Gary O’Neil a officiellement remplacé Liam Rosenior. Sous pression avant même d’avoir débarqué en Alsace, le nouvel entraîneur anglais du RCSA va devoir gérer 3 dossiers houleux pour cette année 2026. Explications.
Après l’AFC Bournemouth et les Wolves de Wolverhamton, Gary O’Neil va prendre les rênes du RCSA. A seulement 42 ans, l’ancien milieu anglais a la lourde responsabilité de faire oublier Liam Rosenior. O’Neil débarque dans un climat de tension, alors que les supporters du RCSA se sont complètement désolidarisés de la direction du club alsacien.
Conserver les meilleurs joueurs du RCSA
L’exode vers Chelsea semble être la crainte la plus importante à avoir pour tout fan de football français. Parce que, si la multi-propriété BlueCo a réussi à relancer sportivement Strasbourg, elle est surtout en train de noyer les objectifs du RCSA au détriment de ceux du club londonien.
Le départ de Liam Rosenior va-t-il en entraîner d’autres dans les jours à venir ? Possible. Critiqué ouvertement par les supporters strasbourgeois, Marc Keller n’est plus en odeur de sainteté dans son club de toujours. Mais le pire est à venir si les chouchous de Rosenior le suivent à Chelsea.
Ce matin, la rumeur d’un transfert de Valentin Barco en Premier League a secoué la planète Ligue 1. Emanuel Emegha quittera la France en juin prochain. Quel prochain joueur du RCSA sera sur la liste ? Mamadou Sarr est toujours lié à Chelsea. Les Blues se sont déjà mêlés de l’avenir de Guéla Doué. Bref : si Gary O’Neil veut s’imposer à Strasbourg, il va falloir conserver une équipe compétitive.
Renouer avec les supporters de la Meinau
Pour cela, une chose semble être obligatoire : gagner. Cela semble être facile, dit comme cela. Mais seules des garanties sportives motiveront les meilleurs éléments de Strasbourg à rester en Ligue 1. En échec depuis 5 matchs en championnat (2 nuls et 3 défaites), les hommes de Gary O’Neil accueillent le FC Metz le 18 janvier prochain.
Une opportunité de rêve, alors que les Messins sont lanterne rouge. Une victoire contre Metz est d’ailleurs obligatoire, puisque le RCSA défie ensuite le LOSC, le PSG, puis Le Havre, l’OM, l’OL et le RC Lens. 5 chocs sur 6 face à des concurrents pour l’Europe. De quoi forcer Strasbourg à se remobiliser rapidement.
Ce week-end, Gary O’Neil officiera son 1er match sur le banc du RCSA. Ce sera en Coupe de France, face à Avranches. L’occasion de tester son effectif, et de progresser dans une compétition qui pourrait offrir un bol d’air à une Meinau sous tension. Mais s’il y a bien une compétition qu’il ne va pas falloir négliger, c’est la C4.
La Ligue Europa Conférence, un titre européen pour oublier
Nous en parlions fin novembre : le Racing Club de Strasbourg doit avoir l’ambition de gagner la Ligue Europa Conférence. Une victoire en Coupe d’Europe enverrait un message fort à Todd Boehly et aux dirigeants de BlueCo. Pour l’instant, le club alsacien réalise une campagne parfaite (5 victoires et 1 nul), occupant la 1ère place au classement.
Alors que la Ligue 1 n’offre aucune garantie de qualification en Coupe d’Europe, le RCSA pourrait se focaliser sur C4 pour vivre de belles soirées européennes. Parce qu’un titre majeur offrirait du crédit à Gary O’Neil. Parce que gagner la Ligue Europa Conférence donnera des arguments pour conserver et attirer des tops players.
Mais surtout, parce qu’une saison blanche après avoir dépensé 111,5M€ cet été ferait grincer des dents les supporters de la Meinau. Surtout si tous ces millions s’échappent finalement à Chelsea. Gary O’Neal est prévenu : la tâche parait compliquée. Pourtant, il est possible d’envisager du positif dans le ciel sombre alsacien.