Paris-Roubaix 1994 : Tchmil gagne l’Enfer du Nord

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Roubaix - France - wielrennen - cycling - cyclisme - radsport - Andrei Tchmil - Tchmile pictured during Paris-Roubaix 1994 - archief - stock - archive - archivbild - photo Cor Vos © 2017
Ligue 1

La 92e édition de Paris-Roubaix a été sans doute l’une des plus belles de l’Histoire. La France a espéré un troisième succès de suite de Gilbert Duclos-Lassalle (Gan). Franco Ballerini (Maprei-Clas) était sans doute le premier adversaire après sa défaite pour 8 cm l’édition précédente. D’autres leaders comme Johan Museeuw (GB-MG) – 2e du Tour des Flandres, ou Andreï Tchmil (Lotto) qui s’est installé non loin du Vélodrome de Roubaix. Autre élément important pour faire de cette édition, la météo les jours précédents a permis de rendre les secteurs pavés boueux.

Ce dimanche 10 avril 1994, la neige a accompagné les coureurs au départ de Compiègne avec justes deux degrés au thermomètre. Le Tchèque Lom Lubos (Navigare) a été le seul à prendre le risque d’ouvrir la route (Wesemann a tenté sa chance de le rejoindre mais en vain) et il a été le premier à pénétrer les secteurs pavés. Ce coureur a offert des images incroyables en s’arrêtant lors du ravitaillement pour se réchauffer. À bout d’énergie, il a été avalé par le peloton après 137 kilomètres de course.

La mi-course a été marquée par l’abandon de Marc Madiot, double vainqueur à Roubaix (85 et 91), qui a chuté et a été contraint à abandonner pour son dernier Paris-Roubaix avec une fracture du trochanter.

Ensuite, la Tranchée de Wallers-Arenberg a été un vrai chantier. Museeuw (GB-MG), Tchmil (Lotto), Verhoeven (Novémail), Van der Poel (Collstrop) et Dietz (Telekom) en sont sortis devants alors que Duclos-Lassalle a fait un soleil en heurtant un spectateur. Gibus est obligé d’être dépanné par un équipier. De plus, Bruno Boscardin (Polti) s’est lancé seul à l’avant de la course pour une dizaine de kilomètres avant d’être rejoint par le groupe de cinq.

Par la suite, lors du secteur de Mérignies, la course a pris un grand tournant tandis que Gilbert Duclos-Lassalle était sur le point de revenir avec Ludwig. Devant, Franco Ballerini a attaqué mais il a vu immédiatement Tchmil le contrer à 62 kilomètres de l’arrivée.

Puis, dans le secteur de Vendeville, Ballerini et Duclos-Lassalle ont connu la crevaison. Donc, Johan Museeuw s’est retrouvé seul à la poursuite de Tchmil. Au fur et à mesure des kilomètres, le Belge est revenu petit à petit sur Tchmil. Mais dans le secteur d’Ennevelin, le Russe s’est envolé à nouveau. Alors que Museeuw est obligé de changer de vélo dans le Carrefour de l’Arbre. Le 2e du Tour des Flandres a vu ses espoirs définitivement disparaître puisqu’il est rejoint par Baldato et Willems mais aussi Duclos-Lassalle et Bottaro puis par Ballerini, Ludwig, Capiot (TVM) et Yates (Motorola). Le Lion des Flandres a fini à l’arrivée à plus de quatre minutes de retard.

Enfin, Tchmil a compté jusqu’à deux minutes d’avance sur ses premiers concurrents. Finalement, sur un Vélodrome détrempé, il s’est imposé avec 1’13” sur Baldato, 2ème et un opiniâtre Ballerini, 3ème. Ludwig a fini au pied du podium à 1’26” devant Sean Yates et Johan Capiot. Gilbert Duclos-Lassalle a fini 7ème. Tchmil est devenu le premier coureur de l’Europe de l’Est à remporter cette Classique.

Photo : https://pezcyclingnews.com/pelopic/retro-paris-roubaix-1994-photo-gallery/

 

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