Cyclisme

Tour de France, acte II : une deuxième semaine de tous les dangers

Après le show van der Poel, puis le show Pogačar, cette deuxième semaine pourrait bien être l’occasion de démonstrations collectives mais aussi de défaillances terribles. À l’occasion de cette première étape de repos, We Sport vous propose d’imaginer quelques possibilités pour la deuxième semaine du Tour. 

Albertville – Valence : première échappée victorieuse ?

Étape de transition par excellence, cette dixième étape peut tout autant sourire à une échappée qu’offrir un sprint massif. Comme cela est de coutume, les clefs de l’étape seront entre les mains des équipes de sprinters. Toutefois, là est la subtilité. En effet, des sprinters, il n’en reste plus beaucoup. Arnaud Démare hors délai, Ewan à la maison, Mark Cavendish est alors immense favori. Les clefs seront alors entre les mains de la formation Quickstep … À moins qu’une autre formation n’en décide autrement ? Ou que le vent vienne s’en mêler.

Le Ventoux une fois, le Ventoux deux fois 

© ASO

Étape reine de la semaine, cette étape de mercredi pourrait bien bouleverser le classement général. Avec une double ascension du Géant de Provence, il ne fait aucun doute que les organismes seront encore une fois mis à très rude épreuve. Si l’on ne peut s’empêcher de craindre une nouvelle démonstration du Maillot Jaune lorsque l’on voit la supériorité qu’il a affichée ce week-end, il faut néanmoins rester prudent. En effet, le climat attendu ce mercredi sera bien différent de celui rencontré ce week-end. Avec plus de trente degrés attendus, la chaleur pourrait être difficile à supporter pour certains coureurs. Attention donc aux défaillances dues au changement de température.

En dehors du paramètre météorologique, il faudra surtout affronter par deux fois le Géant de Provence. Théâtre de résurrections comme de descentes aux Enfers, le Ventoux est impitoyable, long et raide. Mercredi c’est sûr, aucun favori ne pourra se cacher. S’il est dans une mauvaise journée, Pogačar lui-même pourrait connaître la même déception que Simon Yates en 2018 sur le Giro. Si pour l’heure on pense le Slovène invincible, le Ventoux pourrait bien le mettre à terre et plus bas encore…

Une transition venteuse 

Nîmes, puis Narbonne, voici les deux destinations de cette fin de semaine. Si le dénivelé ne sera pas insurmontable, le vent pourrait bien être le facteur X de ces deux journées. Souvent planes et exposées au vent, ces routes pourraient bien se révéler un piège fatal à un favori imprudent. On se rappellera par ailleurs que l’an passé, Tadej Pogačar avait perdu plus d’une minute dans un coup de bordure en direction de Lavaur. Au vu de sa supériorité en montagne, c’est peut-être là que ses adversaires pourront tenter de le mettre à mal.

Quillan, dernier arrêt avant les Pyrénées

© ASO

Longue de 183 kilomètres, la quatorzième étape semble être promise aux baroudeurs qui auront dans le piémont pyrénéen un très beau terrain de jeu. La présence de trois difficultés classées en deuxième catégorie pourrait également inciter les coureurs intéressés par le maillot à pois à se porter à l’avant, à moins que les coureurs du classement général soient intéressés par cette étape.

Ne pas s’endormir en Andorre 

Avant la dernière journée de repos, les coureurs auront face à eux la première des étapes pyrénéennes. Avec trois cols classés en première catégorie, cette étape va mettre en jeu plus de 30 points pour le classement de la montagne, ce qui devrait sans doute animer l’étape.

© ASO

Cette journée sera surtout l’occasion de franchir les plus hauts sommets de ce Tour de France 2021. Avec 4 sommets au-dessus de 1 500 mètres d’altitude, dont le Port d’Envallira à plus de 2 400 mètres, il va sans dire que l’altitude jouera sans doute un rôle majeur. Si chaque favori a été s’entraîner en altitude, il ne faudra surtout pas sous-estimer ce paramètre qui a été fatal a tant de grands coureurs. Au total, ce sont près de 3 000 mètres de dénivelé positif qui seront offerts aux coureurs du Tour de France. Si les cols au programme ne sont pas aussi mythiques que le Tourmalet, ils n’en seront pas moins des pièges potentiellement fatals.

Si l’on ne connaîtra pas encore le nom du successeur de Tadej Pogačar au soir de cette étape andorrane, on saura par contre avec certitude qui sera hors-jeu dans la course au podium sur les Champs-Élysées. 

photo en une : Provence guide
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