Rugby

Rugby Championship : les enseignements d’un tournoi écrasé par les All-Blacks

Crédit photo : Patrick Hamilton/AFP

Habituel rendez-vous des plus grands fans du ballon ovale, le Rugby Championship a encore tenu toutes ses promesses cette année. Grandissimes favoris, les All-Blacks n’ont pas laissé de miettes à leurs adversaires pour s’offrir un dix-huitième titre avec cinq victoires en six matchs.

Une domination (presque) totale All-Blacks

Si la Nouvelle-Zélande vient de se faire accrocher par l’Afrique du Sud (31-29) au terme de l’ultime match de cette édition avec un scénario complètement fou, rien ne sera reproché à ce que l’on peut nommer aujourd’hui « la meilleure nation de rugby » au monde. Outre son passé glorieux, le XV néo-zélandais a encore prouvé qu’il n’avait pas d’égal dans une compétition déjà remportée à dix-sept reprises. Dès la première journée, à l’Eden Park d’Auckland, les voisins australiens s’étaient déplacés pour subir les foudres des hommes de Ian Foster. Une victoire éclatante 57-22 qui a lancé les All-Blacks vers la quête d’un nouveau sacre.

Une attaque percutante et efficace, voilà ce qui a également permis aux Néo-Zélandais de sortir largement vainqueur de leurs confrontations directes avec l’Australie et l’Argentine. Si lors de la deuxième rencontre contre les Wallabies, ils l’ont emporté 38-21, c’est contre les Pumas que la domination a été encore davantage visible. 75 points marqués contre seulement 13 encaissés. Des points qui ont donné deux succès supplémentaires et presque l’assurance d’une victoire finale. Un succès contre l’Afrique du Sud (19-17) grâce à une pénalité de Jordie Barett en fin de match et le sacre était assuré avant même cette dernière rencontre perdue sur le fil ce week-end.

Une catastrophe argentine

Intégrés parmi les trois meilleures nations de l’hémisphère sud en 2012 pour créer le Rugby Championship, les Pumas avaient l’occasion de progresser à vitesse grand V en affrontant les plus grandes nations. Et pour la huitième fois depuis 2012, le pays argentin a vu sa nation boucler cette nouvelle édition à la dernière place. Une défaillance régulière ponctuée par six défaites et zéro point. Une performance déjà réalisée en 2017 et qui en dit long sur le mal ambiant du côté de Mario Ledesma et ses hommes. Complexe d’infériorité, problèmes internes ou joueurs encore trop peu expérimentés, l’Argentine est encore loin des attentes dans cette compétition. Une polémique récente en dit long sur la difficulté des Argentins de trouver leur place dans le Rugby Championship.

En effet, une simple photo pour la promotion de la compétition sans les Argentins a suffi à irriter la sélection et son manager : « On a passé trois semaines dans un rayon d’une heure pour faire la photo, et d’un coup, on se retrouve à 1 400 kilomètres, on ne peut pas y aller et c’est là qu’ils prennent la photo. C’est un manque de respect et ça fait très mal. La seule chose qu’on demande, c’est d’être traités équitablement et avec respect. Dans ce cas, évidemment, ce n’était pas le cas. »

L’Afrique du Sud et l’Australie, deux tournois bouclés avec des regrets

Du côté des champions du monde sud-africains, derniers vainqueurs du Tournoi en 2019 en compagnie des trois autres équipes, le seul coup d’éclat de ce tournoi vient de se produire au début de ce week-end. Une dernière victoire contre les All-Blacks, invaincus dans le tournoi, pour sauver un tournoi terni par deux défaites contre l’Australie, éternel rival. Des contre-performances qui auraient pu tout changer avant les deux dernières rencontres contre la Nouvelle-Zélande. Pour l’Australie, seuls les hommes habillés en noir ont su faire peur aux Wallabies qui terminent à la deuxième place de ce tournoi, mais avec un léger regret de ne pas avoir joué jusqu’au bout pour la victoire finale.

Crédit photo : AFP

 

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