Tombé dans tous les moments importants du week-end, Joan Mir a vécu un calvaire à Jerez. Devant ses fans, le pilote Honda Repsol a connu le Grand Prix le plus difficile depuis qu’il a rejoint le constructeur japonais.
Quatre chutes dans un même week-end, c’est beaucoup trop pour un pilote du calibre de Joan Mir. A Jerez de la Frontera, le champion du monde 2020 est allé à terre dans des moments importants, gâchant parfois de bons résultats potentiels.
Lors des FP2 du vendredi, l’ancien pilote Suzuki est tombé deux fois dans la même séance. De quoi l’empêcher de se qualifier directement en Q2, ce qu’il n’a toujours pas réussi à faire depuis le début de la saison. Avec moins de temps de roulage, l’Espagnol se rajoutait une difficulté supplémentaire. Comme s’il n’y en avait pas déjà assez.
Même faute le samedi !

Le dicton dit qu’il faut apprendre de ses erreurs. A Jerez, Joan Mir semble l’avoir oublié. Parti loin sur la grille, suite à sa mauvaise qualif, le Majorquin avait signé un bon départ mais tombait en milieu de sprint race. « La chute d'aujourd'hui est similaire à celle d’hier. J’ai freiné et j’ai perdu l’avant sur la fin du virage. Nous sommes en difficulté sur la phase de freinage. C’est facile de partir à la faute, surtout à cause des fortes chaleurs. Je ne peux m’en prendre qu’à moi. »
Rebelote dimanche

Une nouvelle fois, Joan Mir avait réalisé un très bel envol et gagnait trois positions. Sur le reste de la course, le pilote Honda Repsol naviguait aux alentours du top-10. Un résultat satisfaisant au vu des performances de sa machine et de son manque de sensations sur la moto.
Mais à la mi-course, le pilote de 25 ans partait seul à la faute. Un second abandon après celui du samedi en Andalousie. « Quand j’essaie de pousser, je suis rapidement à la limite et je perds l’avant, expliquait-il. C’est une combinaison entre mon style de pilotage et la moto que nous devons trouver. Nous allons essayer d’améliorer ce point rapidement. » En l’absence de Marc Marquez, les dirigeants de Honda espéraient que le champion du monde 2020 tiendrait la baraque à lui seul. Ce n’est pour l’instant pas le cas, il faudra sûrement du temps et beaucoup de travail pour qu’il y arrive.