Ce samedi à 17h45, le Racing 92 affronte les Anglais d’Exeter pour leur troisième finale de Champions Cup en quatre ans. Battus en 2016 par les Saracens et deux ans plus tard par le Leinster, les Racingmen souhaitent conjurer le mauvais sort et décrocher le premier titre européen du club francilien.

 

Cet après-midi dans un Ashton Gate Stadium de Bristol à huis clos, le Racing 92 a rendez-vous avec son histoire. Les Ciel et Blanc comptent bien décrocher leur premier titre européen face à une redoutable équipe d’Exeter.

Les joueurs et le staff du Racing 92 ont d’abord dû faire face à la menace du Covid-19 qui s’est propagée parmi les coéquipiers de Henry Chavancy il y a deux semaines. L’effectif Ciel et Blanc s’est rassemblé à Porto-Vecchio, en Corse, dans une bulle sanitaire afin de préparer cette finale. Une préparation qui a été tronquée pour les Racingmen puisqu’ils n’ont repris les entraînements collectifs que jeudi.

 

La quête du Graal pour le Racing

Après deux défaites en finales de Champions Cup, en 2016 contre les Saracens (21-9), puis par le Leinster deux ans plus tard (15-12), les Racingmen sont déterminés à décrocher enfin cette étoile européenne, devenue une obsession pour son président Jacky Lorenzetti.

Dans ce contexte inédit, le Racing 92 a multiplié les précautions à l’approche de cette finale, après avoir été frappé de plein fouet par le Covid-19. Isolés sur l’île de beauté, les Franciliens à l’approche de cette finale, n’ont pris aucun risque. Les Racingmen ont d’ailleurs perdu leur dernier match de Top 14, face à Toulouse (24-30) avec un XV de départ remanié pour limiter les risques de blessures.

Ces précautions se sont révélées payantes puisque, contrairement aux éditions 2016 et 2018, le Racing 92 est épargné par les blessures. Aucun cadre de l’effectif ne manque à l’appel si ce n’est Teddy Thomas qui n’a finalement pas été préféré à Louis Dupichot.

Pour l’emporter ce soir, les Ciel et Blanc devront se servir des leçons chèrement apprises lors de ses deux précédentes tentatives, contre les Saracens et le Leinster. Plusieurs cadres de l’équipe étaient déjà présents il y a 4 ans comme Camille Chat, Virimi Vakatawa, Teddy Iribaren ou Maxime Machenaud. Tous comptent bien se servir de ce passif comme tremplin pour décrocher ce premier titre européen du Racing 92, une quête ultime pour le club francilien.

Crédit photo : Le Parisien

 

Les Exeter Chiefs, une équipe redoutable, méconnue du grand public

Face au Racing 92 fort de son expérience européenne, Exeter a le statut de novice à ce stade de la compétition. Bien moins médiatisée que les cadors du championnat anglais, Exeter propose un jeu très alléchant. Les Chiefs sont à la fois redoutable devant, avec des avants puissants et mobiles, et derrière avec une ligne de trois-quarts flamboyante, composée de Stuart Hogg, d'Henry Slade et de Jack Nowell.

Exeter a d’ailleurs préparé cette finale de la meilleure des manières. Le 10 octobre dernier, les joueurs de Rob Baxter ont écrasé Bath (35-6) et se sont qualifiés pour leur cinquième finale de Premiership consécutive. Les Chiefs s’étaient également imposé face aux Stade Toulousain, champion de France en titre, dans un match maîtrisé de bout en bout à l'occasion des demi-finales de cette Champions Cup (28-18).

Les joueurs du Racing 92 sont prévenus, comme l’explique le capitaine francilien Henry Chavancy. « C’est l’équipe la plus redoutable, que ce soit devant ou derrière. On sait qu’Exeter est très fort dans les 22 mètres. Ils jouent rapidement les pénalités. Mais ils sont forts dans toutes les zones du terrain. J’espère qu’on sera prêt pour défendre et qu’on ne sera pas déconcentré une seule seconde ».

Crédit photo : Reuters/Peter Cziborra

Les compos’ de cette finale

Exeter : Hogg – Nowell, Slade, Whitten, O'Flaherty, J. Simmonds, Maunder, Vermeulen, S.Simmonds (cap), Ewers – Hill, Gray – H. Williams, Cowan-Dickie, Hepburn.

Remplaçants : Yeandle, Moon, Francis, Skinner, Kirsten, Hidalgo-Clyne, Steenson, Devoto

Racing 92 : Zebo, Dupichot, Vakatawa, Chavancy (cap) , Imhoff, Russell, Iribaren, Claassen, Sanconnie, Lauret, Bird, Le Roux, Colombe, Chat, Ben Arous

Remplaçants : Baubigny, Kolingar, Oz, Ryan, Palu, Machenaud, Klemenczak, Beale

 

Rendez-vous à 17h45 pour cette finale historique de Champions Cup. Le match sera arbitré par le Gallois Nigel Owens et diffusé sur France 2 et BeIN Sports 3.

Crédit photo : Twitter Racing 92