APC – Superclash III, de l’Ombre à la Lumière.

Cela fait maintenant plus d’un an que l’Association des Professionnels du Catch (APC) attire les plus gros noms du circuit international tels que Pete Dunne, Tyler Bate, Matt Cross ou Joey Ryan pour ne citer que les plus connus. Cette promotion possède une salle atypique : un salon de mariage dénommée le Studio Jenny, considérée comme « Le Temple du Catch en France », l’APC a accueilli dimanche dernier le plus grand invité de son histoire : l’Aerial Assassin, Will Ospreay, en personne. Opposé au très talentueux Senza Volto, nombreux ont été les fans des quatre coins de l’Hexagone à investir le Studio Jenny afin d’assister à cette confrontation de rêve. C’est dans une ambiance bouillante que nous allons conter le récit de cette folle soirée.

CONFRONTATION INTERNATIONALE

Will Ospreay n’était pas le seul invitée de cette soirée, l’APC tient aussi à présenter des talents féminins et celle-ci fut Alexis Lee, originaire de Singapour, opposée à Marie-Anna, l’enfant de la promotion.

Malheureusement le début du combat est entaché par l’intrusion de Tristan Archer – n’étant prévu sur aucun combat de la soirée, monsieur Archer fait se la joue caïd mais se fera très vite jeter du Studio Jenny par les agents de sécurités et le manager général Pete Balek (oui), pour le plus grand plaisir du public.

Un combat entaché de bout en bout, non par le talent des jeunes femmes qui a été au rendez-vous mais où une erreur d’arbitrage de la part de Tommy Palacio causera la défaite d’Alexis Lee… en espérant que la jeune singapourienne reviendra dans un futur proche pour mettre la raclée à Marie-Anna.

On fait pas confiance à un mec qui porte une doudoune sans manches.

#BRINGBACKCOMEDYWRESTLING

Après avoir bien conspué Marie-Anna comme il le fallait. Le public allait assister à l’affrontement le plus attendu de la soirée : Ravage contre Xan Drain. 

Une foule gonflée à bloc pour assister au meilleur combat que le Studio Jenny ait connu avant une nouvelle fois une arrivée l’arrivée de Pete Balek qui pour se venger de l’attaque du Chinois, l’oblige à que ce dernier ne puisse combattre que d’une seule main, l’autre étant attachée dans son dos par une menotte. Nous ne jugerons pas les tendances sadomasochistes de Pete Balek, nous respectons les goûts de chacun.

Nous assistons dès lors à une leçon de comédie des deux protagonistes du combat, enchaînant gag sur gag sous une foule hilare jusqu’à le manager général retienne le pied de Xan Drain pour faire gagner le natif de Bourg-Palette. Manque de chance pour Balek, Ravage c’est le genre de mec qui veut gagner à la loyale et l’attaque avec l’aide de son adversaire et permettant ainsi la réconciliation des deux hommes, le catch c’est si beau.

Derrière ce combat se trouve un message, l’importance du comedy wrestling : il permet de souffler dans un événement fort en émotions tel que Superclash III et permet revient aux sources du catch : divertir.

Masque contre masque, le Mexique approuve.

DICK PROT’ : POUR AVOIR TROIS CENTIMÈTRES DE PLUS QUE TOI

Lui aussi n’était pas prévu sur la carte, Dick Rivière apparaît et il est bien accompagné : par son pot de protéine qu’il a nommé du doux nom de « Dick Prot’ ». Il saisit le micro et insulte tout ce qui bouge jusqu’à lancer un challenge à n’importe quelle personne du vestiaire, et ce fut Rick Salem, le Visionnaire qui apparut à son tour.

Un affrontement qui a reposé sur le pot de Dick Prot’, qui conférerait selon la légende une force herculéenne – Panoramix n’a qu’à bien se tenir, y’a un nouveau concurrent sur le marché. Mais c’est dégueulasse, selon Salem. Un combat une nouvelle fois entachée par la seconde intervention de Tristan Archer qui cette fois-ci avait sa place, enfin un homme civilisé mais qui provoque la défaite du Visionnaire.

LES PLUS BEAUX TÉTONS DU CATCH FRANÇAIS  

Avant le double main-event de folie qui se profile, l’APC nous offre une confrontation entre la moitié des champions par équipe de l’APC, Thiago Montero et le belge MBM, si ce celui-ci gagnait contre Montero, il s’accordait un match de championnat face à Montero’Salem pour les titres par équipe.

Et mon dieu que MBM est hilarant, mimer des gestes obscènes envers et même sur son adversaire, qu’est-ce que c’est con mais qu’est-ce que c’est drôle. Et au final, c’est le Most Brillant Man qui s’impose et se garantit un match de championnat avec son partenaire masqué, Ultima Sombra.

On tient à signaler que MBM s’est embrassé lui-même quand il a vu son reflet dans l’un des miroirs de la salle, ce mec est un malade.

Qu’il est beau mais qu’il est beau.

AIGLE BLANC PREND UN SECOND ENVOL

Dû à la présence de l’Aerial Assassin, le championnat poids lourd de l’APC est déplacé en semi main-event. Ce combat de championnat opposait le champion Christianium le Surréaliste faisait face à Aigle Blanc qui est passé de la Lumière à l’Ombre il y a quelques mois de cela. Dès que le combat a commencé, les piques sur le protagoniste masqué ont fusé tels que le chaleureux surnom de « Pigeon Blanc », qui a don d’énerver le concerné.

Parlons de ce combat de MA-LA-DE. S’il a bien un combat qui a volé la vedette à Will Ospreay, c’est bien celui-ci. Ça ne s’est jamais arrêté, deux lutteurs sur-déterminés, le Studio Jenny en a même tremblé.

L’action du combat, une foule en délire et des nearfalls, quel plaisir.

Jusqu’au drame, une nouvelle erreur d’arbitrage de Tommy Palacio. Aigle Blanc renverse un tombé de Christianium et remporte son second titre de champion poids lourd de l’APC sur un compte de deux. Une nouvelle fois, Tommy Palacio a fait face au vocabulaire fleuri du public mais après réclamation, la bonne vieille VAR (des vidéos prises par les fans présents), on remarque qu’il y’avait bien un compte de trois, le premier compte de Palacio n’étant pas audible sur le coup. Pauvre Palacio, on l’aime bien, dans le fond.

On est certain qu’une grande beauté se cache sous ce joli masque.

WILL OSPREAY ENFLAMME LE STUDIO JENNY

Enfin, c’est le moment. The French Senzation Senza Volto contre l’Aerial Assassin Will Ospreay. L’affrontement tant attendu par tout une communauté. Il va enfin se dérouler sous nos yeux.

Personnellement, je n’ai jamais autant ressenti une telle ambiance dans la salle, une affluence record, pour dire à quel point Will Ospreay attire les foules, je m’autorise cet impasse à parler à ma personne pour décrire mon sentiment vis à vis de sa venue : j’adore Will Ospreay, c’est l’une de mes inspirations, je me suis cassé les cordes vocales sur sa musique d’entrée, bref, je ne devais pas être le seul dans cet état de joie intense. 

Avant que l’affiche de rêve ne soit gâché par le trouble-fête de la soirée, nul autre que Tristan Archer, et qui débarque sur du Niska, adios les violons. Les hués sont fortes, très fortes. Pete Balek arrive à son tour juste pour lancer au joggeur (comprendra qui pourra) qu’il a hâte de le voir se faire ridiculiser, ouuuh.

Dans un combat transformé en three-way et un public scandant le nom d’Ospreay à l’unisson jusqu’à la cloche sonne. C’est un miracle que les trois hommes soient encore vivants avec la performance qu’ils ont délivré, un affrontement de très, très, très bonne facture où les actions se sont enchaînés sans transition jusqu’à la victoire finale de l’anglais sur le moins masqué des deux français. Un public aux anges qui scande une nouvelle fois le nom le nom de l’Aerial Assassin à plein poumons. Ce qui est drôle avec l’accent franchouillard on croirait entendre : « Au Spray » à l’oreille, c’est franchement très drôle, blague à part.

A la fin du combat, l’anglais saisit le micro pour délivrer un discours poignant à propos du catch français et anglais, son pote Ricochet mais surtout il encourage le catch français à se développer comme l’a fait le catch britannique. Il conclut par : « Il était une fois où PROGRESS était une petite structure indépendante, il était une fois où RevPro était une petite structure indépendante. ».

WILL FUCKIN’ OSPREAY.

A travers le discours de Will Ospreay le message est : faites comme en Angleterre, qui est maintenant un produit phare international. Invitez un mec comme l’Aerial Assassin, c’est bien mais derrière il faut du fond, et le catch français l’a, surtout l’APC ou même Ouest Catch. Si le catch français peut lui aussi devenir apprécié que son cousin britannique, cela serait tellement un bonheur. Les plus anciens se rappelleront des années 40 aux années 70, période de l’âge d’or du catch français. Il est temps de lui rendre ses lettres de noblesses. Le catch renaîtra de ses cendres tel un phénix.

Soyez fiers d’être fan de catch. 

A propos de l'auteur

Huit ans de passion pour des combats d'hommes en slips parfois fluo. Une passion inébranlable.

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