Welcome back Andy!

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Ligue 1

12 juillet 2017 : Andy Murray quitte le Center Court de Wimbledon après une défaite en 5 sets face à l’américain Sam Querrey. A ce moment, tout le monde le voit meurtri, blessé à cette hanche qu’il fait tant travailler depuis plusieurs mois. Personne n’imagine alors qu’il faudra attendre 342 jours pour revoir l’écossais lors d’un tournoi. Cette semaine, l’ancien numéro un mondial est réapparu, au tournoi du Queen’s à Londres, contre Nick Kyrgios. Certes, il a perdu, il n’a plus sa condition physique d’avant, il n’est plus au sommet du classement mais il a toujours la même hargne et la même envie. Et que c’est bon de le revoir !

L’écossais a manqué au circuit ATP pendant ces 11 mois

Pendant son absence (combinée à celle de Djokovic), Federer et Nadal ont repris les rênes du circuit en ne laissant que quelques miettes à leurs adversaires. Sa blessure est survenue au moment où il était quasiment à son meilleur niveau. Il restait tout de même sur une fin de saison 2016 parfaite et un début 2017 plutôt correct compte tenu de sa blessure avec une demi à Roland Garros et un quart chez lui à Wimbledon. Qui sait ce que Murray aurait pu gagner pendant cette période s’il avait été à 100% ? Il aurait légitimement pu contester le retour en grâce de Fedal.

Quel futur pour le 156ème mondial ?

Assez parler au conditionnel, tournons-nous vers le futur. Que peut espérer le britannique dès son retour ? A l’inverse de ses compères lors de leur come-back, il a quasiment perdu la totalité de ses points ATP (il ne lui reste maintenant que les 180 points de son quart à Wimbledon). Il ne devrait donc pas être tête de série lors des tournois qu’il va disputer, à l’exception peut-être du Grand Chelem londonien qui « rajoute » ses propres règles. En plus, il revient tout juste à la compétition et n’a repris l’entrainement que depuis fin avril. Sa défaite contre Nick Kyrgios au Queen’s est encourageante sur le score mais le niveau de jeu n’était pas encore présent, l’australien ayant fait de ce match un genre d’exhibition sans jouer un tennis de rêve. Ainsi, le manque de rythme lui posera de grandes difficultés à Wimbledon (même s’il vaut mieux éviter le britannique au 1er tour) où les matchs au meilleur des 5 sets seront très éprouvants. Ensuite, lors de la tournée américaine, de gros calibres seront très tôt sur son chemin. Pas évident dans ses conditions d’enchainer les matchs et de retrouver un rythme de croisière qu’il aime tant. La tournée asiatique qu’il affectionne particulièrement et qui lui réussit très bien devrait être un premier palier : il se doit d’y passer quelques tours pour prouver aux autres et à lui-même qu’il est sur la bonne voie.

S’il parait utopique de l’imaginer soulever un trophée avant la fin d’année, Andy Murray devrait retrouver son plein potentiel au début de l’année 2019. A ce moment, il aura eu le temps d’effectuer une vraie préparation physique tout en ayant eu des repères sur la fin de saison. Même s’il n’a pas annoncé d’objectif quant à la suite sa carrière, au-delà de l’année 2018, c’est sur le long terme que l’on attend l’écossais et plus particulièrement en Grand Chelem. Pour un joueur de son calibre, en gagner un doit être le premier objectif, gagner ceux qui lui manquent et ainsi réaliser le Grand Chelem en carrière, le but ultime. Son jeu est, on le sait, efficace sur le dur australien où il a déjà atteint la finale à 5 reprises. Sur terre battue, il a su progresser au fil des années pour parvenir à être régulièrement en demi-finale de Roland Garros puis en finale en 2016. Les occasions se présenteront sûrement à lui dans les années à venir. Cette consécration ne serait qu’une juste récompense pour un joueur si régulier ces dernières années, mais le chemin à (re)parcourir est long et la next gen qui pousse de plus en plus fort ne lui simplifiera pas la tâche.

A-t-il vraiment soigné son retour et son corps ?

Ce retour nous laisse un regret : qu’il n’est pas eu lieu plus tôt. Il nous a fait patienter et nous a donné des espoirs pourtant : une exhibition chez lui à Glasgow face à Federer en Novembre, puis un tournoi d’exhibition à Abou Dabi fin Décembre, où il a dû déclarer forfait après un match. Au-delà des chèques encaissés, ces matchs avaient pour but de reprendre du rythme et de retrouver quelques marques. Mais chacun a été suivi de forfaits. Comment a-t-il géré cette coupure ? A vouloir revenir trop tôt, n’a-t-il pas aggravé sa blessure et été contraint à l’opération ? Federer et Nadal avait annoncé très tôt leur fin de saison 2016, Djokovic aussi en 2017. Pour les trois autres extraterrestres du Big 4, le retour a pu être effectué dès janvier (avec différents résultats). Pourquoi Murray n’a pas fait pareil ? Une coupure de 6 mois pour reposer son corps et éventuellement se faire opérer avant de revenir début 2018. Là, on a eu l’impression qu’il ne savait pas vraiment quoi faire ni comment gérer cette absence.

C’est très important de le revoir sur le court. Il s’agit de l’un des meilleurs au monde, il y a cependant un élément de risque pour lui qu’est sa hanche.

                                                                                                                   Tim Henman sur Sky Sports

Un autre bémol vient s’ajouter : que sa hanche le laisse tranquille. On l’a vu boitiller contre Kyrgios et les reports successifs de son retour ne présage rien de bon. Les opérations de la hanche sont souvent suivies de retours très compliqués : Kuerten s’était fait opérer et n’a jamais pu retrouver son meilleur niveau par exemple. On espère que l’Ecossais ne connaitra pas ce malheur, mais plutôt la joie et le renouveau de Federer.

Welcome back and good luck !

Maxime Rigaud  

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