En grande difficulté sportive en TOP 14, le Montpellier Hérault Rugby doit aussi composer avec une lutte d'influences de chaque instant. Ces derniers jours, Bernard Laporte et Philippe Saint-André ont remis de l'huile sur le feu. Morceaux choisis.
MHR : Bernard Laporte lance les hostilités
Champion de France de Top 14 en 2022, le Montpellier Hérault Rugby n'est plus que l'ombre de lui-même. Sur une série en cours de six défaites, toutes compétitions confondues, le MHR s'apprête à défier consécutivement Toulouse, le LOU, puis Clermont en Auvergne. Un vrai parcours du combattant pour une équipe qui occupe actuellement l'avant-dernière place du Championnat de France. Si Oyonnax va retrouver la Pro D2 à la rentrée, les Montpelliérains, eux, semblent promis à un barrage pour éviter la descente. Pas un cadeau, mais la logique sportive s'en trouve respectée. La semaine passée, l'actuel directeur sportif du club, Bernard Laporte, dans les colonnes du Midi-Libre, avait fustigé ses prédécesseurs : “Ce n’est pas normal qu’on soit tributaire de trois, quatre joueurs, avec une très grosse masse salariale d’ensemble. Cette équipe est complètement déséquilibrée, celui qui a fait cette équipe est un escroc. Je l’ai toujours dit, c’est inadmissible, car on le paie cash.” Philippe Saint-André, ancien homme fort du MHR, s'est senti visé et n'a pas tardé à répondre.
Vincent Moscato réagit aux propos très durs de Bernard Laporte sur Philippe Saint-André ! https://t.co/M3Veqng09o
— blog-rct.com (@Blog_RCT) May 13, 2024
Philippe Saint-André lui répond !
Dans l’émission le Super Moscato Show sur RMC, Philippe Saint-André s'est empressé de contre-attaquer : “Être traité d’escroc, venant de Bernard Laporte, je le prends plutôt comme un compliment. Il y a 24 internationaux dans l’effectif du MHR, dont 12 Français. Il y en avait 26 avant, après c’est le choix du manager. Bernard Laporte a choisi de se séparer de Henry Thomas, champion de France avec nous en 2022, il était titulaire. De Tolu Latu, international australien parti à La Rochelle, et de Paolo Garbisi, que j’avais recruté tout jeune et qui pour moi, est l’un des meilleurs demis d’ouverture d’Europe.” Avant de temporiser : “Je le respecte. Là, il dit que c’est de ma faute, mais il faut avoir de la nuance.” Vous l'aurez compris, la galère dépasse largement le terrain cette saison à Montpellier.