Depuis son retour en Formule 1, Alex Albon semble libéré de toute la pression qu'il avait chez Red Bull. Auteur d'une saison pour le moment réussi, le pilote Williams a prolongé début août son aventure avec l'écurie britannique. Alors que l'exercice 2022 se rapproche de la fin, voici l'occasion de se concentrer sur les principaux faits d'armes de l'ancien pilote Red Bull. 

Alex Albon a récemment fait parler de lui en dehors des circuits. En effet, le pilote thaïlandais a subi une opération de l'appendicite le contraignant de laisser son baquet à Nyck de Vries pour le Grand Prix de Monza. Cette intervention médicale a d'ailleurs connu quelques complications. Un passage en soins intensifs a même été effectué au cours de son séjour à l'hôpital. Heureusement pour lui, Alex peut de nouveau se tourner sur sa préparation sportive en vue des prochaines courses. Comme il l'a annoncé sur ses réseaux sociaux, ses yeux sont désormais rivés sur la course de Singapour. Le 2 octobre, Albon retrouvera ainsi son volant sur le tracé de Marina Bay.

UNE VOITURE PEU PERFORMANTE

La Williams de cette année est loin d'être au niveau de celle de l'an passé. Cela se ressent logiquement dans les performances en piste de la monoplace. Actuellement lanterne rouge du classement des constructeurs, l'écurie britannique semble avoir loupé son passage dans la nouvelle ère. Seulement six points sont actuellement dans la besace de l'équipe qui compte 19 longueurs de retard sur Aston Martin 9e. En difficulté les week-ends, seul Alex Albon paraît en capacité de ramener des points. De l'autre côté, Nicholas Latifi a retrouvé ses vieux démons et possède cette fâcheuse tendance à gâcher ses courses. Avec zéro point marqué en 2022, il est sans trop de suspens le dernier pilote du classement.

Le Canadien commence d'ailleurs à sentir le souffle chaud des pilotes qui attendent un contrat en F1. Parmi eux, on peut citer le Néerlandais Nyck de Vries. Ce dernier a marqué un tiers des points de l'équipe en une seule course lors de sa venue à Monza. Les quatre points restants sont à mettre à l'actif d'un Alex Albon qui n'est jamais trop loin des places payantes malgré son tracteur qui lui sert de F1. À la différence de l'année dernière où la Williams FW43B pouvait faire des étincelles en qualifs, le modèle de 2022 n'en est pas capable. Sortir de la Q1 s'apparente déjà à une belle performance. Les chiffres peuvent d'ailleurs en témoigner. Si on se base sur les résultats en qualifications d'Albon, sa Williams ne s'est hissée que six fois en Q2 en quinze Grands Prix.

ALEX ALBON COMME LEADER 

Bien qu'il n'ait rejoint Williams que cette année, le Thaïlandais s'est rapidement installé comme le pilote numéro 1. Face aux piètres performances de son coéquipier, il faut dire que ce n'était pas compliqué. Ainsi, chaque coup d'éclat de l'ancien coureur Red Bull résonne comme un événement au sein de l'écurie Williams. À Spa Francorchamps, le staff n'a pas caché sa joie lorsque Albon s'est hissé en Q3 pour la première fois de la saison. Une très honorable 6e place sur la grille de départ qu'il bonifiera le lendemain par une 10e position synonyme d'un point précieux. Il avait déjà fini à cet endroit lors du GP d'Australie après une course rondement menée. Enfin son meilleur classement cette année a eu lieu à Miami. En terminant 9e aux Etats-Unis, Williams pouvait entrevoir, à l'époque, l'espoir de marquer régulièrement des points au fil des courses.

Pourtant, cet espoir n'était pas illégitime. À en voir les résultats d'Alex, on constate qu'il n'est jamais très loin du point de la 10e place. Ce qui est d'ailleurs encourageant pour son écurie c'est qu'il se bat très souvent avec ses adversaires directs. Mieux même, il est parfois en duel avec des pilotes qui aspirent aux huit premières places à l'image de Bottas et Ricciardo. Enfin, les seuls petits points noirs de sa saison sont ses trois abandons en début d'année. Il a ainsi mis plus de temps à trouver une régularité les jours de courses.

Alex Albon s'est désormais bien acclimaté à ses nouvelles couleurs. Avec un contrat déjà signé pour 2023, nul doute que lui et ses ingénieurs sont déjà en train de préparer la nouvelle saison. L'objectif ? Rattraper l'écart qui les sépare du milieu de tableau. En attendant, le Thaïlandais a encore six Grands Prix pour augmenter son capital point de l'année. 

 

Crédit Photo : Twitter Williams F1