Rugby

Un week-end en Top 14 (J13) : Le chassé-croisé en tête continue, c’est chaud pour le maintien !

Qui dit nouvelle année, dit bonnes résolutions : la résolution numéro une de ce Top 14, c’est de bien évidemment de voir du beau jeu, des essais et d’avoir du suspens à tous les étages.
Pour cette première journée de 2020, la 13ème de la saison, il y avait un duel à distance entre les deux concurrents à la première place, mais aussi et surtout de sacrées rencontres qui devaient compter cher pour le maintien…

L’équipe du week-end : Toulon retrouve de sa superbe

Cela faisait bien deux ou trois saisons que les Toulonnais n’étaient plus que l’ombre d’eux-mêmes, entre des stars sur le déclin et des jeunes qui n’arrivaient pas à se faire la place dans cet effectif pléthorique.

On en venait même à se demander comment Patrice Collazo faisait pour toujours être à la tête de cette équipe de la Rade, tant elle peinait à retrouver son lustre.

Mais à la faveur de l’éclosion de jeunes pousses, à l’image de Louis Carbonel ou d’Anthony Belleau, un recrutement cohérent (mention spéciale pour l’arrivée d’Eben Etzebeth, dans la plus pure tradition des bouchers deuxièmes lignes sud-africains), et peut-être le départ annoncé de Mourad Boudjellal, tout semble se mettre en place du côté du Var.

Si les Rouge et Noir avaient failli surprendre d’autres Rouge et Noir le week-end dernier, décrochant un match nul 13-13 mérité, il fallait confirmer face au Castres Olympique, toujours difficile à manœuvrer et à la défense imperméable.

Dans un Mayol surchauffé par un accrochage dès les premières secondes, les hommes de Collazo ont infligé une véritable leçon à d’apathiques Castrais, totalement hors-sujet.

Trois cartons jaunes, une défense très souvent pénalisée, 6 essais encaissés et un score fleuve de 43-3 qui reflète totalement la physionomie de la partie.

Il y a du pain sur la planche pour Mauricio Reggiardo et ses joueurs, qui se retrouvent désormais à une inquiétante douzième place…

Le match du week-end : Un Clasico des extrêmes remporté par le Stade Français

Il y a déjà plus de 10 ans, un Stade Français – Stade Toulousain était le choc que tout fan de rugby attendait de voir dans la saison.

Des internationaux à tout-va, du suspens, de la tension et souvent des sommets de jeu faisaient de ces oppositions de grands moments de rugby.

Mais désormais, il y a eu (beaucoup) de changements : si les Toulousains ont retrouvé le chemin du succès la saison dernière, le Stade Français est à la dérive depuis le titre de 2015, soit quatre longues années.

Derniers du championnat au départ de cette 13ème journée, les Parisiens avaient cependant renoué avec de bons résultats les week-end précédents, faisant tomber une (pâle) équipe paloise et récoltant un bon match nul à Montpellier.

Côté Haut-Garonnais, on a repassé la marche avant avec le retour des mondialistes, et d’un certain Cheslin Kolbe toujours aussi électrique.

Ce choc s’annonçait donc déséquilibré, dans un stade de Jean Bouin rempli comme jamais, entre des Toulousains revenus à leur meilleur niveau, et des Parisiens en progrès et qui avaient revêtu leur maillot mythique du début des années 2000.

Et contre toute attente, ce sont les joueurs de la capitale qui ont remporté ce choc haut la main, donnant une leçon à une pâle équipe rouge et noire.

Si la première mi-temps était équilibrée, avec des Toulousains maîtres de la gonfle et des Parisiens frôlant plusieurs fois le carton jaune pour des fautes grossières, le second acte était un récital pour les hommes du duo Sempéré-Arias.

3 essais marqués, une agressivité de tous les instants et un poil de chance auront donc suffi au Stade Français pour asseoir leur domination dans cette rencontre, conclue sur le score de 30-18.

Et cerise sur le gâteau pour les Parisiens, les voici qui laissent la place de lanterne rouge aux Agenais, pour la première fois de la saison !

 

Le joueur du week-end : La résurrection de Jules Plisson continue

On l’avait laissé remplaçant en début de saison au Stade Français, au sein d’une équipe complètement à l’envers et enchaînant les mauvaises prestations.

Courageux, l’ouvreur parisien, pur produit du club et de la ville, a décidé de se mettre en danger du côté de La Rochelle, dans une formation là aussi en reconstruction.

Bien lui en a pris ! Le numéro 10 a pris la place qui lui était offerte et forme un duo de feu avec son compère Kerr-Barlow à la charnière maritime.

Auteur de 22 points sur le terrain de Pau, avec un gros 7/8 au pied, l’ange blond confirme journée après journée qu’il a fait le bon choix : peut-être n’est-il plus très loin de revenir sous le maillot frappé du Coq ?

L’essai du week-end : Thomas Laranjeira (CA Brive)

C’est ce qu’on appelle l’essai pour l’honneur, mais de quelle manière !

Sachant bien qu’ils ne pourraient décrocher la victoire sur le terrain de Montpellier malgré un match admirable, les Brivistes ne voulaient pas quitter le GGL Stadium sans un petit quelque chose.

Sur la dernière attaque, ce sont tous les Coujoux qui se mettent en action, enchaînant les temps de jeu face à une défense héraultaise quelque peu fatiguée.

KamiKamica, le troisième ligne briviste, finit par redresser sa course et trouve en relais Jurand lancé.

Ce dernier, se sentant rattrapé par la défense, trouve Laranjeira qui peut finir le coup et même transformer son essai, offrant du même coup le point de bonus défensif à sa formation !

On a aimé : Le petits se rebiffent

Que ce soit Agen, Brive ou même Bayonne, les “petits” de ce championnat ne sont pas prêts à lâcher dans cette saison.

Les Agenais, qui ont été battus d’un tout petit point par le leader lyonnais après avoir mené 12-0, ou les Brivistes, qui ont décroché un point de bonus sur la pelouse de Montpellier, prouvent qu’il va falloir compter avec eux durant tout l’exercice.

Attention donc aux Palois, Castrais ou Parisiens, le maintien est loin d’être gagné…

On n’a pas aimé : Castres est (très) mal en point

5 victoires pour 8 défaites, une fessée prise à Toulon, et la mauvaise sensation que le CO n’est plus aussi difficile à jouer qu’auparavant.

Le départ de Christophe Urios, le grand manitou tarnais, aura eu des effets bien plus néfastes que prévu sur le groupe castrais.

Une ligne d’attaque en panne d’inspiration, une défense de plus en plus perméable, et surtout, grande première, une impression que les joueurs lâchent leurs matchs une fois que le score est fait…

Attention à la mauvaise surprise en fin de saison, sachant que le CO n’a plus que 5 points d’avance sur Agen, dernier du classement…

Crédit photo : Actu.fr

Photo en Une : Ouest France



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