Coupes d’Europe : les clubs français loin derrière…

Comme chaque année, la coupe d’Europe, que ce soit la Champions Cup ou la Challenge Cup, sert de révélateurs des niveaux de chaque club français, mais permettent aussi aux différents supporters de crier au complot concernant l’arbitrage.

 

Et cette année encore, comme depuis quelque temps déjà, les formations françaises n’ont pas été à la fête : en effet, sur les 14 équipes engagées, seulement 4 ont réussi à passer le cut et se qualifier pour les phases finales !

Faisons un rapide tour d’horizon des clubs qui ont réussi leur mission et ceux qui ont déçu ou confirmé leur niveau en-deçà de celui requis dans ces deux compétitions européennes.

Concernant les qualifiés, on a peut-être trois des quatre équipes françaises qui proposent le plus de jeu en cette saison 2018/2019.

 

Les qualifiés

  • Toulouse :

Rescapé de la poule de la mort, Toulouse a su élever son niveau de jeu et remporter notamment deux succès à l’extérieur (Wasps et Bath), sur des terrains où il est d’ordinaire difficile de s’imposer.
Mais si le succès acquis à domicile face au Leinster, champion d’Europe en titre, fut difficile à aller chercher, en revanche, ils ont pu ressentir la différence de niveau face au rouleau compresseur irlandais dans son antre de la RDS Arena.

  • Racing 92 :

Le Racing 92 a quant à lui fait respecter sa loi dans sa poule, et a su bonifier ses victoires pour assurer son quart à domicile face à Toulouse.
Du jeu mêlant puissance et offensives virevoltantes, à l’image de Simon Zebo, même si les Franciliens ont dû attendre la dernière journée et une victoire à 5 points face aux Scarlets pour définitivement s’assurer la qualification.
Ce qui donne du coup un ¼ de finale franco-français, et ainsi une équipe tricolore en ½ finale.

  • Clermont :

Les Jaunards clermontois, reversés cette année dans la Challenge Cup, sont un sérieux concurrent à la victoire finale : une phase de poule sans encombre ou presque, un 30/30 assez rare pour être souligné, et une première place méritée.
Les Auvergnats s’offrent ainsi un quart à domicile face à Northampton, qu’ils avaient eu toutes les peines du monde à battre au Michelin à la suite d’un match de folie, conclu sur le score de 48-40.

  • La Rochelle :

Les Rochelais continuent leur apprentissage en Europe, avec cette fois la réussite d’une équipe de plus en plus solide à l’extérieur.
Pour preuve, des succès à Bristol ou aux Zèbres, qui certes ne sont pas des ogres européens, mais où il faut être sérieux pour remporter les points.
Au final, les Maritimes finissent parmi les meilleurs premiers, et recevront, hasard du calendrier, Bristol, qu’ils avaient également affronté en poule, pour une victoire et une défaite, sur leur pelouse.

Ils ne sont pas passés loin de la qualif’ :

  • Le CO

Le CO avait également une poule d’un sacré niveau, avec Exeter, champion d’Angleterre, le Munster et Gloucester.
Les Tarnais ont cru jusqu’au bout pouvoir se qualifier, à la faveur d’une victoire arrachée face au Munster à Pierre-Antoine, avant de subir la loi d’Exeter qui a mis fin à tous leurs espoirs de qualification.
Ils finissent malgré tout avec le même nombre de points que leurs bourreaux, mais cela n’est pas suffisant pour continuer l’aventure.

  • Montpellier :

Une saison en dents de scie, des cadres pas forcément au rendez-vous et un coach qui n’arrive pas à imposer sa patte sur son équipe : Montpellier venait sans trop de repères dans cette Champions Cup version 2018/2019.
Si le premier match, face à Edimbourg, donnait de l’espoir aux Héraultais, la suite a été un peu plus chaotique, avec notamment cette défaite à Toulon qui faisait très mal.
Il leur restait une toute dernière chance cependant, en allant défier les Ecossais à Murrayfield pour essayer de renverser la vapeur : las, leurs adversaires du soir ne leur laissaient pas une seconde pour respirer, et la qualification s’envolait par la même occasion.

Ça va mal pour le reste…

Six équipes sur quatorze ont donc répondu présent dans ces deux coupes d’Europe, ce qui nous en laisse huit qui ont été hors du coup, et parfois dans les règles de l’art, à l’image des lyonnais…

  • Toulon :

Le RCT va mal, et ça se ressent : malgré leur effectif pléthorique, constellé de stars aguerries, les Varois n’y arrivent pas, pourtant dans une compétition qui leur a récemment fait les yeux doux.
Incapables d’être intraitables à domicile, ils ne récoltent ainsi que deux petites victoires, terminant cependant devant Newcastle.

  • Lyon :

Un zéro pointé pour les lyonnais ! Leur première expérience en coupe d’Europe restera donc un fiasco pour les hommes de Pierre Mignoni, qui, au contraire de Clermont, font un 5/5… mais avec les défaites !
L’apprentissage a été dur pour les Rhôdaniens, mais il sera certainement bénéfique pour la suite des opérations.

Le constat d’un écart de niveau entre les équipes françaises et britanniques est sûrement plus important en Challenge Cup : sur les 8 équipes engagées, seulement deux ont tiré leur épingle du jeu !
Le Top 14 serait-il trop restrictif en termes de jeu, et empêcherait-il de répondre présent face aux autres cylindrées européennes ?

Pour le reste, que ce soit Pau, le Stade Français, Bordeaux, et dans une moindre mesure Perpignan, Grenoble ou Agen, on n’a pas été assez régulier, ou tout simplement au niveau pour pouvoir espérer grand-chose d’autre dans la Challenge Cup.

 

Si les promus grenoblois et perpignanais, ou encore agenais n’avaient peut-être la tête à aller loin dans la compétition, les autres peuvent rougir de leurs prestations, tant il leur aura été dur de rivaliser avec leurs adversaires tout au long des phases de poules. Concernant d’autres équipes comme le Stade Français, on peut penser que la Challenge Cup n’était surement pas l’objectif principal de leur saison.

A propos de l'auteur

Toujours à l'affût d'un résultat sportif, et toujours prêt à en parler autour d'une bonne bière ! Rugby, foot, tennis, et bien d'autres sports encore...

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