Fin d’une série de quatre test-matchs internationaux pour le moins ratés.
Gagner, enfin …
Le Président de la Fédération Française de Rugby, Bernard Laporte, avait fixé pour objectif trois victoires lors des quatre test-matchs de novembre. Dire que l’objectif ne sera pas atteint est un euphémisme : trois défaites lors des trois premiers matchs. Si la deuxième mi-temps face aux All Blacks lors du premier test-match, ainsi que la rencontre bis le mardi suivant à Lyon, avaient laissé un peu d’espoirs chez les plus optimistes des supporters français, la rencontre de samedi dernier a refroidi tout le monde. Face au Japon, que les français ont toujours battu jusqu’à présent (la dernière confrontation entre les deux pays remonte au 10 septembre 2011, lors de la phase de poules de la coupe du Monde disputée en Nouvelle-Zélande, avec à la clef une victoire française 47 à 21), le XV tricolore n’a plus le droit de se louper.
Un XV de France largement remanié
C’est sans surprise que Guy Novès, particulièrement tendu, a annoncé jeudi de nombreux changements dans le XV qui démarrera la rencontre ce samedi, alors qu’il avait aligné la même équipe face à la Nouvelle-Zélande (premier match) et à l’Afrique du Sud samedi dernier. D’une part, l’objectif est de donner du temps de jeu à tout le monde, d’autre part, l’équipe alignée jusqu’alors s’est montrée énormément décevante. Seule la paire Dupont – Belleau, voire des joueurs tels que Teddy Thomas ou le capitaine Guirado, ont réellement donné satisfaction. Par ailleurs, le sélectionneur doit se passer de joueurs blessés au cours de la rencontre face aux Springboks : manqueront à l’appel Clément Maynadier (traumatisme cervical), Paul Gabrillagues (commotion cérébrale) ou encore Kévin Gourdon (entorse de la cheville).

On retrouvera donc Scott Spedding à l’arrière, François Trinh-Duc à l’ouverture ou encore le jeune parisien Sekou Macalou, particulièrement en vue dans la rencontre bis face aux Blacks, en troisième ligne. Quelques « survivants » des deux rencontres précédentes : Thomas, Cancoriet ou encore le capitaine Guirado par exemple.
En face, des joueurs nippons ni mauvais
Difficile de se faire une idée précise sur cette équipe japonaise. Peu (pour ne pas dire très peu) de joueurs japonais sont connus ici en France. Néanmoins cette équipe n’est pas à prendre à la légère. Les « Braves Blossoms » (surnom des joueurs du XV du Japon), désormais entraînés par le néo-zélandais Jamie Joseph, sont actuellement onzième du classement de l’IRB (quand la France en occupe la huitième position). L’équipe vient par ailleurs de s’imposer, samedi dernier à Ernest Wallon (Toulouse), 39 à 6 face aux Tonga, inscrivant au passage cinq essais.

On se rappellera également que le Japon était l’attraction de la dernière Coupe du Monde de rugby, disputée en Angleterre en 2015. Elle a ainsi fini troisième de son groupe (trois victoires et une défaite), battant au passage l’Afrique du Sud 34-32 lors du premier match. Penser donc que le match de samedi ne sera qu’une formalité serait donc une grave erreur.
Une première pour la U Arena
A l’origine, ce France – Japon devait se dérouler au stade Pierre Mauroy de Villeneuve d’Ascq. Mais la finale de Coupe Davis entre la France et la Belgique a obligé la FFR à se trouver un autre point de chute. C’est assez rapidement que la U Arena de Nanterre a été alors choisie.

Si le nouveau stade francilien a déjà accueilli des concerts, ce sera sa première en configuration rugby (32 000 spectateurs maximum dans cette configuration). En attendant l’entrée du Racing 92 dans son nouveau stade, le vendredi 22 décembre à 20h45, face au Stade Toulousain.
La composition de l’équipe de France :
France : Spedding, Thomas, Penaud, Chavancy, Lacroix, Trinh-Duc, Serin, Cancoriet, Picamoles, Macalou, Vahaamahina, Taofifenua, Slimani, Guirado, Poirot
Les autres test-matchs du week-end
Sont programmés ce samedi :
15h Italie – Afrique du Sud
15h30 Ecosse – Australie
16h Angleterre – Samoa
18h15 Pays de Galles – Nouvelle-Zélande
18h30 Irlande – Argentine