Cyclisme

La Royal Bernard Drôme Classic pour Andrea Bagioli

A la différence de la course de la veille, la Royal Bernard Drôme Classic s’est courue sous un soleil radieux. Le temps idéal pour pratiquer le cyclisme et le parcours ont donc offert des conditions idéales qu’Andrea Bagioli a su utiliser pour signer une très belle victoire.

Un début de course particulièrement calme 

Après une quinzaine de kilomètres, quatre coureurs ont réussi à prendre les devants. Paillot, Müller, Peschens et Leroux étaient donc les courageux du jour.

Après une quarantaine de kilomètres, les quatre fuyards possédaient près de 10′ d’avance. Méfiante, la formation EF n’a toutefois pas laissé enfler l’écart d’avantage. Elle a donc mis un coureur pour contrôler la course. Une fois l’écart sous les neuf minutes, le peloton a pu se détendre. À une soixantaine de kilomètres de l’arrivée, la formation Qhubeka-ASSOS de Clarke est venue rejoindre EF, venant condamner les espoirs du quatuor de tête. Plus en forme que ses compagnons de fuite, Yoann Paillot a pris, seul, les devants alors qu’il restait un peu plus de 40 km à couvrir. Il furent repris avec Samuel Leroux à 30 km de l’arrivée.

Un final animé

Alors qu’ils venaient de reprendre les hommes de tête, Peters et Aru ont tenté de sortir du peloton. Ils furent immédiatement suivis par une attaque de David Gaudu. Sorti  à la pédale sur le plat, Remi Cavagna a signé un très beau numéro, arrivé seul en tête du pied du Mur d’Allex (pour la pente voir la vidéo ci-dessus), il fût repris par l’accélération de Warren Barguil. en bas de cette difficulté, un peloton d’une cinquantaine d’unités s’est reformé. De nombreuses attaques se sont donc encore une fois lancées sans toutefois être décisives. La côte de la Calendre n’aura pas non plus permis de créer de réelle différence malgré quelques tentatives. Elle aura toutefois permis d’épurer le peloton duquel une dizaine de coureurs a encore été décrochée. C’est donc un peloton groupé qui s’est présenté au pied du Mur d’Eurre.

Une dernière bosse décisive

Après un début de montée nerveux, Andrea Bagioli a profité d’un léger flottement pour prendre une dizaine de secondes d’avance. Après une descente à grande vitesse, il possédait une petite quinzaine de secondes d’avance. Malgré une chasse relativement organisée dans le peloton, il ne sera jamais revu et s’imposera en solitaire à Eurre. Derrière, c’est un petit peloton d’une trentaine de coureurs qui s’est disputé la place de dauphin. Ce groupe sera finalement réglé par Daryl Impey et Mikkel Honoré. Gérant parfaitement sa course, l’Italien n’a produit qu’une seule attaque aujourd’hui, et elle fut décisive.

Satisfait de sa course Impey déclarait à l’arrivée qu’il ne lui avait manqué que des équipiers supplémentaires pour jouer la gagne. Malheureusement, face au surnombre de la formation Deceuninck, il a dû faire le choix sur les coureurs à suivre. Cette réaction montre parfaitement la justesse de la tactique des Quick-Step, que Mikkel Honoré a résumé par “toujours attaquer et essayer de créer des différences qui donnent un coup d’avance“.

C’est donc une nouvelle fois, une victoire individuelle qui vient récompenser une tactique collective exécutée avec maestria par la formation Deceuninck.

Crédits photo en une : Boucles Drôme Ardèche James Startt Agence Zoom

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