Huitième épisode de la présentation complète des équipes du Tour 2018. Et cette fois-ci, on sort la Bahrain-Merida et Vincenzo Nibali de notre musette !

Le leader

Habitué et ancien vainqueur, Vincenzo Nibali, a remporté 4 grands tours (2 Giro, 1 Vuelta et 1 Tour de France) a d’ores et déjà marqué l’histoire du sport. Capable de briller dans des classiques qui ne correspondent pas à ses qualités premières (par exemple Milan-San Remo), Nibali est admiré pour sa science de la course. Dernier coureur à avoir chipé le maillot jaune à Chris Froome, il vient sur le Tour avec l’ambition de rééditer sa performance de 2014.  

Les ambitions

Elles sont très claires : gagner le Tour. Pour cela, l’équipe de Brent Copeland veut compter sur les points forts de son leader, la montagne. 2 des frères Izagirre et de Pellizotti (meilleur grimpeur en 2009), la Bahrain-Merida aligne une des plus impressionnantes équipes dans la montagne, là où ils comptent faire la différence.

Pour les victoires d’étape sur le plat, Colbrelli peut avoir une carte à jouer s’il est accompagné par Koren voire Haussler, mais nul doute que ça ne fera pas partie des priorités immédiates de l’équipe bahreïnie.

Leur point fort

Avec Nibali, son grognard des hautes sphères Pozzovivo et les frères Izagirre, la Bahrain mise sur une équipe capable de suivre les meilleurs quand les pentes s’élèveront voire d’imprimer un rythme pour placer le Requin de Messine dans les meilleures conditions pour la victoire finale. Surtout, l’expérience de vieux briscard comme Pellizotti peut faire la différence quand la course se jouera à la pédale et sous le casque.

Leur point faible

Si Colbrelli a déjà prouvé qu’il pouvait tutoyer et même dépasser les meilleurs ponctuellement, il ne fait pas encore partie à proprement parler de l’aristocratie des sprinteurs. S’il veut briller sur les arrivées massives, il lui faudra sans doute compter sur un petit coup du sort tant la concurrence semble au-dessus.

Dans les contre-la-montre individuel ou par équipe, il n’est pas certain que la Bahrain soit capable de faire des différences spectaculaires et elle devra miser à fond sur la montagne pour espérer le général.

Enfin l’âge de certains de ses leaders, à commencer par celui de Nibali ou Pellizotti peut créer le doute sur leur capacité à bien figurer sur une course en trois semaines.

Leurs étapes clefs

Bahrain-Merida aura en ligne de mire les arrivées en altitude, sans pour autant aller chercher la gagne à chaque fois. Les arrivées au Grand Bornand, à l’Alpe d’Huez ou Saint-Lary-Soulan seront capitales pour eux.

Le prono de la rédac

A l’aise dans son Giro, s’il est capable d’enchainer Pozzovivo a une carte à jouer dans ce Tour. Pourquoi ne pas l’imaginer en blanc et rouge sur les Champs le 29 juillet prochain ?

L’équipe Bahraïn-Merida : Nibali, Izgirre (Ion et Gorka), Pozzovivo, Pellizotti, Colbrelli, Haussler, Koren.