs (60 points contre les Sixers, 41 contre Boston) sans pour autant remporter de matchs. Depuis le début de sa carrière, Bradley Beal est un grand scoreur mais depuis le début de sa carrière, il ne brille pas par ses victoires. Après ces grosses performances, il déclarait à ce propos : « Tous mes records en carrière ont lieu lors de défaites. Alors je m’en fous. » En énorme scoreur, il a égalé le record de la franchise, qui appartenait à Gilbert Arenas depuis 2006 dans un match face aux Lakers. 

De son côté, Russell Westbrook continue de décevoir nombre d’observateurs. Au niveau statistique, il reste toujours impressionnant, étant tout proche du triple-double de moyenne (19 points, 11,3 passes et 9,7 rebonds). Mais ses choix en fin de match sont toujours critiqués et critiquables, et l’association avec Beal ne semble finalement pas si évidente. 

…et des jeunes tout autour

Autour de ces deux All-Stars, on peut voir tourner de nombreux jeunes, à commencer par celui qui s’est le plus montré en ce début de saison : Thomas Bryant. Le jeune pivot de 23 ans inscrit plus de 14 points par match et profite des nombreux alley-oop de son back-court pour finir près du cercle. Félicité par tous ses coéquipiers, sa progression d’année en année est impressionnante. Malheureusement, il vient de se blesser au genou, et le bilan est sans espoir : rupture des ligaments croisés. On ne le reverra malheureusement plus cette saison sur les parquets NBA, et le pivot titulaire sera certainement Robin Lopez, 34 ans, pas exactement ce que l’on pouvait espérer voir chez les Wizards. 

Davis Bertans, qui devait être le n°3 de l’effectif avec le contrat qu’il a signé à l’intersaison (80 millions sur 5 ans), ne prouve pas assez sur le début de saison. Alors qu’il était l’un des meilleurs artilleurs à 3 points la saison dernière, il ne tourne qu’à 36% derrière l’arc depuis dix matchs. En comparaison, Russell Westbrook, qui est souvent considéré comme un tireur à 3 points de qualité moyenne, tourne à 30%. Le Letton ne retrouve pas encore le niveau qu’il avait l’an passé (15 points à 42% à 3 points).

Drafté en neuvième position cette année, Deni Avdija remplit assez bien son rôle de poste 3 bon ball-handler quand Beal et Westbrook ne sont pas sur le terrain. Lorsqu’ils sont avec lui sur le parquet, il occupe plutôt un rôle de 3&D, mais tout le monde sait que ce n’est pas sa qualité première. Son début de saison laisse en tout cas espérer de belles choses dans cet univers qui s’assombrit de plus en plus dans la capitale. 

 

Sous contrat jusqu’en 2023 mais avec une player option qui pourrait lui permettre de rejoindre le marché des agents libres dès 2022, Bradley Beal pourrait, si les défaites continuent de s’enchaîner, demander un transfert. Presque toutes les équipes de la Ligue seraient prêtes à lâcher beaucoup de pièces afin de récupérer cet excellent scoreur, aujourd’hui dans le top 3 des arrières en NBA. 

 

13e de la NBA (mais avec autant de défaites que les 14e et 15e), les Washington Wizards visaient bien plus haut à l’intersaison avec l’arrivée de Russell Westbrook. Après une dizaine de matchs, beaucoup d’espoirs semblent douchés avec l’absence jusqu’à la fin de la saison de Bryant et l’adaptation difficile du meneur tout droit venu de Houston. Cependant, le talent reste présent avec Beal, Westbrook, mais également Avdija, Hachimura ou encore Bertans. 

Crédits Image en Une : Michael Reaves/Getty Images

Écrire un commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières publications

Remonter au début
Vous n'avez pas la permission de vous inscrire
ut tristique in id velit, mattis eleifend Nullam libero. dapibus