Cyclisme

Comment Mark Cavendish a gagné sans sprinter

Si le titre peut sembler racoleur, et il l’est, il est toutefois indéniable que Mark Cavendish n’a pas gagné uniquement grâce à ses qualités de vitesse. Entouré d’une équipe parfaite de bout en bout, l’homme de l’île de Man a su conclure à la perfection un travail collectif parfait. 

En contrôlant les premières attaques, la formation Deceunink-Quickstep a très vite montré aux hommes voulant faire la course à l’avant que ce ne serait que peine perdue. Cette stratégie a parfaitement fonctionné puisque seuls deux hommes se sont portés à l’avant : Tosh Van der Sande et le Canadien Hugo Houle. Ces deux hommes n’auront d’ailleurs jamais eu une avance leur permettant de rêver de plus qu’un long passage à l’antenne.

Un vent parfaitement maîtrisé 

Alors qu’il restait une vingtaine de kilomètres à couvrir et que le peloton rentrait dans le couloir du Rhône, la formation de Mark Cavendish a montré sa force collective. Profitant du vent de côté, la “wolfpack” a littéralement fait exploser le peloton. Si beaucoup de coureurs ont été lâchés, aucun coureur de la formation belge n’a été surpris. Cette vigilance et cette activité ont permis au sprinter britannique d’arriver avec une équipe parfaitement soudée pour lui préparer le sprint.

La victoire d’un train 

Malgré l’absence de Remi Cavagna, c’est bien le train de la formation Quickstep qui a remporté cette étape, et de belle manière qui plus est !

Crédit : Eurosport / GCN

À trois kilomètres de l’arrivée, quatre équipiers sont présents pour le maillot vert, après une gros relais du champion du monde en personne. La formation belge laisse un petit moment la main aux DSM avant de la reprendre à un gros kilomètre de l’arrivée. À cet instant, il y a encore encore trois hommes pour déposer Mark Cavendish. Après un gros relais de Ballerini, les Quickstep ont définitivement pris la tête du peloton.

Crédit : Eurosport / GCN

Puissant, Kasper Asgreen dépose son équipe en tête à la sortie du dernier virage. Michael Mørkøv est alors libéré à 300 m de la ligne. C’est alors qu’il dépose, seul en tête, Mark Cavendish à 150 m du but. Parfaitement lancé, le Britannique ne peut plus être battu. Il s’impose sans trembler, grâce à un travail collectif absolument parfait.

Aujourd’hui, place au Géant de Provence sur un terrain bien différent puisque le Mont Ventoux sera à escalader à deux reprises. Pas sûr donc qu’on voit Mark Cavendish remporter une quatrième victoire sur ce Tour de France. 

Photo en une : Phillipe Lopez / AFP

Écrire un commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières publications

Remonter au début
Vous n'avez pas la permission de vous inscrire