100% Fan : Rencontre avec Stéphane Veaux, speaker du FC Sochaux-Montbéliard

Chaque semaine nous vous donnons rendez-vous pour une expérience 100% fan ! Une chronique conçue pour vous, les supporters, afin de partager vos souvenirs au stade, devant votre TV ou derrière votre poste radio. Désormais ce rendez-vous hebdomadaire rempli d’anecdotes, de joie, d’émotion et de rires, sera votre moment !

Aujourd’hui WeSportFR vous propose de partir à la Rencontre de Stéphane Veaux animateur radio et speaker du FC Sochaux ! Vous êtes prêts ? C’est parti pour le moment 100% fan !

 

Bonjour Stéphane Veaux, WeSportFR est très honoré de faire votre connaissance ! Vous êtes l’incontournable voix d’Auguste-Bonal, stade du FC Sochaux-Montbéliard, depuis maintenant 11 ans ! Nous avons hâte de connaître votre parcours, comprendre le pourquoi du comment. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour à vous, effectivement je suis le speaker de Bonal et je suis aussi animateur radio chez France Bleu Belfort-Montbéliard depuis 2003. J’ai fait la connaissance de Pascal Toth à la station et quand il est retourné chez lui, dans le Nord, Il m’a proposé de lui succéder au micro du FCSM. Je me suis dit que c’était une nouvelle aventure, un défi à prendre, j’ai accepté.

 

Êtes-vous avant tout supporter du FC Sochaux !? Est-ce une passion familiale ?

Quand j’étais jeune j’allais de temps en temps au stade avec mon père. Vous savez, à Sochaux on ne voit que par Peugeot et le foot .. Cette passion ce sont les anciens qui vous la donne, elle est intergénérationnelle ! Les familles travaillaient quasiment toutes à l’usine et ça parlait beaucoup foot, leur moment de bonheur c’était Bonal. Alors étant un enfant du pays et ayant de la famille, des copains qui travaillaient chez Peugeot et qui étaient passionnés de foot, je n’ai pas eu le choix.

 

Est-ce que vous vous souvenez du tout premier match en tant que speaker ? Qu’avez-vous ressenti en foulant la pelouse micro à la main ?

C’était tellement impressionnant ! Je n’étais pas à l’aise du tout… Il fallait plaire au public, marcher dans les pas de l’ancien speaker sans le copier. Puis tout ce monde devant moi… Même si la foule ne m’impressionne pas, c’est surtout le lieu qui m’a émerveillé, j’étais dans ce stade mythique, j’étais très heureux et impressionné. Pascal m’a présenté au public, on a fait le passage de micro sous les applaudissements, c’était un moment très fort.

 

C’est toujours une fierté pour vous de faire partie de ce grand club ?

Bien-sûr que c’est une immense fierté de faire partie de cette grande famille du FCSM. Évidemment on ne peut pas plaire à tout le monde ! Ce qu’il faut bien se dire c’est que les supporters payent pour voir, encourager les joueurs, ils donnent de leur temps pour le Club. Le rôle du speaker est tout à fait secondaire.

Mais quand j’entre dans ce stade, quand je marche sur cette pelouse micro à la main, je ne boude pas mon plaisir.

 

Est-ce que parfois vous pensez à laisser votre place ? Peut-on se lasser de ce job ?

Je ne pense pas quitter mon travail, je ne suis pas lassé je ne suis pas le rat qui quitte le navire. Quand ça va bien, tant mieux, quand ça va moins bien il faut faire face. Il faut penser aux supporters en tribunes : Qu’on soit premier ou dernier du classement ils sont toujours là, par beau temps ou temps de pluie, voire de neige et de froid !!! J’ai un immense respect pour tous les supporters, et puis la tribune Nord qui ambiance le stade ! Parce qu’ils peuvent être déçus un moment ou un autre mais ils n’en auront jamais marre. La passion sera toujours plus forte. Je souligne ce fait, l’âme d’un club ce sont les supporters ! Les clubs appartiennent aux supporters.

 

Quel est votre plus beau souvenir ? Est-ce que c’était une communion avec les supporters, un échange avec un joueur, ou une victoire marquante ?

Ce n’est pas un souvenir heureux mais disons le plus marquant, c’est la descente face à Evian.

Il y avait un état d’extase qui planait sur la région, on était chez nous, 20000 supporters à Bonal. Beaucoup de médias étaient présents, derrière Sochaux, Club Historique. Peut-être la victoire semblait-elle acquise. Semblait seulement parce qu’on a vécu une descente aux enfers. Avant match c’était la folie, je n’avais plus de voix et puis le couperet 3-0 pour Evian, la descente en L2. La stupéfaction, l’uppercut qu’il faut encaisser et les larmes car oui j’ai pleuré. C’est la dureté du jeu mais aussi ce qui fait sa beauté (tout dépend du résultat)

C’était assez terrible pour la région, et l’été qui suivi n’a pas été de tout repos, changement de propriétaire, l’interminable feuilleton avec Lens.

 

Avez-vous une anecdote de vestiaire/terrain ?

J’ai surtout des anecdotes d’après match avec Jean-Claude Plessis ! C’étaient des fêtes extraordinaires qui se passaient dans les salons… je n’en dirais pas plus (rires)

 

Vous avez dû croiser énormément de joueurs et entraîneurs au long de ces 11 années. Lesquels d’entre eux vous ont marqué par leur gentillesse, leur disponibilité, leur amour du maillot ?

Teddy Richert, Michael Isabey, Édouard Butin, Florian Martin, Pierre Gibaud : Ce sont des gars qui ont l’amour du maillot, qui aiment leurs supporters, ils sont tous très disponibles…Teddy, oui, c’est un sacré phénomène, très dispo et avec un grand cœur. Ensuite Flo Martin que j’ai déjà cité qui nous a claqué déjà 10 buts depuis le début de la saison, il est hyper présent pour les supporters, il répond toujours favorablement aux demandes d’interviews, aux associations, j’ai beaucoup d’estime pour cet homme. Je pense très très fort à Olivier Baudry, qui nous a quitté dernièrement : Homme de très grande qualité tant sur le plan sportif que sur le plan humain. Puis pour finir Omar Daf, mais lui c’est différent c’est la famille (rires) et d’autres encore.

Stéphane Veaux ; Pierre Gibaud ; Florian Martin

Personne n’étant parfait, avez-vous déjà eu un moment de gêne dans le stade dont vous pouvez en rire aujourd’hui ?

Oui ça m’est arrivé plusieurs fois même ! Je me suis trompé plus d’une fois sur le nom d’un joueur, ils n’ont pas tous des noms faciles. Du coup je cris le nom en « yaourt » (rires), j’éloigne le micro de ma bouche et j’improvise. De toute façon vous pouvez dire une connerie, si c’est dit sans méchanceté, c’est toujours bien pris, ça reste de très bons moments.

Quelle équipe aimez-vous recevoir ? Que ce soit pour l’histoire du club, leurs supporters…

J’aime beaucoup Strasbourg ! Quelle ambiance aussi avec eux. Je me souviens d’un match de Belfort-Strasbourg, le 27 mai 2016 : L’avant dernière journée de National était celle de tous les enjeux pour chacune des 2 équipes. Pour l’occasion le lycée de ma fille a été fermé, peut être craignait -on des débordements. Les supporters alsaciens étaient venus nombreux (rires).  J’aime Lens, et plus généralement les gens du Nord. J’apprécie Brest aussi.

Ce qui est bien quand on reçoit des équipes comme Lens ou Strasbourg c’est qu’il y a une ambiance extraordinaire ! Puis maintenant une partie du kop à Bonal n’a plus de sièges, le club a écouté la demande des supporters. C’est important d’écouter les supporters, c’est même primordial si on veut que tout se passe bien. Comme je vous le disais, le club leur appartient. Ils sont l’âme du club.

Est-ce que comme quelques autres speakers vous avez une activité dans la vie du club ? Est-ce que par exemple vous vous occupez de la relation entre les sections de supporters ?

Chaque année un barbecue est organisé entre le club et les supporters. J’y suis convié. C’est un moment extraordinaire et je mets un point d’honneur à y aller. C’est important pour moi de pouvoir échanger, raconter des anecdotes avec les supporters !

Chaque année j’anime le Noël du club avec les jeunes du centre de formation, les enfants du personnel c’est un moment agréable.

Comment se passe l’après match ? Avez-vous un rôle à jouer pendant la troisième mi-temps ?

Oui bien sûr ! Déjà en avant match j’ai mes occupations. On revoit le conducteur, puis on enchaîne sur une réunion avec les délégués. Ce que j’aime beaucoup à Sochaux c’est d’accueillir les supporters aux portes des tribunes, sur le parvis. Ensuite je vais sur le terrain.

Pour ce qui est de l’après match, je reçois dans le salon du lion 3 joueurs et le coach. D’ailleurs je remercie Peter Zeidler. Quelle équipe gagne ou qu’elle perde, il vient toujours répondre à mes questions. Je les reçois, ils font l’effort de venir après leur match, je suis poli et surtout je les mets en valeur, je les fais briller, ce sont eux les stars. Je m’appuie sur les réponses données en conférence de presse d’après match. Je ne prends jamais pas parti. Je ne suis pas là pour ça de toute façon et je n’ai pas le talent des analystes. Ça ne dure jamais longtemps je laisse les joueurs faire des photos avec les fans qui attendent autour de nous.

 

Wesport vous remercie pour cette interview 100% sochalienne ! Nous sommes très heureux d’avoir pu poser nos questions à la voix du FCSM et nous sommes persuadés que nos lecteurs apprécieront ce moment. Nous vous souhaitons personnellement une très belle fin d’année et une longue vie de speaker à vous, monsieur Stéphane Veaux, et une belle deuxième partie de saison à Sochaux ! Bonne continuation, et à très bientôt ! Nous vous laissons le mot de la fin.

 

Merci à vous pour ce moment, c’est toujours un plaisir de faire partager mon expérience de speaker. Bonne continuation à wesportfr et à très bientôt à Bonal.

 

Charlotte Gruszeczka.

 

A propos de l'auteur

Amoureuse du ballon rond depuis mon plus jeune âge, j'essaye d'exploiter mes talents sur les terrains depuis quelques années, même si mon profil ressemble à celui de Gregory Vignal. Le sport est ma religion, l'humour mon passe-temps.

Poster un commentaire

felis id vel, Lorem odio Donec pulvinar risus velit, Aenean