Joueur peu médiatisé, Teddy Iribaren est pourtant un des éléments clés du Racing 92 ces derniers mois. Homme au parcours atypique, il s'épanouit aujourd'hui dans l'un des meilleurs clubs français, après avoir connu des heures difficiles lors de ses débuts dans le monde professionnel.
Des débuts compliqués
Originaire du Pays basque, Teddy Iribaren commence le rugby à l'âge de quatre ans. Après dix ans au sein du club de Balma, le premier événement notable de sa jeune carrière est son arrivée dans l'équipe espoir du Stade toulousain, en 2005. Alors qu'il a depuis toujours une préférence pour le poste de 10, Iribaren opte finalement pour le poste de demi de mêlée lorsqu'il arrive à Toulouse.
Cependant, barré par la concurrence pour accéder à l'équipe professionnelle, il est contraint de quitter le club en 2011, et rejoint Tarbes. Il y restera trois saisons, avant d'effectuer le grand saut en rejoignant le MHR en 2014, où il effectue ses grands débuts en Top 14 à l'occasion d'une victoire des Héraultais à Bayonne. Mais une nouvelle fois, Iribaren sera barré d'un poste de titulaire en équipe première avec l'arrivée de Jake White en lieu et place de Fabien Galthié.
Le Racing, la résurrection
A la fin de la saison 2014/2015, placardé par Jack White, il quitte donc Montpellier et signe à Brive. Il se révèle véritablement aux yeux des amateurs du Top 14 lors des deux saisons suivantes, pendant desquelles il dispute la bagatelle de 40 matches. Il s'impose en tant que demi de mêlée numéro un, et attire l'attention des recruteurs du Racing 92, qu'il rejoint en 2017. Un transfert qui va changer sa carrière. Malgré une rude concurrence avec des joueurs tels que Maxime Machenaud par exemple, le joueur basque se bat et glane petit à petit du temps de jeu chez les Ciels et Blancs.
Avec respectivement 15, 13 et 12 (saison en cours) titularisations sur les trois dernières années en championnat, Iribaren s'épanouit au sein du club francilien. Dans ce poste primordial de numéro 9 qu'il occupe, il dynamise et pèse très régulièrement sur l'entre-jeu des siens. Capable de coup d'éclat, comme en témoigne son hallucinante chistera lors de la réception du Munster en Champions Cup, Iribaren est décisif, et montre de matches en matches toutes ses qualités, ravissant constamment les observateurs. Avec 303 points inscrits en 76 matches, le natif de Toulouse est aujourd'hui un demi de mêlée de référence du championnat de France, et tient sa revanche sur les difficultés qu'il a pu connaître tout au long de sa carrière, qui ne semblent désormais plus être qu'un lointaine frustration.
Crédit photo de l'image en Une : OLIPHIL
Grégoire Allain