On l'avait quitté tout sourire sur son premier podium de Formule 1, rapportant au passage de gros points à Williams. Si la 8e place au classement des constructeurs est quasiment assurée, son baquet pour l'année prochaine est lui encore en suspens. Nicholas Latifi a quant à lui bel et bien été confirmé par Williams. Pour le Britannique, ce n'est un secret pour personne : son nom revient avec insistance chez Mercedes. La retraite annoncée de Kimi Räikkönen pourrait bien faire bouger les choses.

Nouvelle série sur We Sport, OTW – pour Ones To Watch, littéralement “ceux à regarder” – s'attarde sur un pilote, un directeur ou un membre du paddock qui pourrait avoir son importance sur le week-end de course à venir. Que ce soit en Formule 1, en Formule 2, en MotoGP, en IndyCar, etc., chacun a son rôle à jouer pour influencer le Grand Prix à venir. Si les jeunes pilotes seront souvent mis à l'honneur, car encore méconnus, les vieux briscards auront, eux aussi, leur part du gâteau.

Russell, un éclair en plein déluge

Défini comme l'une des meilleurs qualifications de tous les temps par Jolyon Palmer, le tour lancé de George Russell en Belgique a longtemps fait parler. Sa deuxième place obtenue avec sa modeste Williams était un véritable petit miracle, mais converti le lendemain bien malgré lui. Habitué des bonnes qualifications, il a souvent peiné cette année à transformer ses prouesses du samedi en points le dimanche. C'est donc une deuxième fois chose faite, après un GP de Hongrie tout aussi rocambolesque (quoiqu'un peu plus long), conclu à la 8e place.

Fort de ses prestations de haute volée ces deux dernières années avec Williams, il avait même eu l'occasion de goûter aux chances de victoire chez Mercedes l'année dernière, lorsque Lewis Hamilton avait contracté le Covid-19 peu avant Bahreïn. Une course qui s'était bien mal terminée pour Russell, anéanti en bord de piste. Qu'importe, il avait su se relever.

Forcément, Russell sera très sollicité ce week-end, que ce soit pour sa performance XXL en Belgique, ou les nombreuses rumeurs de transferts qui courent. Mais pour l'heure, il a décidé de se concentrer sur sa conduite et sa monoplace, refusant d'évoquer son avenir. Mais lorsque la plus grosse écurie du plateau vous veut, cela ne peut laisser indifférent. Il a tout de même avoué être au courant de sa situation pour l'an prochain en marge du GP des Pays-Bas : “Comme je l'ai dit, je ne viens pas devant vous pour mentir et ne pas dire la vérité. La vérité, c'est qu'il n'y a rien à annoncer, mais je suis au courant de la situation et de là où je piloterai l'an prochain, et j'ai été informé avant Spa, juste avant Spa.”

Le premier domino est tombé

Avec la retraite annoncée de Kimi Räikkönen, le premier décalage a été créé. Qui plus est, Mercedes serait en pourparlers avec Alfa Romeo pour motoriser l'écurie italienne l'année prochaine. Une rencontre entre le propriétaire de Daimler et celui d'Alfa Romeo aurait été évoquée, et les tractations vont bon train. On sait Wolff et Vasseur assez proches également. Cela mettrait d'ailleurs le bon Antonio Giovinazzi à la porte. Valtteri Bottas filerait lui chez Alfa Romeo, et l'identité de son coéquipier ne serait pas encore claire. Pour l'heure, Alex Albon semble tenir la corde.

Du côté de chez Williams, pour remplacer Russell en partance chez Mercedes, le nom de Nyck de Vries revient avec insistance. Le Néerlandais, tout juste champion du monde de Formule E, avait impressionné lors de sa dernière saison en Formule 2. Il avait d'ailleurs été titré avec plus de 50 points d'avance sur … Nicholas Latifi. Les deux compères de 2019 se retrouveront-ils sous les mêmes couleurs en 2022 ?

Si Max Verstappen aura la plupart des projecteurs braqués sur lui, il se peut qu'un Britannique en cache un autre et ce, plus tôt que prévu. Et vu comment Lewis Hamilton aimerait conserver Bottas à ses côtés, on salive d'avance de l'association entre les deux. Il rappelait cependant à très juste titre que défendre son coéquipier en poste à ses côtés restait quelque chose de naturel.