MMA/UFC

L’Ares 4, fidèle à ses principes

Bien décidé à poursuivre sur sa lancée pour 2022, l'organisation créée par Fernand Lopez a organisé sa quatrième soirée de combats. Cet Ares 4 s'est déroulé jeudi 10 mars, au Dôme de Paris (15ème arrondissement). Au total, onze combats ont eu lieu, et comme à l'accoutumée, du très beau monde était présent dans la cage.

Un Ares très féminin

Cette date du 10 mars n'est pas anodine, puisqu'elle coïncide avec la journée de la femme, qui avait lieu quelques jours plus tôt. Fernand Lopez avait à plusieurs reprises affirmé sa volonté de mettre en avant les femmes dans le MMA, et il a tenu parole ; cette édition comportait pas moins de 3 combats féminins, dont un co-main event.

 

 

Loin d'être un simple effet d'annonce, ces combats présentaient un réel enjeu sportif, et le public a répondu présent. Et pour cause : le co-main event entre la brésilienne Maria Silva et la polonaise Ewelina Wozniak fût l'occasion d'assister à un duel entre deux femmes invaincues en 13 combats. Véritable bataille dans la cage, les deux combattantes se sont rendues coup pour coup, avec une précision et une technique irréprochable, donnant ainsi lieu à un affrontement sans répit. Le combat ira au comble du suspens, et verra s'imposer la brésilienne par soumission dans le troisième et dernier round d'un combat haletant.

 

Le retour de visages connus

Bien que créé récemment, l'Ares possède déjà des noms connus et appréciés du public. Chez les femmes, Rizlen Zouak effectuait son grand retour dans la cage. Après s'être inclinée lors de l'Ares 2, la “lionne de l'Atlas” avait à cœur de se racheter devant un public venu en nombre pour soutenir la charismatique marocaine. Ce fût chose faite, puisqu'elle s'imposa avec aisance face à son adversaire du soir, la brésilienne Flordinice Muniz. Submergée par le judo de Zouak, Muniz n'a pas été en mesure de faire jeu égal avec son adversaire, qui finira par s'imposer sur décision unanime.

 

Sur 11 combats, seuls 4 sont allés au bout

 

Du côté des hommes, David “Tona” Crol, était lui aussi présent sur la carte. Le public français l'avait découvert lors de l'édition de décembre, au cours de laquelle le franco-mexicain avait livré un combat acharné face à Dagir Imavov, le frère aîné du combattant de l'UFC Nassourdine Imavov. Entré avec la bonne humeur qui le caractérise, Tona a une fois de plus démontré qu'il méritait la ferveur du public. Dans un premier temps malmené (il a notamment encaissé un sévère knockdown), il s'est ensuite re-saisi et a profité d'une amenée au sol pour soumettre son adversaire du soir par étranglement arrière. Un très joli revirement de situation qui a ravi le public, impressionné par la lucidité du combattant.

 

Cyril Gane, actuel n°1 chez les lourds à l'UFC, était également présent aux côtés de Benjamin Sarfati et Fernand Lopez.

 

Le roubaisien Karim Rabei a également effectué un retour gagnant. Vaincu par soumission en décembre 2021, Rabei a cette fois fait parler son striking, et son excellente boxe lui a permis de s'imposer aisément par décision.

L'Ares avait annoncé dès ses débuts sa volonté de mettre en avant des combattants venus d'autres disciplines, et cet Ares 4 fût l'occasion de voir le kickboxeur Karim Ghajji poursuivre sa carrière en MMA. Il finira néanmoins par s'incliner face au polonais Marek Jacimowicz, dont la supériorité au sol a exposé les limites de l'ancien combattant du Glory.

Les frères Lapilus ont le show dans le sang

En main event, le français Damien Lapilus affrontait le brésilien Kaynan Kruschewsky. Un adversaire de très haut calibre, qui affiche un palmarès de 11 victoires pour une seule défaite. Les frères Lapilus, habitués aux mains events (Taylor Lapilus était tête d'affiche pour l'Ares 2, tandis que Damien était quant à lui en main event de la première édition) savent s'y prendre pour faire vibrer le public. L'entrée théâtrale du pensionnaire du MMA Factory a mis le stade en ébullition, et la ferveur du public s'est intensifiée dès que le visage de Lapilus est apparu sur l'écran géant.

Si son entrée fût très remarquée, le combat livré fût tout aussi impressionnant. Les deux hommes ont fait jeu égal pendant cinq rounds, sans jamais connaître de baisse d'intensité. Très à l'aise en boxe, Damien Lapilus a utilisé ses talents à bon escient pour maintenir à distance le brésilien, excellent striker lui aussi. Le francilien finira par s'imposer par décision unanime, raflant au passage le bonus de 10000€ promis au combattant le plus agressif de la soirée. Un bonus amplement mérité au vu de l'intensité de l'affrontement entre les deux hommes.

 

 

Avec cet Ares 4, l'organisation française a une fois de plus conforté sa légitimité en tant qu'organisation européenne de premier plan. D'évènement en évènement, la ligue ne cesse de s'améliorer en tous points : plus de combats, des oppositions de plus en plus spectaculaires, et des combattants qui commencent petit à petit à devenir des noms reconnus de l'organisation. Au fil des mois, Ares prend de plus en plus d'envergure, et sa montée en puissance ne semble pas près de s'arrêter

 

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