Déjà auteur d'une saison 2019-2020 compliquée, le SUA Agen sort cette fois-ci d'une saison cauchemardesque. Les raisons de cet échec sont multiples : que ce soit à cause de la pandémie ou bien du licenciement d'anciens entraineurs, Agen en aura bavé cette année.
- Classement en Top 14 : 14e avec 2 points -> 0V, 0N, 26D
- Parcours en Coupe d’Europe : éliminé en huitièmes de la Challenge Cup par Trévise
Les raisons de ce désastre
Comme mentionné dans l'introduction, les raisons de cette saison désastreuse sont multiples. Tout d'abord et comme pour de nombreuses équipes, la pandémie de COVID-19 a coupé l'équipe dans sa préparation de présaison. Durant 15 jours au mois de juillet, il a fallu tout stopper, ce qui a rendu difficile la préparation avant le début de la saison.
Toujours dans les premiers mois de la saison et après sept défaites de suite en sept journées de championnat, Christophe Laussucq, manager d'Agen et Rémy Vaquin, entraineur des avants, sont remerciés, après la défaite 71-5 contre l'UBB. Ils seront remplacés, deux semaines plus tard, par trois anciens joueurs : Régis Sonnes au poste de manager, Djalil Narjissi en tant qu'entraineur des avants et Sylvain Mirande comme entraineur des arrières. Narjissi quittera le staff d'Agen un mois plus tard, ne pouvant cumuler son poste et sa vie professionnelle.

Le nouveau manager, Régis Sonnes, a également dû composer avec une infirmerie pleine à craquer. Par exemple, lors de la 24e journée, cette dernière comptait pas moins de 22 joueurs absents, quasiment une équipe entière indisponible. Dans ces blessés, on retrouvait plusieurs joueurs qui auraient fait beaucoup de bien au SUA comme Laurence Pearce ou encore Johann Sadie, sans oublier les absences de la recrue phare, Gabriel Ibitoye, qui a fini par poser ses valises du côté de Montpellier. Des absences de poids qui auraient pu permettre aux Agenais d'exister dans davantage de rencontres, eux qui ont très souvent coulé face aux autres écuries de Top 14.
Une année de transition
C'est en tout cas ce qu'avait laissé sous-entendre le président du SUA Agen, Jean-François Fonteneau, à l'AFP : ” On se projette plutôt sur la saison prochaine. Celle-ci, c'est une saison blanche, qui a très mal commencé puisqu'on était le premier club à être atteint par le COVID“.
Après plus d'un an sans victoire ainsi que des départs en cascade (23), Agen va préparer son futur et sa saison à venir en Pro D2. Bien que la situation ne soit pas des plus agréables à vivre, le club va aller de l'avant. À l'image de son président, les projets sont nombreux avec un nouveau stade et un nouveau centre de formation, le club va tenter de se ressaisir et d'oublier cette saison.
Des points positifs à retenir ?
Outre le Top 14, Agen était également inscrit en Challenge Cup. En finissant septième de leur poule, les hommes de Régis Sonnes sont passés en huitièmes de finale, où ils se sont inclinés contre Trévise. Au vu de la tournure de leur saison, c'est un point qui mérite d'être souligné et retenu. Seule ombre au tableau, l'incident survenu entre deux joueurs ivres à l'aéroport de Trévise. L'identité des deux hommes à l'origine de cette bagarre n'avait pas été communiquée. Malgré beaucoup de bonne volonté, les Agenais n'auront donc jamais trouvé la clé.
Avec 26 défaites en 26 matches et 2 points inscrits, cette saison restera comme la pire de l'histoire du club aux huit titres de champion de France. Après une saison compliquée, marquée par de nombreuses blessures, problèmes internes, le SUA a logiquement été relégué en Pro D2. En espérant que cette année en deuxième division pourra être favorable aux joueurs et au staff.