Vainqueur du LOU vendredi dernier au stade Pierre-Fabre, Castres a enchaîné un cinquième succès consécutif. Surfant sur une dynamique impressionnante, le CO est plus que jamais dans la course aux phases finales.
Quel est le point commun entre le Stade toulousain et le Stade rochelais, en dehors du fait qu’ils disputeront tous les deux la finale de la Champions Cup le 22 mai prochain ? Ils se sont tous les deux récemment inclinés contre Castres, alors qu’ils caracolent pourtant aux deux premières places du Top 14. C’est dire à quel point la déferlante tarnaise emporte tout sur son passage depuis quelques semaines. En pleine bourre, les hommes de Pierre-Henry Broncan tiennent actuellement un rythme endiablé, leur permettant d’intégrer la course aux playoffs.
31 points par match en moyenne sur les 8 dernières rencontres
Les Castrais restent en effet sur cinq succès consécutifs. Mieux encore, ils comptent sept victoires sur leurs huit derniers matches, seul le Racing étant parvenu à éviter le sort funeste réservé à Bayonne, Montpellier, La Rochelle, Pau, Toulouse, Bayonne à nouveau et Lyon. Après avoir longtemps semblé voué à batailler pour son maintien, le CO a finalement grimpé au classement comme un boulet de canon et se retrouve à la sixième place, qualificative pour les phases finales, à trois journées de la fin de la saison régulière.
Mais comment expliquer cette spectaculaire métamorphose ? Tout d’abord, les Olympiens marquent plus, beaucoup plus. Lors de cette fameuse série de huit rencontres, ils ont inscrit 31 points par match en moyenne, contre 18,8 sur leurs 15 précédentes sorties en championnat. Surtout, Castres peut s’appuyer sur un pack redoutable, dont la puissance physique fait des ravages en Top 14. La première ligne Antoine Tichit – Gaëtan Barlot – Wilfrid Hounkpatin a par exemple débuté lors de chacun des sept derniers succès tarnais.

En deuxième latte, l’apport de l’Australien Tom Staniforth, arrivé en cours de saison et passé par le Super Rugby, est indéniable. Enfin, le CO peut aligner en troisième ligne des combattants rugueux et infatigables, de son capitaine Mathieu Babillot à Baptiste Delaporte en passant par l’international Anthony Jelonch. Une preuve de la force des avants castrais ? Les nombreux essais inscrits à la suite de pénalités jouées à la main près de l’en-but adverse, le dernier en date marqué par Hounkpatin contre Lyon.
Nakosi en finisseur, Urdapilleta à la baguette
Mais les Olympiens peuvent aussi compter sur des arrières performants. Certains d’entre eux ont d’ailleurs débuté les huit dernières rencontres, devenant ainsi de véritables tauliers. C’est le cas de l’ailier Filipo Nakosi (sept essais sur la période), de l’ouvreur Benjamin Urdapilleta (33 points face à Montpellier, un record en Top 14), de l’arrière Julien Dumora (titulaire à chaque match de championnat cette saison) et du centre Thomas Combezou.
À la faveur d’une très belle série de résultats, Castres s’est donc offert le droit de rêver des barrages. Et son prochain match s’annonce d’ores et déjà brûlant : le CO, sixième de Top 14, se déplacera à Bordeaux pour y défier l’UBB, qui occupe le septième rang avec deux matches de retard. Face à des Girondins en forme, récents demi-finalistes de la Champions Cup, le défi sera de taille. Et l’enjeu aura une belle odeur de phases finales.
Crédit photo en une : Castres olympique