Pour la 7e fois de sa carrière, Lewis Hamilton est devenu Champion du Monde de Formule 1. C’est la 3e fois qu’il célèbre un titre par une victoire après 2014 et 2015. Déjà vainqueur en Turquie en 2010 a Istanbul Park, Lewis Hamilton ajoute une 94e victoire à son palmarès, après avoir dominé tous ses concurrents sous la pluie. Les Racing Point n’auront malheureusement pas fait le poids.
LEW7S trop fort pour eux
Malgré des qualifications ratées, des essais en demi-teinte, une tête des mauvais jours avant de partir… Lewis Hamilton a fait mouche. D’abord, il s’est littéralement envolé au départ, alors que ses principaux concurrents restaient scotchés sur la grille, Verstappen en tête. Il passait immédiatement 3e, calé derrière les deux Racing Point. Derrière, les deux Renault partaient également bien, mais se gênaient. Ricciardo, en tentant d’éviter Hamilton, percutait Ocon. Le pauvre coéquipier de l’Australien perturbait Bottas, juste derrière lui, et les deux pilotes partaient en tête à queue. Deux virages après, les deux pilotes se retouchaient, pour un autre 360 sur piste mouillée. Le calvaire ne faisait que débuter pour le Finlandais, dont le niveau parut très faible aujourd'hui en Turquie. Il commit de trop nombreuses fautes pour espérer marquer le moindre point. Sa manoeuvre coupable, lorsque Hamilton tentait de lui prendre un tour, témoignait bien de l’ampleur des dégâts dans la tête de Bottas.
7 World titles. 2 Legendary drivers. pic.twitter.com/FsXcbi41A2
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Hamilton, patient, sûr de lui, revenait au fur et à mesure que la piste séchait sur ses adversaires. Un à un, ils ne purent rien faire contre l’Anglais. Parfois même, le sort s’acharnait contre eux, envoyant Max Verstappen ou encore Alex Albon en travers de la piste. Le DRS, autorisé de manière très surprenante, parachevait l’avantage acquis par Mercedes au cours de ces dernières années. Rien ne pouvait empêcher Hamilton de décrocher une victoire si méritée, pas même les ingénieurs Ferrari, bien inspirés en Turquie.
Racing Point – Ferrari, destins croisés
Les deux monoplaces roses partaient tellement bien, que c’en fut presque irréel. À la mi-course, après des premiers tours sans encombre, nous nous dirigions vers ce qui semblait un improbable doublé Racing Point. Mais la piste commençant à sécher, la stratégie devait être adaptée. Les Ferrari, parties loin sur la grille, vivaient des fortunes diverses. Vettel réalisait un départ spectaculaire, tandis que Leclerc végétait en milieu de plateau. Position idéale pour tenter un coup de poker, en rentrant chausser des pneus intermédiaires. Imité par Bottas, on pensait les deux hommes capables de tout changer. Seul le Monégasque en récolta les fruits. Bientôt, tout le plateau imitait les deux visionnaires, bien que Racing Point tardait un peu. Il n’en suffisait pas plus pour installer le doute en eux.
À la deuxième salve d’arrêts aux stands, le comportement des monoplaces chaussées de pneus intermédiaires évoluait. Désormais, les pneus un peu plus usés convenaient mieux, l’écart entre pneus neufs et usés réduisant. Stroll, paralysé, s’arrêtait aux stands bien trop tard, signant la fin de son épopée en tête. Pérez faisait lui le bon choix, restant en piste. Cette audace lui vaudra 18 points, ceux de la 2e place finale. Le Mexicain, impuissant face au Roi Lewis, aura réussi à contenir les assauts modérés de Leclerc, puis de Vettel lors du dernier virage. L’Allemand a profité d’une erreur de Pérez, déstabilisant alors Leclerc, pour passer son coéquipier. Récompense logique pour Sebastian, qui prouve que sous la pluie il reste un pilote incontournable. Grand bien lui fasse, sa présence sur le podium donnait encore plus de crédit à Hamilton, qui voyait 11 titres se rejoindre sur les marches. Leur accolade sitôt sortis de leurs monoplaces prouvait le respect mutuel entre les deux grands champions qu’ils sont.
The first to congratulate Lewis… Seb! 🥰#TurkishGP 🇹🇷 #F1 pic.twitter.com/hh0InuWwkM
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Des miettes pour les autres
Avec une lutte aussi intense au cours de ce Grand Prix, les réalisateurs ne se sont pas vraiment épanchés sur les « autres », ceux dont la course est restée anonyme. Les Haas n’ont une nouvelle fois rien prouvé, tout comme les Williams, que l’on a surtout vu à l’écran en sortie de piste ou le nez à la place de l’aileron arrière. Les Renault n’ont également pas vraiment prouvé qu’elles méritaient cette place de 3e force du plateau. Elles en sont d’ailleurs dépossédées, Racing Point passant 3e et McLaren 4e. Ferrari rôde d’ailleurs pas loin.
Les Alfa Romeo et les Alpha Tauri ? Inconnues au bataillon. Pourtant, Gasly est bien remonté au classement. Même les McLaren, avec Sainz 5e et Norris 8e, n’ont pas vraiment attiré l’attention. Le Britannique s’est tout de même payé le luxe de décrocher le meilleur tour en course. Finalement, il n’y avait d’yeux que pour les champions aujourd’hui. Vettel et Hamilton ont crevé l’écran, tout comme Pérez. Gageons que le Mexicain trouvera un volant pour l’année prochaine, car il le mérite bien. La pluie, annoncée tout le Grand Prix, ne sera pas venue donner un dernier coup de fouet à cette course courue sur piste déjà bien humide. Annoncée, elle l'est souvent, mais présente, quasiment jamais.
🏁 How they crossed the line in Istanbul! 🏁#TurkishGP 🇹🇷 #F1 pic.twitter.com/FSwCI5HEnu
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7e titre de Champion du Monde pour Lewis Hamilton, qui égale Michael Schumacher, sa 94e victoire, la 114e de Mercedes. L’Allemand, qui déclarait que les records étaient faits pour être battus, voit sa prophétie se réaliser. Hamilton verra-t-il un jour un pilote le dépasser de nouveau ? Où cela semble-t-il juste impossible ?
Crédits photo Une : Twitter @F1