Taylor Lapilus est l'un des combattants de MMA les plus prometteurs actuellement. Il a combattu dans les meilleures organisations, et notamment l'UFC, où il a livré 4 combats et en a remporté 3. Malgré ces performances plus qu'honorables, l'UFC a décidé de mettre un terme au contrat de Taylor Lapilus. Ce dernier a alors profité de l'occasion pour combattre dans d'autres organisations prestigieuses, comme par exemple le TKO (organisation dans laquelle combattait son compatriote Ciryl Gane avant de signer lui-même à l'UFC). 

L'Ares FC a frappé un grand coup en signant celui qui est probablement le meilleur prospect français hors UFC. Invaincu depuis 2018, le francilien effectuera son grand retour dans la cage lors de l'Ares FC 2, qui aura lieu le 11 décembre à Paris. A cette occasion, nous nous sommes entretenus avec Taylor pour discuter de sa préparation pour ce combat crucial et en savoir plus sur la suite de sa carrière.

Tu fais ton grand retour en France, devant ton public. Comment tu te sens ?

Motivé ! Je suis impatient de combattre à domicile, c’est mon premier combat en France. Combattre à domicile, c’est combattre devant sa famille et ses amis, donc ça crée aussi un petit stress supplémentaire. Mais je pense pouvoir gérer ce stress, et le transformer en quelque chose de positif pour le combat.

Comment s’est passée ta préparation ?

Je me suis entraîné au MMA Factory, la salle de Fernand Lopez et Benjamin Sarfati. Je n’ai pas l’habitude de préparer mes combats en m’entrainant à Paris, mais c’est quelque chose que j’ai vraiment apprécié. Il y a une excellente ambiance, et j’ai pu profiter de cette belle énergie positive.

Ton adversaire (Wilson Reis) est réputé pour son combat au sol. Quel va être ton gameplan face à un adversaire si technique ?

Comme on a pu le voir récemment, j’ai beaucoup travaillé ma boxe, et je pense que je me suis beaucoup amélioré par rapport à mes précédents combats. Mais d’un autre côté, ça fait deux ans que je n’ai pas combattu. Je vais devoir être vigilant, prendre mes marques petit à petit et ne pas me précipiter. Je suis bien préparé, j’ai fait ce qu’il fallait, et je pense que le public pourra le constater le 11 décembre.

 

Taylor Lapilus vs Leandro Issa
Taylor Lapilus face à Leandro Issa, lors de l'UFC Fight Night 93

Tu as fait beaucoup de travail spécifique pour cet adversaire ?

Bien sûr ! Comme tu le disais, c’est un combattant technique, très à l’aise au sol. Je me suis préparé dans cette optique pendant 6 semaines. J’ai donc fait six semaines de préparation spécifique, en plus du travail habituel de cardio et de technique. Je me suis entraîné avec des combattants comme Mehdi Ben Lakhdhar, qui combat au Cage Warriors.

 

“Un combattant invaincu, ça fait vendre et ça attire beaucoup”

 

Ton objectif, ça va être de terminer le combat sans aller au pointage des juges ?

Oui, je ne souhaite pas m’en remettre à la décision des juges : je veux finaliser le combat. J’ai fait tout un travail de préparation et de visualisation dans ce sens, donc c’est clairement ce que je vise : une victoire par K.O ou par soumission.

 

“Honnêtement […] je pense que je suis sur le point de retourner à l’UFC”

 

On peut espérer te revoir bientôt à l'UFC ?

Honnêtement, je pense que je n’ai jamais été aussi proche de signer à l’UFC. Je pense vraiment que je suis sur le point d’y retourner. Mais pour l’instant je me concentre sur le combat du 11 décembre. Je vais laisser les choses venir : je ne veux pas brûler les étapes ; on verra comment les choses se passeront par la suite.

On voit de plus en plus de combattants faire tout ce qu’ils peuvent pour vendre leurs combats. Selon toi, en 2021, comment on se vend en tant que combattant de MMA ?

Pour moi, le plus important pour se vendre, c’est les résultats. Un combattant invaincu, ou qui remporte ses combats de manière spectaculaire, ça fait vendre et ça attire beaucoup. Les réseaux sociaux occupent aussi une place centrale, c’est indéniable. Si on veut que le public s’intéresse à nous, il faut être vu, et les réseaux sociaux permettent d’interagir avec le public, donc c’est extrêmement important pour un combattant à l’heure actuelle. Je pense que c’est un passage obligatoire, mais ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. 

C’est peut-être un peu tôt, mais tu as déjà des pistes pour  ton après-carrière et ta reconversion ?

En vérité, ce n’est jamais trop tôt pour penser à l’après-carrière ! Justement, c’est quelque chose qui se gère pendant sa carrière, et pas après. C’est pendant sa carrière qu’on aura le plus d’opportunités, de contacts etc. Dans les sports de combat, les choses vont très vite, et ce n’est pas vraiment pareil que dans le football par exemple, où les joueurs ont plus le temps de voir venir les choses. En ce qui me concerne, j’ai déjà commencé à préparer l’après-carrière, puisque je fais du coaching en parallèle. Je suis également consultant pour RMC (qui diffuse l’UFC en France). J’essaie de me diversifier au maximum pour avoir le choix de ma reconversion.

 

L'Ares FC 2 aura lieu le samedi 11 décembre 2021 au Palais des sports Marcel Cerdan à Levallois-Perret (92)
Les derniers billets restants sont disponibles sur le site de l'Ares Fighting Championship (en cliquant ici)

(Crédit photo : MMAJunkie)