Il y a 19 ans maintenant, Nelson Mandela disait “Sport has the power to change the world !”. Impossible de le contredire après tout ce que les amateurs de sport et de sensations fortes ont vécu cette année. A l’instant même où vous êtes en train de lire cette phrase, Trent Alexander-Arnold s’apprête sans doute à tirer un corner et Julian Alaphilippe a sûrement eu le temps de se glisser dans une échappée. Mais qu’importe votre sport de prédilection, la rédaction de WeSportFr a fait de la place à tous et revient sur les 30 évènements sportifs qui ont fait 2019. Aujourd’hui, retour sur le sacre du Stade Toulousain en Top 14.

 

Oh Toulouse, oh Toulouse. La ville rose a enivrée le Top 14 de son doux parfum, tout en distribuant des épines à toutes les équipes de Top 14 faisant l’affront de défier les Rouges et Noirs. On ne va pas mentir, ce titre est mérité. Ne pas voir Toulouse sacré aurait été un scandale à la hauteur de l’attribution du dernier Ballon d’Or. Lorsque la beauté rencontre l’efficacité, le succès est toujours au rendez-vous.

 

La victoire du beau 

Toujours ce même débat qui traverse les âges et les esprits : faire du beau jeu ou gagner à tout prix ? Une chose est clair : bien jouer n’est pas une garantie pour gagner. Cela peut aider, mais cela ne garantie en aucun cas de vaincre tous ses adversaires. Mais lorsque le beau s’allie avec l’efficacité, cela marque les esprits mais aussi les coeurs. Le Stade Toulousain a pratiqué le plus beau jeu du championnat. Excitant, exaltant, les matchs du ST étaient la promesse de voir ce qui se fait de mieux en terme de mouvement offensif et de talent.

98 points. Les hommes d’Hugo Mola ont explosé le records de points sur une saison régulière. 21 victoires, 2 nuls, 3 défaites : un parcours exceptionnel, presque inimaginable lorsque l’on connait la densité et la dureté du Top 14. Ah oui j’allais oublier, c’est aussi la meilleure défense et la deuxième meilleure attaque du championnat. Une équipe complète, presque infaillible, insubmersible, invulnérable. Mais le juge de paix reste toujours le même, les phases finales.

 

Puissance 20

Deux matchs. Deux matchs pour réaliser l’aboutissement de toute une saison : soulever le Bouclier de Brennus. Deux matchs pour valider une saison historique, une saison presque utopique tant elle fut incroyable. Les histoires d’amour finissent mal en général, celle ci est le résultat d’un amour inconditionnel, d’un amour véritable, d’un amour sincère. Une victoire pleine de maitrise face à La Rochelle en demi-finale (20-6) et un succès sans trembler face à Clermont en finale (24-18). Ne faites pas l’erreur de vous fier au résultat serré de la finale. Toulouse n’a jamais été en position de perdre ce dernier match d’une saison parfaite. Tous les compartiments du jeu ont été maîtrisés par les coéquipiers de Cheslin Kolbe pour livrer une dernière masterclass. Le Stade confirme son statut de club le plus titré et le plus dominateur de France avec son 20ème titre de champion. La place forte du rugby français : c’est Toulouse.

La joie des Toulousains après leur titre (Rugbyrama)

Jeu de main, jeu de Toulousain

L’ADN d’un club. Peut-être la chose la plus importante pour les supporters. Un sentiment d’appartenance régit par des règles et un cadre qui traversent les époques. Peu importe les résultats , peu importe les joueurs qui passent, l’institution doit rester au dessus de tout le reste. Enfiler le maillot du Stade Toulousain, c’est porter sur ses épaules l’Histoire, faire honneur aux grands joueurs qui ont fait les beaux jours de ce club mythique. Mais c’est aussi épouser le style de jeu made in Toulouse. Un jeu fait de mouvement, de vitesse, de puissance, de prise de risque. Un jeu qui fait soulever les foules, un jeu qui donne la chair de poule. Mais qui sont ces gladiateurs des temps modernes qui font hérisser les poils à chaque fois qu’ils touchent l’ovale ? Cheslin Kolbe, Yohan Huget, Maxime Médard, Sofiane Guitoune, Romain N’tamack, Antoine Dupont : les magiciens toulousains ont fait étalage de leur magie durant toute la saison. Rarement une ligne arrière aura été aussi dominatrice que celle des Avengers de Toulouse. Des passes après contact dans tous les sens, des chisteras, des crochets dévastateurs, un bonheur pour les yeux. Au-delà de la victoire d’une équipe, c’est aussi celle d’une philosophie prônée depuis l’époque de Guy Novés et poursuivi avec brio par Hugo Mola et son staff. Toulouse a gagné, le jeu a gagné, le rugby a gagné.

 

Cette année, le Stade Toulousain est toujours l’un des gros favoris à sa succession en championnat mais aussi au niveau européen. La Coupe d’Europe est aussi un gros objectif pour les Toulousains qui peuvent très bien réaliser un doublé incroyable. Après le rugby et Toulouse, direction la Formule 1 et l’Allemagne. On reviendra demain sur l’épique Grand Prix d’Allemagne de Formule 1. À demain, 17h, sur le site préféré de ton site préféré.

 

Crédit photo image en Une : L'Union