Formule 1

5 choses à savoir avant le Grand Prix du Canada

Grand Prix du Canada

Un autre back-to-back s'achève avec un retour très attendu dans un lieu populaire pour le Grand Prix du Canada. Alors que le paddock revient au circuit Gilles-Villeneuve pour la première fois depuis 2019, nous jetons un coup d'œil à certains des principaux points de discussion susceptibles de faire le tour de Montréal.

Ferrari, de retour sur le devant de la scène ?

Ce fut une journée douloureuse pour Ferrari lors du Grand Prix d'Azerbaïdjan, puisque les deux voitures ont abandonné en raison de problèmes techniques. Pour Charles Leclerc, c'était la deuxième fois en trois courses qu'il menait une course et qu'il n'a pas pu la terminer en raison d'un problème d'unité de puissance, et cela a porté un coup dur à leurs espoirs de titre.

Mais Ferrari a une opportunité immédiate de rebondir ce week-end à Montréal, et il y a de nombreuses raisons d'être optimiste. D'abord, Leclerc avait de bonnes chances de gagner les trois dernières courses, les deux abandons ayant été suivis d'un faux pas stratégique de Ferrari à Monaco.

Il y a aussi son record de qualifications, avec Leclerc en pole lors de six des huit courses depuis le début de l'année et en forme suprême le samedi, se donnant souvent la meilleure chance le dimanche si la voiture fonctionne bien. Ferrari aura travaillé dur pendant le court intervalle entre les courses pour essayer d'améliorer la fiabilité, et voudra faire une déclaration d'intention pour montrer qu'elle est toujours un facteur important dans la lutte pour le titre.

Le marché des pilotes se réchauffe

Pierre Gasly a obtenu son meilleur résultat de 2022, et de loin, avec une cinquième place derrière les pilotes Red Bull et Mercedes à Bakou. Le timing de Gasly était très bon, avec une performance réalisée lors de la première course après que Sergio Perez ait été confirmé comme restant chez Red Bull pour deux années supplémentaires, et avec des spéculations croissantes sur l'avenir de Gasly.

Parlant librement de ce qu'il fera en 2023 avant la course de Bakou, le Français a laissé entendre qu'il fera toujours partie de la famille Red Bull l'année prochaine, mais qu'il discutera avec Helmut Marko pour savoir si cela se fera au sein d'AlphaTauri une fois de plus ou si cela impliquera un transfert vers une autre équipe pour lui permettre de relever un autre défi.

En ce qui concerne les autres équipes, Oscar Piastri, le réserviste d'Alpine, pourrait rejoindre Williams l'année prochaine, ce qui pourrait remettre en question le siège de Nicholas Latifi. C'est un sujet qui pourrait bien être abordé par le Canadien, qui participera enfin à son premier Grand Prix du Canada à domicile, après avoir fait ses débuts lors de la saison 2020 de Covid.

La fusée Alpine

L'un des aspects intéressants de la course de dimanche en Azerbaïdjan se situait au milieu de la grille, où un certain nombre de pilotes ont vu leurs tentatives de remonter dans les points contrariées par une Alpine. En effet, Fernando Alonso et Esteban Ocon disposaient tous deux d'une vitesse en ligne droite extrêmement impressionnante qui leur permettait de tenir à distance toute attaque, même l'impact du DRS n'étant pas suffisant pour permettre à un autre pilote d'attaquer à plusieurs reprises.

De même, une telle vitesse de pointe a permis aux Alpines de ne pas avoir de problème pour dépasser une voiture une fois qu'elles étaient à portée de main, et elles étaient ensuite si difficiles à doubler qu'elles ont toutes deux progressé pendant la course, même si elles semblaient être sur la défensive la plupart du temps.

C'est ainsi que nous nous dirigeons vers le Canada, où les réglages à faible force d'appui ont tendance à être la voie à suivre afin de permettre une bonne vitesse de pointe, en particulier dans la course vers la chicane finale et la ligne droite des stands. Se pourrait-il qu'Alpine ait à nouveau un avantage sur les lignes droites, et que cet avantage soit encore plus grand lors du Grand Prix du Canada ?

Mercedes cherche à éliminer le porpoising

Alors que Leclerc et Ferrari ont dû faire face à la douleur émotionnelle d'un autre DNF le week-end dernier, Lewis Hamilton a dû faire face à une douleur physique dans sa Mercedes alors qu'il luttait contre les rebonds à Bakou. Qu'il s'agisse du phénomène de “porpoising” – lorsqu'une voiture monte et descend en rythme en fonction de la quantité d'appui – ou simplement du niveau d'appui de la voiture sur les bosses, il est clair que les pilotes Mercedes ne sont pas à l'aise en ce moment.

De nombreux pilotes se sont exprimés sur le sujet et souhaitent avoir des discussions avec la FIA, mais les équipes qui ne souffrent pas du même niveau de difficulté suggèrent qu'il s'agit d'un défaut dans la conception des voitures de ceux qui luttent, et donc qu'aucune concession ne devrait être faite.

Les longues lignes droites du Canada vers la fin du tour pourraient conduire à des problèmes similaires ce week-end, où nous aurons probablement d'autres exemples de pilotes confrontés à un défi physique. Cependant, la gravité de la situation et les solutions potentielles qui pourraient être mises en place sont des sujets qui continuent de diviser les opinions.

Le retour à Montréal

C'est vrai, la dernière fois que nous avons couru au circuit Gilles-Villeneuve, c'était en 2019, lorsque Lewis Hamilton a battu Sebastian Vettel après que ce dernier ait reçu une pénalité de temps pour la façon dont il a rejoint la piste pendant leur lutte pour la victoire.

Depuis lors, le Covid-19 a fait en sorte qu'il n'a pas été possible d'organiser le Grand Prix du Canada au cours de chacune des deux dernières années, mais le Grand Prix revient en force, car une salle comble est attendue à Montréal ce week-end. C'est un circuit qui met à l'épreuve la précision des pilotes, avec beaucoup de temps à trouver en prenant de la vitesse dans les chicanes et les lignes droites, mais avec le bord de la piste largement défini par des murs en béton où les erreurs sont régulièrement punies.

Cela donne généralement lieu à de bonnes courses – avec des dépassements possibles dans le virage 1, l'épingle à cheveux et surtout la chicane finale – devant un public passionné et connaisseur qui crée toujours une bonne ambiance lorsque la F1 est en ville. Il sera bon d'être de retour.

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