6 Nations

Un œil sur le Tournoi des 6 Nations : éternel pays de Galles…

Peu ou pas d'experts voyaient cette équipe du pays de Galles terminer dans le top 3 de ce Tournoi des 6 Nations 2021, et encore moins à la première place, ratant d'un cheveu un Grand Chelem dans une fin de match épique face à la France. Pourtant, la bande à Alun Wyn Jones a une fois de plus déjoué tous les pronostics, en proposant un rugby simple mais diablement efficace, avec en prime la révélation Louis Rees-Zammit qui a tant fait de dégâts (4 essais au total). Retour sur cette surprise made in Diables Rouges, toujours éternels dans cette compétition si particulière…

 

Le joyau en devenir : Louis Rees-Zammit

Crédits photo : L'Équipe

Il a été la révélation de ce Tournoi 2021, en confirmant tous les espoirs placés en lui : Louis Rees-Zammit, c'est la nouvelle génération qui prend le pouvoir et qui prouve que le rugby gallois a encore de beaux jours devant lui. L'ailier, qui évolue à Gloucester en Angleterre, s'est imposé dans le triangle d'attaque de son équipe, entouré par les vieux grognards Liam Williams ou encore Leight Halfpenny. 4 essais au compteur, et la promesse des lendemains qui chantent pour les 3/4 du XV du Poireau grâce à son joyau !

 

Le symbole : Alun Wyn Jones

Crédits photo : Skysport

Mais quand va-t'il s'arrêter ? La longévité d'Alun Wyn Jones est proprement incroyable, tant l'infatigable 2e ligne et capitaine incontesté du XV gallois a toujours un impact sur les performances de son équipe.

Encore un Tournoi plein pour le tracteur des Diables Rouges, qui aura comme d'habitude marqué au fer rouge tous ses adversaires, que ce soit au plaquage, dans les rucks ou en touche, tout en gardant un fair-play parfait qui montre bien la classe du bonhomme, que toute équipe rêverait d'avoir au sein de son effectif.

 

Le jeu proposé : une défense de fer et un jeu simple

Crédits photo : Wales online

Passés en deux petits matchs d'outsiders à épouvantails de la compétition, les Gallois n'auront pas, comme cela a pu être le cas lors de leurs dernières victoires dans le Tournoi, proposé un jeu époustouflant à base de grandes envolées et d'actions en première main.

En revanche, les partenaires de Ken Owens auront été quasi-parfaits en conquête, leurs 3/4 pouvant profiter de ballons très propres grâce à une maîtrise parfaite des rucks notamment : les Français peuvent en témoigner, eux qui auront été mis sous pression pendant 65 minutes au Stade de France, voyant clairement passer le train rouge devant leurs yeux sans réellement pouvoir faire grand-chose.

La défense aura également été un atout décisif pour les hommes de Wayne Pivac, eux qui comptent 3 joueurs parmi les 5 meilleurs plaqueurs du Tournoi (dont 75 plaquages en 5 matchs pour Alun Wyn Jones !), ce qui démontre bien toute l'implication défensive des Gallois tout au long de la compétition.

De plus, ce rideau de fer et cette pression constante auront fait disjoncter plus d'une fois leurs adversaires, qui auront récolté pas mal de cartons, dont certains rouges. Même si ce n'est pas un gage de victoire finale, les Gallois auront pu compter sur ces supériorités numériques régulières pour terminer leur tactique d'étouffement, à la manière d'un boa constrictor !

Enfin, outre la révélation Louis Rees-Zammit et ses 4 essais en 5 rencontres, les Gallois auront pu compter sur l'influence du jeu au pied de Dan Biggard, souvent impeccable dans sa gestion du jeu au pied et toujours aussi précis face aux perches.

Un jeu qui pouvait sembler restrictif, souvent efficace et parfois génial grâce aux pattes des 3/4, voilà le cocktail parfait des Diables Rouges dans ce Tournoi 2021 !

 

Et ensuite ? 

On l'oublie trop souvent (surtout nous, les Français), mais les Gallois ont été demi-finalistes de la Coupe du monde 2019, battus uniquement par l'Afrique du Sud, futur vainqueur de la compétition. Emmenés par ses vieux grognards Alun Wyn Jones (35 ans), Ken Owens (34 ans), Dan Biggar (31 ans), Justin Tipuric (31 ans), le pays de Galles va devoir vite trouver des remplaçants pour la Coupe du monde 2023, et régénérer son équipe qui ne pourra plus compter sur autant d'expérience, notamment dans les moments difficiles.

Un pack à remodeler, des automatismes à retrouver, et une philosophie de jeu à faire perdurer, tel est le défi de Wayne Pivac, qui aura déjà su, et il faut le mettre à son actif, prendre la difficile relève de Warren Gatland, l'immense entraîneur qui aura reconduit le XV du Poireau en haut de l'affiche.

Avec le probable arrêt d'Alun Wyn Jones, c'est également un monument qu'il faudra remplacer, mais aussi et surtout un capitaine emblématique à l'influence considérable sur les performances de la sélection galloise. Un tel charisme ne s'invente pas, et son successeur aura une pression immense sur les épaules à gérer.

 

Mais connaissant la capacité du pays de Galles à se renouveler, gageons que les Diables Rouges sauront se mobiliser, des clubs locaux à la sélection, pour proposer une équipe compétitive d'ici deux ans, afin d'égaler (pourquoi pas) le résultat de 2019, et peut-être plus qui sait ?

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