La France a retrouvé (un peu) le sourire après sa victoire il y a deux semaines face à l'Italie. Une victoire ce samedi au Stade de France face à l'Angleterre aurait une valeur ô combien supérieure encore …

Pourquoi le “crunch” ?

Commençons tout d'abord par expliquer pourquoi ce terme est employé pour désigner les rencontres de la France face à l'Angleterre.

Cette expression est assez récente. Elle n'a réellement été utilisée pour la première fois que vers le milieu des années 1990. Il s'agit d'une expression anglaise signifiant “moment crucial” et désigne le match qui, jusqu'alors, mettait face à face les deux meilleures équipes de l'hémisphère Nord. Si la France est loin de figurer parmi les meilleures Nations mondiales désormais, la rivalité entre les deux pays autorise néanmoins toujours à utiliser ce terme.

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Deux équipes revanchardes

Bien évidemment la situation des deux pays est loin d'être identique. Le XV tricolore a certes enfin remporté un match il y a deux semaines à Marseille face à l'Italie (34-17), mais la faiblesse de l'opposition et la difficulté à emballer le match (tout s'est réellement joué dans les vingt dernières minutes) incite à penser que le malade est loin d'être guéri. On ne se remet pas de huit matchs sans victoire consécutifs (sept défaites, un nul) grâce uniquement à une victoire contre la plus faible équipe du Tournoi. Une victoire face aux anglais serait en revanche le signe annonciateur de jours meilleurs. Et puis, soyons francs, quel plaisir cela reste de battre les “rosbifs”.

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En face, le XV de la Rose a chuté le 24 février dernier 25-13 à Murrayfield face aux surprenants écossais, privant les anglais de la possibilité de réaliser le Grand Chelem. Néanmoins, les hommes de sa “gracieuse majesté” peuvent toujours remporter le Tournoi. Cela passe par une victoire à Saint-Denis samedi. Là encore, gageons que le fait de remporter le “crunch”, qui plus est en territoire ennemi, est un motif de surcroît de motivation.

Quels Bleus samedi ?

A une exception près, le sélectionneur de l'équipe de France, Jacques Brunel, a reconduit les vainqueurs de l'Italie. Lionel Beauxis cède ainsi sa place à François Trinh-Duc, qui connaîtra sa 65e sélection sous le maillot tricolore et qui sera associé à Maxime Machenaud. Auteur du deuxième essai face aux transalpins, Hugo Bonneval est de nouveau titulaire à l'arrière. Benjamin Fall et Rémi Grosso seront alignés aux ailes. Devant, le capitaine Guilhem Guirado sera entouré de Rabah Slimani et Jeff Poirot.

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