Des cris de joie ou de rage. Nos larmes de bonheur ou de tristesse. Des heures passées devant des matchs. C’est ça le sport. La rédaction de WeSportFr revient pour vous sur les 30 événements sportifs qui ont fait l’année 2018. A consommer avec deux étoiles dans les yeux (et sur le maillot). Aujourd’hui, la victoire de Julian Alaphilippe dans la Clasica San Sebastian !
Il faudra bien, un jour, que Julian Alaphilippe nous explique. Il devra, un jour, nous expliquer, et peut-être à lui aussi, comment on peut naître et grandrir dans une des régions les plus plates de France et en devenir le meilleur puncheur. Une référence dans le monde.
La Flèche, les pois et la basque
La conclusion de la saison XXL du Berrichon en est l'illustration parfaite. Déjà victorieux de la Flèche Wallonne, assez malin et en forme pour gratter le maillot du meilleur grimpeur du Tour de France, Julian Alaphilippe avait coché dans ses tablettes la Clasica San Sebastian.
En prenant le meilleur sur le peloton – ou ce qu'il en restait, dans la dernière difficulté de la course, Juju s'était assuré une place d'honneur. En se retrouvant en compagnie de Bauke Mollema, Alaph s'était – ou presque, assuré la victoire. Car, s'il était le seul à à pouvoir suivre le rythme du coureur de la Quick-Step, et qu'on ne peut pas lui retirer un certain panache, il faut bien avouer que le Néerlandais de la Trek-Segafredo ne brille pas par son sens tactique. Déjà piégé dans le Tour par Cort Nielsen, Mollema a décidé de bisser en n'attaquant pas Julian Alaphilippe dans le final.
Landa et Bernal au tapis
Du pain béni pour le Français qui n'espérait rien de mieux que l'affaire se règle au sprint. Pas émoussé par son contre dans la dernière bosse pour disposer de Tolhoek, Mollard et Syrus, le puncheur français s'est imposé facilement et a ajouté à son palmarès une nouvelle classique.
Une victoire logique au vue des qualités du bonhomme, mais pas acquise d'avance. La start-list pouvait effrayer et il a fallu compter sur un coup du sort pour que les planètes s’alignent. Au 18è kilomètre, une chute massive a mis au tapis deux grands favoris, Landa et Bernal. Evacués et sérieusement blessés, les deux ont refroidi les ardeur d'un peloton qui commençait à s’échauffer. Pas sûr qu'une attaque de loin aurait profité au Français, ni qu'il aurait pu suivre le train des Sky.
Drôle de drame
La conclusion d'une saison donc, du moins pour ce qui concerne les victoires. Julian Alpaphilippe a continué de s'aligner sur des courses, sans connaitre le même succès. Surtout, au Championnat du Monde d'Innsbruck, le Français a connu la seule désillusion de sa saison.
Pas de quoi en faire un drame.
Crédit photo : Eurosport