À peine remonté en Ligue 1, Saint-Etienne a officiellement été vendu à de nouveaux actionnaires. Un soulagement pour l'ancien président Bernard Caïazzo, lucide sur ce qui avait fait descendre l'ASSE en Ligue 2 il y a deux ans.

Une belle façon de boucler la boucle. Président de Saint-Etienne pendant près de vingt ans, Bernard Caïazzo a quitté ses fonctions au lendemain de la remontée du club en Ligue 1, suite à son barrage contre le FC Metz. Le dirigeant a laissé sa place à des actionnaires canadien, du groupe Kilmer Sports Ventures, qui ont officiellement racheté le club ce lundi. L'aboutissement de près de sept mois de tractation, ce qui soulage le désormais ex-actionnaire.

“Je me suis dit qu'on avait sauvé le club”, a confié Bernad Caïazzo dans les colonnes du journal L'Equipe. Selon lui, la vente du club était devenue nécessaire pour pouvoir servir ses ambitions sportives et espérer pérenniser la place de l'ASSE dans l'élite.

Descente attendue

Désormais hors de l'organigramme des Verts, Bernard Caïazzo est revenu sur la descente du club en Ligue 2 il y a deux ans, Un traumatisme pour les supporteurs, mais une conséquence assez logique pour lui. “À force de céder des joueurs, on a vécu le traumatisme de la descente. Si cela n'avait pas été en 2022, ça aurait été la saison d'après”, a-t-il expliqué.

Ce constat justifie aussi la décision de vendre le club, afin de ne pas voir le même schéma se répéter. “Si tu n'as pas un actionnaire puissant, tu es toujours sur la corde raide, surtout dans une L1 à dix-huit. Donc, ma conviction était qu'il fallait traiter avec les Canadiens”, s'est-il justifié. Saint-Etienne va justement découvrir la Ligue 1 à dix-huit clubs la saison prochaine, et comptera bien y rester. Les investissements supposés des nouveaux propriétaires pourraient aller dans ce sens.