Le top 100 des meilleurs cyclistes (du 80è au 71è)

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Gianni Bugno en rose, ne cherchez pas, vous ne trouverez rien de plus beau aujourd'hui !
Ligue 1

Entre le Giro et le Tour de France, la rédaction cyclisme de WeSportFR a décidé de classer les 100 meilleurs cyclistes de la deuxième moitié du XXè siècle à nos jours. Aujourd’hui, on passe en revue les coureurs classés entre la 81è et la 70è place et on cause US Postal, Mont Ventoux 1967 et Gianni Bugno !

80è : Lance Armstrong

Lance Armstrong devant Marco Pantani dans le Tour de France
Crédit photo : France TV Sport

Pour tout dire, on s’est longtemps posé la question de savoir si l’Américain devait même figurer dans le classement. Et puis on s’est dit qu’un coureur qui avait remporté une Flèche Wallone, une Clasica San Sebastian, un championnat national et un championnat du monde, méritait tout de même que son nom y figure. Le Texan est donc bien au chaud à cette 80è place.

79è : Roger Pingeon

Roger Pingeon dans le Tour de France 1968
Crédit photo : RMC Sport

Roger Pingeon fait partie de cette époque de transition que le cyclisme a connu entre les dominations presque sans partage des deux ogres Jacques Anquetil et Eddy Merckx. Il n’en reste pas moins un formidable coureur qui est parvenu à remporter une Vuelta en 1969 et le Tour de France 1967. Souvent oublié des tablettes des vainqueurs de la Grande Boucle car cette anneé-là, l’image forte restera pour longtemps celle de l’agonie de Tom Simpson sur les pentes du Ventoux. Il ne faudrait pas oublier que celui qu’on surnommait le “Plombier-Zingueur” partait une étiquette de leader numéro 3 de l’équipe de France et qu’il a réussi à mettre tout le monde. Un Richard Carapaz bleu-blanc-rouge.

78è : Michal Kwiatkowski

Michal Kwiatkowski remporte Milan-San Remo
Crédit photo : France TV Sport

Quel coureur quadruple champion national, double champion du monde, vainqueur de Milan-San Remo, de San Sebastian, des Strade ou encore de Tirreno-Adriatico (pour ne citer que ça), accepterait dans des grands tours de jouer les coéquipiers de luxe ? La réponse est : Michal Kwiatkowski. Il faut dire que le Polonais sait bien que c’est la contrepartie nécessaire s’il veut bénéficier de l’un des meilleurs collectifs du peloton quand c’est à son tour de briller. Il restera au Polonais à remporter une étape dans un grand tour pour parfaire un palmarès déjà brillant.

77è : Eric Vanderaerden
Eric Vanderaerden au bout de l'effort sur le Tour de France 1988
Crédit photo : Today Cycling

On parle souvent du Liège-Bastogne-Liège de 1980, de la victoire de Bernard Hinault dans des conditions dantesques de températures arctiques et de neige. On parle moins souvent du Tour des Flandres 1985, et pourtant les conditions n’y furent pas moins affreuses. Un orage, des trombes d’eau et des températures à faire geler une bouteille de vodka, 24 coureurs à franchir la ligne d’arrivée sur les 173 au départ, et au bout du bout Eric Vanderaerden qui triomphe. Ce n’est pas la moindre des victoires de ce champion belge toutes catégories (débutant, junior, amateur, professionnel, piste et cyclo-cross), porteur du maillot vert à Paris en 1986 et de l’édition 1987 de Paris-Roubaix !

76è : Vittorio Adorni
Vittorio Adorni remporte son seul Giro
Crédit photo : Gazetta Dello Sport

C’est l’histoire de la bienveillance. Celle qui a conduit les autorités du cyclisme à permettre à Vittorio Adorni, convaincu de dopage sur le Tour de Sardaigne en 1968 à prendre part au championnat du monde la même année. Celle aussi d’Eddy Merckx, qui était en mesure de revenir sur son coéquipier de la Faema lors de ce même championnat du monde à Imola, et qui a préféré, par reconnaissance pour ses bons services sur le Giro, laisser l’Italien triompher à la maison. C’est surtout l’histoire d’un coureur qui devenu leader l’espace de quelques années n’a pas manqué de remporter le Giro 1965, avant de se remettre au service du Cannibale.

75è : Gianni Bugno

Gianni Bugno Gatorade Champion du Monde
Crédit photo : Solowattagio

Gianni Bugno a peut-être été le meilleur coureur du monde l’espace d’un ou deux ans entre 1990 et 1992. Le temps qu’il lui a fallu pour engranger deux championnats du monde, un championnat d’Italie, un Milan-San Remo et une Clasica San Sebastian. Cerise sur le gâteau, en 1990, Gianni Bugno remporte le Giro et son classement par points, en venant à bout de l’adversité de Laurent Fignon et Gred LeMond, excusez du peu. Bon rouleur et fort dans la montagne, Gianni Bugno n’a jamais réussi à atteindre son rêve de triompher dans le Tour de France qu’il a terminé deux fois sur le podium en 1991 et 1992. Évidemment !

74è : Herman Van Springel

Herman Van Springel en jaune dans le Tour de France
Par Panini — FIGURINA CAMPIONI DELLO SPORT PANINI – SPORT INVERNALI RUSSELL, Domaine public

C’est monsieur Bordeaux-Paris ! Quand la course n’avait encore rien perdu de son lustre, et qu’on se bousculait pour remporter ce qui était encore une classique de 600km, 14h de course avec un derny à mi-course qui pouvait vous faire atteindre les 60km/h, Hermann Van Springel fut celui qui a empêché Eddy Merckx d’y briller. C’est dire les qualités d’endurance et de rouleur du Belge qui a en outre remporté un Tour de Lombardie, 5 étapes dans le Tour de France et un maillot vert du classement par points en 1973 !

73è : Samuel Sanchez

La rage de Samuel Sanchez
Crédit photo : Triathlon Nouvelles

Il était l’un des meilleurs grimpeurs/puncheurs du peloton, et un descendeur hors pair. C’était un coureur destiné à briller sur les classiques ardennaises, il n’en a remporté aucune. On aurait longtemps pu croire que Samuel Sanchez allait finir sa carrière en sublime looser, fort mais pas assez. Et puis, en l’espace de 3 ans, il a fait mentir ceux qui ne le voyaient pas transformer son formidable potentiel en victoires. Une médaille d’or olympique à Pékin et un classement du meilleur grimpeur sur le Tour de France 2011 plus tard, “Samu” a fini par entrer dans l’histoire du cyclisme. Peut-être pas par la porte qu’il avait choisi.

72è : Rik Van Steenbergen

Rik van Steenbergen champion du monde
Crédit photo : Pez Cycling

Si le surnom n’était déjà pris, on pourrait surnommer Rik Van Steenbergen le Cannibale. Un Merckx avant l’heure, sans les qualités de grimpeur, mais avec la même hargne et la même rage de victoire. Un aperçu de son palmarès : triple champion de Belgique sur route (il enquillera aussi les championnats sur piste), triple champion du monde, il a également brillé par deux fois sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, il a remporté un Milan-San Remo… On en passe et des meilleures ! Le Belge s’est aussi adjugé le classement par points de la Vuelta 1956, ainsi que 25 étapes sur les grands tours. Un ogre !

71è : Roberto Heras

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Révélation, leader et vainqueur de grand tour, lieutenant de Lance Armstrong puis de nouveau vainqueur de grand tour et leader, Roberto Heras est passé par tous les statuts, toutes les émotions, tous les sacrifices. Engagé par l’US Postal pour emmener Armstrong dans la montagne, il en usera plus d’un pour que le Texan place ses attaques et prennent ses distances au général avec les autres favoris. Quand il quittera l’équipe américaine pour la Liberty-Seguros, l’Espagnol n’arrivera toutefois pas à inquiéter son ancien boss sur les routes du Tour de France, et c’est sur la Vuelta qu’il continuera de briller. Il remporte par 4 fois l’épreuve hibérique, faisant de lui le coureur le plus titré en la matière.

Demain, on s’intéressera aux coureurs classés entre la 70è et la 61è place !

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