Le Stade Français Paris, réduit à 14 en fin de rencontre, est parvenu à s’imposer à Castres pour son premier match de la saison (16-22). Face à une défense parisienne héroïque, les Castrais ont tout tenté, mais ne sont pas parvenus à prendre le moindre point.
Une première mi-temps rythmée, à l’avantage du Stade Français
Pour leur premier match officiel de la saison, les joueurs du Stade Français ont démarré cette rencontre tambour-battant. Les joueurs de Gonzalo Quesada maîtrisent le début de partie et profitent de l’indiscipline castraise pour mener rapidement au score suite à deux pénalités transformées par le buteur parisien Nicolás Sánchez (0-6, 7e)
Les Castrais reviennent néanmoins rapidement dans le match. Après plusieurs attaques successives, ils bénéficient d’une pénalité suite à un hors-jeu parisien. Benjamín Urdapilleta permet alors à son équipe d’ouvrir son compteur point (3-6, 13e).
Les deux équipes se rendent coup pour coup, et Nicolás Sánchez permet au Stade Français de reprendre un peu d’avance en transformant une nouvelle pénalité, suite à un hors-jeu tarnais (3-9, 18e). L’avantage sera de courte durée puisque sur l’action suivante, après plusieurs pick and go et un joli crochet, Benjamín Urdapilleta file inscrire le premier essai de la partie, qu’il transforme lui-même (10-9, 18e).
Les soldats roses reviennent ensuite à la charge, et le troisième ligne français Sekou Macalou vient inscrire un essai en bout de ligne seulement deux minutes après, suite à une longue séquence parisienne. Nicolás Sánchez passe la transformation (10-16, 22e).
La suite de cette première mi-temps est marquée par de nombreux changements effectués par les deux coachs, pour protéger les organismes. Pendant une dizaine de minutes, les deux équipes vont se livrer un rude combat avec beaucoup d’intensité dans les duels. Castres profite d’une faute parisienne pour refaire une partie de son retard grâce à une nouvelle pénalité de Benjamín Urdapilleta (13-16, 33e). Suite à une erreur de la mêlée castraise, le Stade Français reprend un peu de marge avec une pénalité transformée par Nicolás Sánchez à la sirène (13-19).
Les soldats roses ont tenu face aux assauts castrais
La deuxième mi-temps repart avec beaucoup d’intensité et d’impacts dans les duels, mais aucune des deux équipes ne parvient à prendre le dessus. Castres se rapproche du Stade Français et l’inévitable Benjamín Urdapilleta permet aux siens d’empocher trois nouveaux points (16-19, 42e). Les joueurs parisiens repartent à l’attaque avec la percée d'Arthur Coville (48e), qui est stoppé par un magnifique retour de Filipo Nakosi avant d'aplatir.
A la 52ème minute, après à une faute grossière, le pilier parisien, Giorgi Melikidze, est sanctionné d’un carton jaune. Les joueurs castrais ne profitent cependant pas de leur supériorité. Malgré de nombreuses offensives tarnaises, les Parisiens défendent bien et le match s’équilibre. A la 65ème minute, le pilier droit du Stade Français Paul Alo-Emile reçoit un carton rouge après un mauvais plaquage à l’épaule et à la tête sur Florian Vialelle.
Les soldats roses défendent leur avance de manière héroïque. Ils en profitent même pour accentuer l’écart suite à une pénalité transformée par le nouvel entrant Joris Segonds (16-22, 70e). Castres passe à l’offensive et tente le tout pour le tout. Après une bonne séquence de jeu, Filipo Nakosi inscrit un essai tout en puissance, en bout de ligne, mais ce dernier est refusé après arbitrage vidéo. En infériorité numérique, le Stade Français contient les attaques castraises et finit par s'imposer 22 à 16 au stade Pierre-Fabre, dans un match guerrier.
Le Castres Olympique réalise une mauvaise opération à domicile en ne prenant aucun point. Peut-être avait-il la tête au quart de finale de Challenge Cup, dimanche prochain face aux Leicester Tigers ? En tout cas, c'est une première sortie tout à fait convaincante pour les Parisiens, qui se seront assurément rassurés après des semaines de doutes lors de l'intersaison.
Crédit photo image en Une : Rugbyrama