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A 10 contre 11, l’OM s’incline pour la deuxième fois de la saison face à Rennes (2-1)

Plombés par l’expulsion prématurée de Pape Gueye (36e), les hommes de Villas-Boas ont subi pendant près d’une heure et s’inclinent pour la première fois à l’extérieur en championnat depuis octobre 2019. Au classement, Marseille reste 4e, avec deux matchs de retard, tandis que Rennes remonte à la 6e place.

Un début de match maîtrisé pour l’OM

Tout avait pourtant bien démarré pour l’Olympique de Marseille. Bien en jambes, les joueurs de Villas-Boas ont su rapidement prendre l’ascendant sur des Rennais peu entreprenants et se sont procuré les meilleures occasions de la première période. Dès la 9e minute, Payet dépose un coup-franc sur la tête de Leonardo Balerdi qui manque le cadre alors que Salin était battu. Quelques instants plus tard (13e), Florian Thauvin trouve Benedetto seul au second poteau, mais la reprise de l’Argentin passe au-dessus de la barre transversale. Les Rennais, apathiques, ne parviennent pas à réagir et ont toutes les peines du monde à se montrer dangereux. C’est finalement Pape Gueye, à la 24e minute, qui donne l’avantage aux Phocéens. Au terme d’un superbe mouvement collectif, Payet trouve l’ancien Havrais à l’entrée de la surface qui ne se pose pas de questions et envoie une frappe pure dans le petit filet de Salin.

Une deuxième période à sens unique

Mais alors que l’OM semblait lancé sur des rails pour aller chercher son septième succès consécutif en championnat, l’horizon s’est soudain assombri. Après la blessure d’Amavi à la 18e minute, c’est Pape Gueye qui écope d’un deuxième carton jaune litigieux pour un coup de coude involontaire (36e). Une expulsion qui inverse totalement la physionomie du match, et qui force les Marseillais à laisser le ballon aux Bretons. Au retour des vestiaires, les Olympiens subissent logiquement le jeu. A la 52e, Mandanda rate complètement sa sortie devant M’Baye Niang, mais Balerdi suit bien et parvient à dégager. Marseille tient bon, mais les vagues rouges se multiplient. A la 63e, la sanction tombe. Sur un énième centre de Doku, Hamari Traoré coupe au premier poteau et offre l’égalisation aux Rennais. Le match se complique pour les Marseillais, qui continuent de subir les assauts Rennais. A la 83e minute, c’est finalement Adrien Hunou qui offre la victoire au Stade Rennais d’une reprise du gauche à bout portant.

 

Pape Gueye pour le meilleur et pour le pire

Pour sa quatrième titularisation, l’ancien Havrais avait à cœur de se montrer. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne l’a pas loupé. Omniprésent dans l’entrejeu, il a d’abord apporté beaucoup de cohésion à cette équipe qui manque parfois de liant entre la défense et l’attaque. Son association avec Rongier au milieu a considérablement tranquillisé l’arrière-garde marseillaise, et permis à Thauvin et Payet de se projeter rapidement vers l’avant. A la 24e minute, il est même récompensé en inscrivant son premier but avec le maillot phocéen, d’une superbe frappe à l’entrée de la surface. Voilà pour le positif. Malheureusement, le milieu Marseillais a aussi montré qu’il manquait encore cruellement d’expérience. Averti très tôt dans la rencontre pour une faute largement évitable, il a semblé limite dans ses duels à plusieurs reprises. A la 36e minute, alors qu’il jouait manifestement le ballon, il perd l’équilibre et adresse un coup de coude involontaire dans un visage rennais. Une maladresse qui lui vaudra un second carton jaune. La sanction est très sévère, mais le constat est là : c’est bien son exclusion qui aura fait basculer un match que les Olympiens semblaient tenir.

Crédits illustration : Football Club de Marseille

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