Il y a une dizaine de jours, le club de rugby de Béziers a échoué aux portes du Top 14, en demi-finale de Pro D2. À Vannes. L'après-match a été particulièrement animé, et une plainte a été déposée. Récit d'une soirée qui avait bien commencé avant de partir en vrille. 

Séduisant troisième de Pro D2 cette saison, l'AS Béziers Hérault s'est offert le droit de rêver en dominant Brive en barrage, au bout du suspense (33-31). Hélas pour eux, le rêve des Biterrois a pris fin en demi-finale, le 31 mai dernier, sur la pelouse de Vannes, fraîchement promu en Top 14 (27-21). Le club onze fois champion de France, et champion d'Europe, tentera de repartir de plus belle à la rentrée, avec l'ambition de retrouver, tôt ou tard, l'élite du rugby tricolore. Hélas, la formation héraultaise a brillé de fort moins belle manière durant son week-end en Bretagne.

Menaces de mort, dégradations, Béziers dans de sales draps

Comme l'explique Ouest France dans ses colonnes, ce fameux soir du 31 mai, malgré la défaite sans démériter, les joueurs de Béziers sont allés fêter une saison réussie en boîte de nuit. Dans la foulée, ils ont tenté de regagner leur hôtel. C'est alors qu'ils ont trouvé porte close. Et qu'ils sont entrés dans l'établissement par effraction, avant de prendre possession du bar. Outre les dégradations constatées, certains joueurs auraient menacé de mort la gérante du Brit Hôtel. Une plainte a été déposée. “Nous avons eu plusieurs échanges avec l’hôtelier. Il doit nous adresser la liste des dégradations et son estimation. On n’en restera pas là. Il en va de l’image du club. Quel que soit le palmarès des joueurs concernés, il est hors de question de laisser passer ça“, a rapidement expliqué le club. Cinq à six joueurs seraient concernés par ces sérieux débordements. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie.