Le Stade Français a fait preuve de courage pour venir à bout de Toulon en clôture de la 11e journée de Top 14, ce dimanche soir (24-23). Une quatrième victoire consécutive à domicile qui permet au Stade Français de rentrer dans le Top 6 au classement.
Les avants varois à la fête
Ce sont deux équipes très proches au classement qui se retrouvaient ce dimanche soir au stade Jean-Bouin. 7e avant cette 11e journée, le Stade Français Paris recevait le RC Toulon, 6e, pour tenter décrocher un quatrième succès consécutif à domicile. Une affiche qui s'annonçait équilibrée, et dont les premières actions se sont avérées conformes à ce qu'on pouvait attendre. Les Parisiens ont d'entrée tenté de mettre du rythme pour déborder le rideau défensif des Varois. Mais ce sont bel et bien les Toulonnais qui ont inscrit les premiers points de la rencontre par Baptiste Serin (0-3, 10′).
Désireux de se racheter de leur défaite sur le fil à Gerland la semaine dernière, les locaux remettent par la suite les mains sur le ballon, et réagissent rapidement à l'ouverture du score adverse. A l'attaque aux abords des 22 mètres varois, Joris Segonds est au départ d'une action conclue par Lester Etien, suite à un beau mouvement collectif des arrières parisiens (5-3, 15′).
Contrairement à ses dernières prestations à domicile, le Stade Français ne parvient pas à enchaîner les temps de jeu efficaces pour se défaire de la pression adverse. Malgré un drop de Joris Segonds, les Parisiens se voient punir par un ancien de la maison peu avant la demi-heure de jeu. Quelques minutes après une première percée qui avait battu plusieurs défenseurs, Sergio Parissse est à la conclusion d'une action aux abords de la ligne parisienne, qui permet à Toulon de reprendre les devants (8-10, 25′). Subissant les assauts des Rouge et Noir, les hommes de Gonzalo Quesada cèdent même une deuxième fois juste avant le repos. Christopher Tolofua inscrit en force le deuxième essai de son équipe, et permet aux siens de rentrer aux vestiaires avec l'avantage au score (11-17).
Segonds a pris les choses en main
Les Parisiens, harangués par le jeune Segonds, reviennent avec de meilleures intentions en seconde période, et commencent à se montrer dangereux sur les ailes. Cinq minutes après la reprise, les Toulonnais sont poussés à la faute. Les locaux choisissent la pénaltouche, et finissent par capitaliser en inscrivant un deuxième essai par Tolu Latu. Segonds transforme, et les coéquipiers d'Arthur Coville repassent devant (18-17, 46′). Le chassé-croisé continue.
Mais les hommes du président Wild continuent de commettre des bévues techniques qui ne leur permettent pas de prendre le large. Les deux équipes restent très proches au tableau d'affichage, et Segonds doit répondre à Serin pour permettre à son équipe de garder le contrôle du score à vingt minutes du terme (21-20, 60′).
Ce mano à mano n'a pas encore choisi son vainqueur, et les joueurs du club de la capitale voient ressurgir leurs démons du début de saison. Fébriles sur les ballons portés, pénalisés en mêlée, les locaux offrent l'occasion aux hommes de Collazo de reprendre les devants. Une opportunité que ne manque pas Serin face aux perches (21-23, 66′). Pour la huitième fois de la soirée, l'équipe qui mène à la marque change d'identité.
En fin de rencontre, la rentrée de James Hall fait du bien au Stade Français. Dès son entrée en jeu, il permet à son équipe de récupérer une pénalité, que passe une nouvelle fois Joris Segonds (24-23, 69′). La tension est maximale, le suspense irrespirable. Les hommes de Quesada souffrent, laissent la possession à leurs adversaires, mais tiennent bon. Les coéquipiers de Hall arrachent un dernier ballon, et mettent fin aux espoirs toulonnais. Victoire finale, 24-23.
Les locaux peuvent exulter, ils remportent cette rencontre au sommet face à un concurrent direct pour la qualification ! Même si beaucoup de choses seront à revoir, les Stadistes décrochent un succès très important pour la confiance, et montent à la 4e place du championnat. Le début de saison est réussi, et les Soldats roses peuvent désormais se tourner vers l'Europe avec le sentiment du devoir accompli.
Crédit photo : Quinze Mondial