La situation de la Fédération Française de Rugby ne s'arrange toujours pas. 20 millions d'euros doivent être absolument trouvés, par tous les moyens, pour éviter un trou abyssal.
C'est un feuilleton qui s'éternise, et met la Fédération Française de Rugby dans l'embarras. Moins d'un an après la Coupe du monde 2023 sur le territoire français, la FFR paie de manière cinglante les pots cassés d'une gestion financière calamiteuse de l'évènement. Ce mercredi, L'Équipe indique ainsi pour combler le trou de 20 millions d'euros créé, la Fédération prépare une opération de réaffectation des ressources pour limiter les dégâts. Quitte à ce que le reste de la chaîne soit perdant, c'est-à-dire à la fois les clubs professionnels comme les collectivités.
Un montage complexe en dernier recours
A la base, un Groupement d'Intérêts Économiques (GIE) mis en place par Claude Atcher devait se charger de couvrir 55% des dépenses. Mais les désistements tardifs de Sodexo et du consortium du Stade de France ont automatiquement transmis le poids financier sur les épaules de la FFR et d'un Groupement d'Intérêt Public (GIP). Selon les informations de L'Équipe, le GIP va se charger d'absorber le GIE, ce qui nécessite l'accord de l'État puisque ce dernier possède 37% de ce dernier, la FFR détenant elle 62% (+ 1% pour le CNOSF). Cela avec pour but de répartir la dette à des projets de la FFR. Ce qui va donc avoir un coût pour les partis précédemment cités, clubs professionnels et collectivités.
Dans tous les cas, l'organisation d'un évènement sportif a toujours un coût salé. Le rugby français s'en rend compte avec amertume plusieurs mois après l'euphorie.