Comment les coureurs professionnels s’organisent pendant le confinement ?

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L’épidémie du Covid-19 oblige les coureurs à revoir leurs entraînements. Faute de pouvoir sortir dehors les coureurs s’en remettent aux nouvelles plateformes virtuelles à l’instar de Zwift pour pouvoir tourner les jambes malgré tout. 

Exit la Sierra Nevada ou l’île de Tenerife, aujourd’hui le point de rassemblement des cycliste est l’archipel de Watopia. Watopia ? C’est le nom du monde virtuel de la plateforme d’entraînement connectée Zwift qui plonge les cyclistes au milieu d’une île paradisiaque surplombée par l‘Alpe du Zwift, une reproduction du mythique Alpe d’Huez. La plateforme permet également de se plonger au coeur du circuit des championnats du monde de Richmond et d’Innsbruck ou encore au coeur de New-York et de la Prudential Ride London Classic. Bref, chacun y trouvera son compte en fonction de ses objectifs, de son niveau et de ses envies. Si vous êtes plutôt à aimer la grimpette, vous pourrez choisir de vous envoler pour l’Autriche et Innsbruck. Si au contraire vous préférez juste tourner la patte sans trop vous fatiguez, Londres sera votre terrain de jeux préféré.

La formation Dimension-Data à l'entrainement sur Zwift

Place aux courses virtuelles

Pour palier à l’annulation de leur course, certains organisateurs n’hésitent pas à organiser les versions virtuelles de leur course par le biais des simulateurs en ligne. Greg Van Avermaet s’est ainsi imposé sur le Ronde Van Vlaanderen 2020 en tout cas dans sa version virtuelle devant son compatriote Oliver Naesen et la surprise Nicolas Roche. Le Tour de Suisse organisera aussi sa compétition virtuelle du 22 au 26 avril prochain et dix-huit formations World Tour ont déjà confirmé leur participation. Le concept est jugé plutôt intéressant par les coureurs même s’il y a encore de nombreuses améliorations à faire. “Les courses sur Zwift, il n’y a pas de règles. C’est le poids que tu rentres dans l’application qui décide. Tout dépend également des technologies. Tout doit être précis” expliquait à notre micro Tom Skujins.

C’est aussi un moyen pour les fans de pouvoir partager, rouler avec leurs coureurs favoris pendant cette période délicate. “C’est une plateforme, où tu peux rouler avec des fans. Tu n’as pas besoin d’être dans le même pays. Tu peux leur parler, répondre à des questions. Franchement c’est pas mal. Cela permet de conserver un lien social avec l’extérieur et d’interagir avec les fans” explique Skujins. Depuis le début du confinement, les équipes et les coureurs n’hésitent pas à inviter n’importe quel utilisateur de Zwift à venir rouler avec eux via les réseaux sociaux.

Continuer l’entraînement malgré tout

Cependant, il ne faut pas voir les home-trainers comme un moyen de substitution aux entrainements sur route traditionnelle mais plutôt comme un complément. “C’est très différent de la route. Sur home-trainer tu dois toujours pédaler, il n’y pas d’arrêt au cours de ta session à la supérette du village. Tu transpires également plus donc tu bois plus. Il te faut également de la place, un ventilateur” explique Skujins.

Avec toutes les technologies difficiles de ne pas pouvoir garder la forme. “Je fais mon entrainement sur home-trainer avec un peu de gym dans mon garage” raconte le coureur letton. Le plus dur est finalement de garder la motivation en l’absence de courses et sans avoir de date de reprise de la compétition. “Je pense que tu ne peux pas avoir d’objectifs de courses mais tu peux avoir des objectifs de santé” commente Skujins. “Personnellement, j’étais dans une bonne forme quand les courses ont été annulées. Je sais qu’il n’y a pas de courses au moins jusqu’à juin. J’ai pris du repos. L’objectif est vraiment de garder la forme et de rester en bonne santé”. Tout dépend également de la motivation à pouvoir rouler à la maison. “Je pense que c’est individuel, tu peux passer du temps dessus tout dépend de la personne” explique Skujins lorsqu’on lui demande son avis sur les sorties de six heures de certains coureurs sur leur home-traine .

Concernant la reprise des courses. La date semble être annonce au 1er juillet mais pas question de presser les choses. “Tout dépend de la situation, si on est dans une situation où les pays peuvent contrôler l’épidémie et organiser dans de bonnes conditions les courses pourquoi pas” explique Skujins. L’heure est donc à la patience.

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Depres Nicolas

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