Pur produit de la formation parisienne et international français, Jules Plisson est aujourd'hui un joueur affirmé et respecté dans le vestiaire du Stade Français Paris de part son investissement et sa longévité au club. Le demi d'ouverture du club parisien, qui a récemment prolongé jusqu'en 2021, a accepté de répondre à nos questions. Club de toujours, fusion avortée, ambitions et souvenirs, tout y passe. Bonne lecture !

Bonjour Jules, merci d'avoir accepté cette interview.

Tout d'abord, pourquoi avoir choisi le rugby plutôt qu'un autre sport ?

Comme la plupart des enfants, ma mère m’a inscrit au rugby, et depuis, je suis devenu un passionné.

Pourquoi le poste de numéro 10 ?

Parce que j’ai toujours aimé donner des consignes sur le terrain et avoir des responsabilités.

Qu'est-ce qui te séduit au Stade Français depuis toutes ces années ? Est-ce l'esprit de famille qu'évoquait Pascal Papé ?

Le Stade Français Paris est un club familial, j’avais la chance de pouvoir jouer avec mes amis. Depuis, je suis resté ici car cet esprit de famille et cette ambiance n’ont pas changé. J’ai toujours la chance de pouvoir jouer avec mes amis d’enfance.

La saison dernière, l'épisode de la fusion (ratée) a marqué les esprits. Suite à cet épisode, vous avez connu une fin de saison incroyable ponctuée notamment par le premier titre de champion d'Europe de l'histoire du club. Est-ce que l'annonce de ce projet absurde a finalement été l'élément déclencheur de votre saison ?

Je ne sais pas si ce fût l’élément déclencheur, mais ce qui est sûr, c’est que cet épisode nous a ressoudé. On s’est dit qu’on voulait faire quelque chose de beau tous ensemble pour cette fin de saison et on a réussi ce pari, là où l’on ne nous attendait pas.

Demi-finale de Challenge européen la saison dernière face à Bath. Vous menez 18-6 à un quart d'heure de la fin, et vous encaissez 3 essais en l'espace de 7 minutes. Vous vous retrouvez mené 18-25 à moins de 10 minutes de la fin (même si à l'issue de 3 dernières minutes folles, vous arrachez la victoire 28-25 au terme d'un scénario rocambolesque). Qu'est-ce qu'on se dit à ce moment là, quand on avait le match en main et qu'on se retrouve en position de rater une finale qui nous tendait les bras ? Quel est l'état d'esprit ?

On voulait, quoi qu’il arrive, aller chercher la victoire et nous ne sommes jamais aussi bons que lorsque nous sommes dos au mur. On voulait ce ticket pour la finale pour remercier la grande famille du Stade Français Paris : nos supporters, nos partenaires …

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Quel est ton plus beau souvenir avec le Stade Français Paris ?

J’en ai deux : justement cette demi-finale de Challenge Cup à Jean Bouin contre Bath, puis le derby face au Racing 92 aussi à Jean Bouin la saison dernière.

Est-ce qu'après les départs de beaucoup d'anciens et de cadres à l'intersaison, tu as senti l'atmosphère d'une réelle nouvelle ère qui s'ouvrait pour le club, ou est-ce que la transition s'est faite assez naturellement ?

La transition s’est faite naturellement mais c’est vrai que le début de saison fût particulier car beaucoup de mes amis sont partis. Je crois en ce nouveau projet, d’où la prolongation de mon contrat jusqu’en 2021 avec le Stade Français Paris.

Quelles sont tes ambitions personnelles pour l'avenir ?

Etre performant avec le Stade Français Paris et retrouver les premières marches du classement en Top 14 (le podium).

Une anecdote pour finir ?

Un jour, Pascal Papé, Hugo Bonneval et moi-même avions tourné une pub pour Lancia, et nous avions appris avec Hugo notre première sélection en équipe de France ce jour-là.

Merci de nous avoir accordé cette interview et ainsi d'être le premier rugbyman professionnel à répondre aux questions de We Sport Fr, et bonne chance pour votre fin de saison avec le club de la capitale !

Grégoire ALLAIN (@GregoireAln)