Malgré une première mi-temps plutôt encourageante, les hommes de Villas-Boas ont une nouvelle fois chuté face à Porto (0-2) et peuvent tirer un trait sur les huitièmes de finale. Avec treize défaites consécutives en Ligue des Champions, le club Phocéen signe la pire série de l’histoire de la compétition.

 

« On veut des loups, pas des chèvres ». Le message avait beau trôner seul au milieu du virage Sud, il n’a pas semblé être entendu par les Marseillais. Certes, ils ont bien tenté de mettre plus d’intensité dans les duels, et ils y sont parfois parvenus, notamment en première mi-temps. Mais comme d’habitude, ils ont été incapables de se montrer dangereux offensivement, et ont fini par craquer sur les rares occasions portugaises.

 

Le film de la rencontre

Les jours se suivent et se ressemblent cruellement pour cet OM en Ligue des Champions. Et pourtant, cette fois-ci, les Marseillais semblaient mieux rentrés dans leur match. Plus pressants que sur les rencontres précédentes, ils ont réussi à gratter quelques ballons hauts et sont les premiers à se montrer dangereux, par l’intermédiaire de Sanson (4e). Au quart d’heure de jeu, c’est Valère Germain, bien trouvé par Thauvin, qui sonne la première grosse alerte sur la cage portugaise de la tête (15e). Mais l’illusion ne dure pas. A la 39e minute, Zaidu profite d’un cafouillage pour inscrire le premier but de la rencontre. Un mélange de malchance et de naïveté qui résume à lui seul la campagne européenne des Olympiens. La deuxième mi-temps restera dans la même veine. Revigorés par les entrées de Payet, Cuisance et Benedetto à l’heure de jeu, les Marseillais sonnent un semblant de révolte, et se retrouvent même en supériorité numérique après l’exclusion de Grujic (67e). Un espoir de courte durée puisque, trois minutes plus tard, Balerdi est exclu après un accrochage avec Marega dans la surface. Le penalty est transformé par Sergio Oliveira (72e), qui vient sceller le sort de la rencontre. En toute fin de match, Dario Benedetto passe tout près de réduire le score, mais voit sa frappe détournée par le poteau. Bon dernier du groupe C, l’OM est le seul club à n’avoir marqué aucun but à ce stade de la compétition.

 

Les joueurs : le fantôme de Thauvin, le calvaire de Balerdi

Il est souvent le phare au milieu de la tempête. Ce soir, Florian Thauvin n’aura été qu’un naufragé parmi les autres. Après un bon premier quart d’heure, il s’est progressivement éteint sur son côté droit. Dix-neuf ballons perdus, un seul centre réussi et aucune frappe : des statistiques abyssales pour celui qui anime habituellement l’attaque Olympienne. A cette maladresse offensive, s’est mêlée l’imprécision de Leonardo Balerdi. Titulaire surprise en défense central, le jeune Argentin s’est fait balader par Marega pendant presque toute la rencontre. Souvent approximatif dans la relance, il a également causé quelques frayeurs à l’OM, qui auraient pu corser davantage l’addition. C’est finalement à la 70e minute qu’il met fin aux espoirs marseillais en concédant le pénalty et l’exclusion. Une sale soirée. La lumière du côté Olympien est venue de Valentin Rongier, seul liant d'une équipe coupée en deux, mais bien trop seul pour faire la différence.

 

La stat' 

Crédits illustration : Maxppp