Au cours d’un match fermé, les Ciels et Blancs remportent leur demi-finale de Champions Cup face à une équipe des Saracens très solide défensivement (19-15). L’essai fabuleux de Juan Imhoff dans les dernières minutes permet aux Racingmen de se qualifier pour leur troisième finale européenne en cinq ans.

 

Après avoir été battu par les Saracens lors des phases finales de 2015 et 2016, le Racing 92 retrouvait, ce samedi à 14 heures, pour la troisième fois les Anglais à l’occasion de leur demi-finale de Champions Cup.

 

Une première mi-temps cadenassée, à l’avantage de solides Racingmen

Devant un millier de spectateurs réunis à la Paris La Défense Arena, le début de match est très fermé. Dès la 3ème minute, le troisième-ligne du Racing 92, Fabien Sanconnie sort groggy suite à un mauvais placage sur Alex Goode, demi d’ouverture des Saracens. Il est remplacé par Baptiste Chouzenoux. Malgré quelques phases de jeux intéressantes mais trop rares pour être soulignées, un faux rythme s’installe au cours de cette première période. Deux défenses hermétiques se font face et aucune des deux équipes n’accepte de se livrer.

Alors que les Racingmen sont très solides dans les zones de combat, au sol ou en mêlée, c’est bel et bien un duel de buteurs qui s’installe. Teddy Iribaren, demi de mêlée des Ciels et Blancs est le premier à s’illustrer. (3-0, 10e). Alex Goode, auteur d’une performance impressionnante contre le Leinster en quart de finale de Champions Cup (19 points), permet aux Sarries de reprendre l’avantage grâce à deux pénalités (3-6,29e). Face à une défense anglaise très agressive et qui ne laisse peu d’espace, le Racing 92 s’en remet au talent de son buteur Teddy Iribaren pour mener à la mi-temps d’une courte tête (9-6).

Le buteur du Racing 92, Teddy Iribaren, en réussite dans cette première mi-temps
©Twitter Racing 92

 

Le trio Russell – Vakatawa – Imhoff fait sauter le verrou des Saracens

Les Saracens démarrent très fort cette deuxième mi-temps en mettant beaucoup de rythme. Les Anglais profitent de l’indiscipline et des maladresses franciliennes pour renverser la vapeur. A la 47ème minute, les Sarries reviennent au score grâce aux trois points inscrits par Alex Goode. Le remplaçant d’Owen Farrel, suspendu pour cinq semaines, impressionne par son aisance ballon au pied. Suite à plusieurs fautes de la mêlée francilienne, Alex Goode marque deux pénalités permettant aux Saracens de creuser l’écart (9-15, 53e).

A l’heure de jeu, les Racingmen remettent la main sur le ballon et tentent de déployer leur jeu. Face à une défense anglaise impressionnante, les Franciliens réduisent la marque grâce à une pénalité du nouvel entrant Maxime Machenaud (12-15, 67e).

Enhardis, les Franciliens franchissent pour la première fois de la rencontre le mur des Sarries à la 76ème minute, grâce à une nouvelle inspiration géniale de Finn Russel. L’ouvreur écossais utilise son arme fétiche en envoyant un magnifique coup de pied par-dessus la défense des Saracens. Virimi Vakatawa récupère le ballon, le remet à Finn Russel qui décale très bien Juan Imhoff. L’ailier argentin inscrit un essai sublime, l’unique de la rencontre, qui fait basculer le match. Après la transformation réussie par Maxime Machenaud, le Racing 92 s’impose 19 à 15.

 

Véritable exploit donc pour les Racingmen que de faire tomber l’ogre Saracens, triple vainqueur de la Champions Cup (2016, 2017, 2019). Les coéquipiers de Russell accèdent à la finale de la compétition pour la troisième fois en cinq ans. Les Ciels et Blancs affronteront Exeter en finale, vainqueur du Stade Toulousain.