À quelques semaines du Tour de France, et après un magnifique Critérium du Dauphiné, place au Tour de Suisse. Au menu, ça grimpe ! À l’exception du prologue de demain, ce sont 2460 m de dénivelé qui attendent en moyenne les coureurs à chaque étape. Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step), Richard Carapaz (Ineos Grenadiers) ou encore Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix) auront à cœur de se montrer et de se préparer.

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On commencera en douceur demain, avec un prologue d’une dizaine de kilomètres de plat. Un sympathique amuse-bouche avant l’enfer bucolique des montagnes suisses. On enchainera en effet sur les chapeaux de roues avec la première étape : Neuhausen – Lachen. Une étape pour baroudeurs, longue de 173 km, avec trois cols de deuxième catégorie dans le final.

Profil étape 1, © Tour de Suisse

 

Profil étape 2, © Tour de Suisse

 

Pas de répit puisque les coureurs enchaînent mardi et mercredi sur Lauchen – Pfaffnau puis Saint Urban – Gstaad. Deux étapes très vallonnées, propices aux échappées au long cours. Plus de 2300 m de D+ sur chacune de ces deux étapes, voilà qui va user les jambes et permettre de faire les premiers écarts au classement général avant les choses très sérieuses.

Profil étape 3, © Tour de Suisse

 

Profil étape 4, © Tour de Suisse

Les choses sérieuses, justement parlons-en. On monte encore d’un cran sur les étapes de jeudi et de vendredi. Les cols de première catégorie font leur apparition. Jeudi notamment, une avant dernière ascension de 8 km à 8,4 % devrait voir les favoris s’écharper. Vendredi, il faudra être tôt devant la course, avec une première montée de première catégorie pour se mettre en jambe. Un léger plat suivra avant un montée longue et usante, le Lukmanierpass, 18 km à 5,6 % de moyenne.

Profil étape 5, © Tour de Suisse

 

Profil étape 6, © Tour de Suisse

Samedi, c’est le retour du contre-la-montre, rien à voir avec le premier néanmoins. Ce sera un parcours de montagne qui attendra les coureurs, avec l’ascension puis la descente de l’Oberalpass (9.5 km à  6,5 %). On verra surement des changements de vélo, et de gros écarts.

Profil étape 7, © Tour de Suisse

Dimanche enfin, l’étape reine, celle que l’on attend de pied ferme. D’abord les chiffres : 160 km pour 3560 m de dénivelé positif. Deux cols de première catégorie et enfin le juge de paix : le Gotthardpass. Col hors-catégorie, long de 13 km avec un pourcentage moyen de 6,8. Défaillance du leader, dauphins tentant le tout pour le tout, victoire d’étape épique ? On s’attend en tout cas à une grosse partie de manivelle dans ce col, qui pourrait faire basculer la course.

Profil étape 8, © Tour de Suisse

Un plateau relevé

Tout ce beau programme ne serait rien sans les coureurs pour l’animer. Préparation moins courante que le Dauphiné en vue du Tour de France, le Tour de Suisse jouit cette année d’un plateau aussi relevé que son cousin français.
Des chasseurs d’étapes de grand talent seront présent, à l’image de Julian Alaphilippe ou de Mathieu van der Poel. Les deux coureurs reprennent la compétition après une pause salutaire à la suite des classiques du printemps. Il faudra aussi compter sur Maximilian Schachmann (Bora-Hansgrohe)  et Michael Matthews (Team BikeExchange).
Les Suisses seront bien représentés à domicile, avec de vrais chances de victoires d’étapes. Ils peuvent en effet compter sur Marc Hirschi (UAE Team Emirates), Gino Mäder (Bahrain Victorious) ou Stefan Küng (Groupama FDJ) sur les contre-la-montre.

Pour la victoire finale, les Ineos-Grenadiers de Richard Carapaz et d’Adam Yates font figure d'épouvantail. Ils pourront néanmoins compter sur une solide opposition avec notamment Jakob Fuglsang (Astana Premier Tech), Marc Soler (Movistar) ou Esteban Chaves (Team BikeExchange).

On sait maintenant ce qui nous attend sur ce Tour de Suisse, et on a hâte. Le parcours comme le plateau sont très relevés, et on devrait en savoir plus sur les différents états de forme à l’approche du Tour de France. Maintenant, place au spectacle, demain à partir de 14h.  

 

Crédits photo en une : Tour de Suisse