Battu d'un souffle en Angleterre samedi dernier, le XV de France a déjà perdu tout espoir de Grand Chelem. Avant un nouveau déplacement, en Italie cette fois, le sélectionneur Fabien Galthié voit son statut de plus en plus contesté. 

Réveil amer dimanche matin pour tous les amoureux du XV de France. Malgré une prestation intéressante et de réelles possibilités de l'emporter, les Bleus ont chuté, d'un rien, à Twickenham face une Angleterre pourtant pas au mieux (26-25). Perdre un Crunch toujours particulier est tout sauf plaisant.

Mais Antoine Dupont et les siens ont dit adieu à leurs rêves de Grand Chelem dès la deuxième journée de ce Tournoi des 6 Nations 2025. Même leurs espoirs de remporter le Tournoi en ont pris un sacré coup. La faute à qui ? S'il est difficile de jeter la pierre sur un acteur en particulier, le sélectionneur national, Fabien Galthié, n'échappe à la critique.

Fabien Galthié, l'homme de la situation ?

Cette défaite du XV de France rappelle tristement ce quart de finale de Coupe du monde 2023 perdu de justesse à la maison. Dans les grands rendez-vous, les Bleus ont leurs limites. Depuis 2020, seul le Grand Chelem réalisé en 2022 vient garnir le bilan de Fabien Galthié à la tête de cette sélection tricolore. Pour le reste, sur un total de sept compétitions disputées, les échecs se sont répétés.

Ce lundi 10 février 2025, de grands noms du rugby, Cédric Heymans, Richard Dourthe, Pierre Berbizier ou encore Guy Novès, ont été invités à s'exprimer après cette défaite frustrante en Angleterre. Même si les mots diffèrent quelque peu, le constat est plus ou moins le même. Malgré un effectif de grande qualité, Fabien Galthié peine à tirer la meilleure version du XV de France.

En l'état, il n'est, bien évidemment, pas question de remettre en cause le contrat du sélectionneur, qui court jusqu'en 2028. Mais il sera intéressant de voir, dans un premier temps, comment les Bleus vont réagir en Italie. Avant d'aller en Irlande, qui aura à cœur de valider un troisième sacre de suite dans ce Tournoi des 6 Nations, avec la manière. Puis, il sera temps de faire les comptes, et de dresser un bilan qui, à ce stade, est loin d'être flamboyant.