Ce dimanche 27 septembre, au départ de Louvain, Julian Alaphilippe remettra en jeune son maillot arc-en-ciel de champion du monde. Il est donc temps de tirer un bilan de son année arc-en-ciel, une année de toutes les couleurs pour le natif de Saint-Amand-Montrond.
Un arc-en-ciel qui reflète le jaune soleil
Pour qu'il y ait un arc-en-ciel, il faut nécessairement du soleil, Julian en aura esquissé quelques rayons encore cette année. D'abord le 14 juin dernier, lorsque “Loulou” devient papa à 29 ans d'un petit Nino, issu de son union avec Marion Rousse, ancienne cycliste professionnelle aujourd'hui reconvertie aux micros de France Télévision et d'Eurosport. Quelques jours plus tard s'élance le Tour de France en Bretagne, un Tour qui offre la possibilités aux puncheurs comme Alaphilippe de s'emparer du maillot jaune dès le premier jour. Le pari est pris. Attendu, marqué, suivi dans le final vers Landerneau, il vole sur la concurrence et porte une nouvelle fois le maillot de leader de la plus grande course cycliste au monde, deux ans après un périple mythique jusqu'à la non moins historique 19e étape du Tour 2019. Petite ombre à tout ce soleil estival, la perte du maillot dès le lendemain alors que l'arrivée à Mûr-de-Bretagne semblait de nouveau convenir à ses aptitudes et lui permettre de porter ce maillot jaune qui sait, jusque dans son Berry natal parcouru lors de la 7e étape entre Vierzon et le Creusot.
Mais il n'y a pas d'arc-en-ciel sans pluie
L'année de Julian Alaphilippe aura été plus difficile qu'on l'attendait. La pression du maillot arc-en-ciel a parfois eu raison du talent du berrichon, il le reconnaît d'ailleurs chez nos confrères de l'Équipe avant de défendre son titre en Flandres demain. Le mandat arc-en-ciel du chef de meute du Wolfpack avait très mal commencé, par une boulette monumentale lors de Liège-Bastogne-Liège mais aussi par une violente chute alors qu'il jouait la gagne sur le Tour des Flandres, une chute qui l'a fortement handicapé y compris en début de saison 2021 même si il est le premier à assumer ses erreurs et ne souhaite pas se cacher derrière cela. Ce maillot arc-en-ciel a laissé des traces mentales et physiques pour Julian, soucieux de bien faire mais usé mentalement par la pression et l'attente supplémentaire. Cette fatigue, notamment mentale est souvent survenu dans les moments clés pour Julian. Sur le Tour des Flandres, usé, il s'est transformé en équipier de luxe pour Kasper Asgreen, vainqueur de l'épreuve. Sur le Tour, lors de l'arrivée à Mûr-de-Bretagne, Julian montre des signes de fatigue à nouveau malgré l'excitation que procure le maillot jaune qu'il portait.
Il était temps pour le champion du monde que cette année se termine. Même s'il sera l'un des prétendants à sa succession ce dimanche, pour vivre une nouvelle année de bonheur arc-en-ciel, espérons cette fois, qu'il puisse passer entre les gouttes.