Coupe de France : Belfort – Rennes : engouement régional contre renommée nationale

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Ligue 1

En ouverture des quarts de finale de Coupe de France, le petit poucet veut créer l’exploit. Tout un engouement régional contre le vainqueur sortant. Une ambiance électrique est prévue ce soir.

Les amateurs en veulent gros

Belfort, actuel neuvième du groupe A de National 2, réalise un très beau parcours. Arriver en quarts de finale après avoir éliminé Nancy et Montpellier aux deux tours précédents est un exploit historique. Un exploit permis par un collectif soudé et des performances de haut vol d’Eddy Ehlinger, jeune portier de l’ASMB. Un arrêt sur le penalty de Damien le Tallec durant la séance fatidique des tirs aux buts a permis à Maxime Loichot d’envoyer Belfort au septième ciel.

Pour préparer cet événement, tout est mis en place pour réaliser une soirée d’anthologie. Le stade Bonal a été prêté pour le match, billetterie réalisée par le FCSM, contrats de sécurité et de buvette également, participation du Pays de Montbéliard dans la réalisation de la soirée, tous les acteurs locaux se sont investis. Un intérêt régional pour mettre l’ASMB aux petits oignons ce soir.

Quatrième équipe franc-comtoise à jouer dans le nouveau Bonal

Belfort ne fait pas office de premier venu dans l’antre de Sochaux pour réaliser un match de Coupe de France.  Depuis l’inauguration du nouveau Bonal réaménagé en 1999, quatre équipes ont joué un match de coupe dans l’antre légendaire franc-comtoise.

L’AS Baume-les-Dames, alors à l’époque en Régional 1, recevait le PSG dans Bonal pour réaliser un exploit dans les seizièmes de finale de l’édition 1999/2000. Une défaite 2-0 viendra mettre à terme à leur parcours

Le Besançon Racing Club (renommé depuis le Racing Besançon), emblématique club du football professionnel il y a quelques années, avait du déménager du stade Léo Lagrange pour son match de Coupe de France. Alors leader de National, le BRC est allé jusqu’en prolongations contre le PSG en février 2003 pour ensuite sûbir la loi de Lionel Potillon à sept minutes de la fin des prolongations.

La troisième équipe est évidemment le FC Sochaux. Inutile de dénombrer le nombre de matchs joués à domicile en coupe. Des bons comme des mauvais, mais souvent des moments historiques.

Un Rennes tourmenté qui arrive en Franche-Comté

La tâche ne sera pas aisée pour le SRFC. Orphelin de leur président Olivier Létang, contraint de démissionner de son poste, va devoir également jongler avec son infirmerie. En effet, les blessures et les deux dernières prestations en dent-de-scie ne rassurent pas pour l’actuel troisième de Ligue 1, et il faudra éviter de se faire surprendre et respecter la hiérarchie.

Néanmoins, Julian Stéphan en est conscient, et réaliser un match de bonne facture est une évidence et une victoire est le minimum syndical attendu face à une formation supposée plus faible sur le papier. Un match où il faudra gérer un jeu collectif bien ancré et des relances latérales rapides qui seront à stopper dès le début du match.

Des groupes décimés de part et d’autre

Pour les deux formations, on commence à chercher ses pions vivants. D’un côté, Belfort devra faire sans son entraineur Anthony Hacquart, suspendu contre Montpellier et purge quatre matchs de suspension. Egalement, certains cadres sont blessés ou suspendus et un groupe de dix-neuf joueurs a été érigé avec une surprise : Nasser Tahiri, défenseur de la réserve et seulement un match de N2 cette saison.

Du côté Rennais, seulement deux défenseurs centraux feront le déplacement : Joris Gnagnon et Jérémy Gélin. Cela fait suite aux forfaits de Benjamin da Silva et Jérémy Morel. Ce sera l’occasion également pour Steven Nzonzi de se montrer sous le maillot Rennais. Le champion du Monde 2018 est fraîchement arrivé dans la capitale Bretonne.

Le groupe Belfortain

Le groupe Rennais

NB : Benjamin Da Silva est finalement forfait pour le match.

Crédit photo : Lionel Vadam – Maxppp

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