Rein Taaramäe : Itinéraire d’un talent gâché

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Ligue 1

Nombreux sont les coureurs cyclistes qui laissent entrevoir un fort potentiel dès leur plus jeune âge. Mais pour certains d’entre eux, si le début de carrière s’avère très prometteur, la suite ne répond pas toujours aux attentes. Retour sur le parcours de ceux que l’on peut appeler des « talents gâchés », avec aujourd’hui le portrait de l’Estonien Rein Taaramäe.

 

Des débuts prometteurs

En 2006, le jeune Rein Taaramäe rejoint la France et le club de la Roue d’or Saint-Amandoise, à seulement 18 ans. Il y remporte ses premières victoires, notamment sur le Grand Prix de Vougy et le Grand Prix de Plouay. Très vite repéré par plusieurs équipes professionnelles, il s’engage du côté de Cofidis en 2008.

Dès la saison suivante, il débute sur le circuit ProTour. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les débuts sont réussis. Troisième au classement général sur le Tour de Romandie, puis vainqueur du Tour de l’Ain et de sa dernière étape, l’adaptation semble réussie pour Taaramäe. Le coureur de 22 ans réalise également le doublé lors des championnats d’Estonie, avec le titre sur la course en ligne et sur le contre-la-montre. En 2010, il décroche quelques victoires d’étapes, notamment sur Paris-Nice et sur le Tour de Catalogne, avant de prendre part à son premier Tour de France. Malheureusement, il est contraint à l’abandon lors de la treizième étape.

Avec une quatrième place au classement général sur Paris-Nice (meilleur jeune), une onzième sur le Tour de France (dauphin du maillot blanc), puis une victoire sur la 14ème étape de la Vuelta, la saison 2011 est sans doute la plus aboutie pour Rein Taaramäe. Une saison réussie qui aurait dû en appeler d’autres.

 

Le coup d’arrêt

Mais l’année 2012 freine considérablement la progression de l’Estonien. S’il termine troisième de l’Etoile de Bessèges, puis deuxième du Tour d’Andalousie, la suite est bien plus compliquée. Après un Paris-Nice décevant, qu’il termine à la 87ème place du classement général, il apprend qu’il est atteint d’une mononucléose. Au repos forcé jusqu’au Tour de Castille-et-Léon, le sort semble s’acharner sur Rein Taaramäe, victime d’une chute avec fracture du coude. Il est tout de même sélectionné pour le Tour de France, qu’il termine en 36ème position.

 

Loin des attentes

Après une année 2012 tronquée pour cause de problèmes physiques, le coureur de l’équipe Cofidis parvient à décrocher des places d’honneur sur quelques courses lors des saisons suivantes. Mais ses performances restent bien loin des espérances, avec notamment une 102ème place au général sur le Tour de France 2013. Fin 2014 et après une nouvelle Grande Boucle décevante (88ème au général), il quitte Cofidis pour rejoindre Astana. Mais, sélectionné aux côtés de Vincenzo Nibali sur le Tour de France, il doit cette fois abandonner lors de la onzième étape. Au mois d’août, il s’impose sur l’Arctic Race of Norway et sur le Tour de Burgos, mais n’est pas conservé par Astana.

Il rejoint donc l’équipe Katusha-Alpecin pour les deux saisons suivantes. Pour la première fois de sa carrière, il prend part au Tour d’Italie au cours duquel il remporte la 20ème étape. Il enchaîne ensuite avec la Vuelta, mais est contraint à l’abandon dès la septième étape.

 

Depuis 2018, Rein Taaramäe évolue sous les couleurs de l’équipe Total-Direct Energie, avec laquelle il parvient à décrocher quelques places d’honneur. A 33 ans et même s’il lui reste quelques années à passer dans le peloton, le train semble passé pour l’Estonien. A cause de multiples problèmes physiques qui l’ont trop souvent contraint à l’abandon, il ne confirmera sans doute jamais les nombreux espoirs placés en lui.

 

Crédit photo : Team Total Direct Energie

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