Vuelta

16e étape : Victoire de Magnus Cort Nielsen, malgré le numéro de Rémi Cavagna

Sur les routes de la Vuelta, place aujourd’hui à la seizième et antépénultième étape. Au cours des 162 kilomètres entre Salamanque et Ciudad Rodrigo, la journée fut animée. D’une échappée qui aura mis plusieurs kilomètres à se dessiner, à la victoire au sprint de Magnus Cort Nielsen (EF), retour sur une étape où Rémi Cavagna (Deceuninck-Quick Step) a brillé.

 

Une échappée tardive

Malgré plusieurs attaques en début d’étapes, il faut attendre vingt kilomètres pour voir des hommes se détacher du peloton. Il s’agit de Juan Felipe Osorio et Angel Madrazo, tous les deux membres de l’équipe Burgos-BH. Dans les kilomètres suivants, l’avance de l’échappée dépasse la minute. D’autres coureurs tentent de sortir du peloton, sous l’impulsion notamment de Rémi Cavagna (Deuceninck-Quick Step). Après une longue lutte, c’est un quatuor composé de Rémi Cavagna, Robert Stannard (Mitchelton-Scott), Kobe Goossens (Lotto-Soudal) et Jesus Ezquerra (Burgos-BH). Un duo est également intercalé entre ce groupe et le peloton, mais sera repris quelques kilomètres plus loin.

C’est à 131 kilomètres de l’arrivée que le duo de tête est rejoint par le groupe de poursuivants, pour finalement former une échappée de six coureurs. Ainsi, après plusieurs kilomètres de forte agitation, le rythme redescend au sein du peloton, qui laisse donc le champ libre aux hommes de tête. L’écart dépasse d’ailleurs les six minutes à 129 kilomètres de l’arrivée.

 

Accélération dans le peloton

A moins de cent kilomètres de l’arrivée, et alors que les hommes de tête arrivent au pied de l’Alto del Portillo (2e catégorie), l’écart avec le peloton diminue légèrement. Puis, à 79 kilomètres de l’arrivée, l’échappée perd un élément. En effet, le Colombien Osorio se retrouve distancé dans les pentes de l’Alto del Portillo. Robert Stannard passe en tête au sommet du col. Pas de quoi inquiéter Guillaume Martin (Cofidis), désormais intouchable dans le classement de meilleur grimpeur. Dans la descente, l’équipe Ineos-Grenadiers prend les commandes du peloton et semble décidée à mettre la pression sur ses adversaires.

Conséquence directe de cette accélération : l’écart avec les échappés diminue drastiquement, pour tomber sous les trois minutes à 57 kilomètres de l’arrivée. Dix kilomètres plus loin, l’écart passe cette fois sous les deux minutes. Les Ineos-Grenadier ne lèvent pas le pied et le peloton est de plus en plus étiré. A l’avant, Ezquerra est le deuxième coureur à lâcher prise. Les hommes de tête ne sont plus que quatre à l’approche du deuxième col de la journée. L’écart avec le peloton continue de se réduire, pour passer en dessous de la minute. A l’arrière de ce même peloton, des coureurs sont logiquement décrochés.

 

Le show Cavagna

A quarante kilomètres de l’arrivée, Rémi Cavagna décide de prendre les choses en main et tente de partir seul. Il est finalement rejoint par Robert Stannard. Le duo résiste et bascule en tête au sommet de l’Alto des Robledo (1ère catégorie). De son côté Luis Angel Maté (Cofidis) est sorti du peloton. Le coureur espagnol est rapidement repris, tandis que l’équipe Movistar se replace en tête de peloton. Les kilomètres passent et le duo Cavagna-Stannard parvient à rester en tête. Le Français fait parler ses qualités de rouleur pour conserver quelques secondes d’avance à moins de trente kilomètres de l’arrivée.

Quelques kilomètres plus loin, Stannard est décroché, impuissant dans la roue de Rémi Cavagna. Le Français réalise tout simplement un véritable numéro. Il garde une légère avance sur le peloton lancé à sa poursuite. Le bras de fer est engagé, alors qu’il reste 17 kilomètres à parcourir. Les kilomètres défilent, les uns après les autres. L’avance est faible, mais toujours existante. On se met alors à rêver d’un exploit pour le Clermontois.

 

Magnus Cort Nielsen au sprint

Malheureusement, malgré une abnégation et un courage à toute épreuve, c’est à deux kilomètres de la ligne que le rêve prend fin. Rémi Cavagna est repris par le peloton, ou plutôt ce qu’il en reste. C’est donc un petit groupe de rescapés qui arrive pour se disputer la victoire au sprint. Bruno Armirail (Groupama-FDJ) n’est pas de cet avis et tente de partir dans le dernier kilomètre. En vain.

C’est finalement le Danois Magnus Cort Nielsen (EF) qui se montre le plus costaud et décroche sa quatrième victoire sur un Grand Tour. Il devance Primoz Roglic (Jumbo-Visma) et Rui Costa (UAE Emirates). Roglic conserve donc sa place de leader au général, et prend même six secondes de bonifications. Mauvaise opération en revanche pour l’équipe Ineos-Grenadiers, qui aura roulé aujourd’hui mais laissé le maillot rouge creuser son avance sur Richard Carapaz.

 

Les classements :

Classement de l’étape :

Classement général :

Classement par points :

Classement de meilleur grimpeur :

Classement de meilleur jeune :

 

Crédits photo : Procyclingstats



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