Crème de Bailey

Ces inconnus qui vont secouer 2018 – #29 Leon Bailey
Ils sont joueurs ou entraîneurs, et sont encore dans l’ombre des plus grands. Mais la rédac WeSport mise sur eux comme les futures révélations de l’année à venir, et plus encore. Alors, on parie ?

Dragster or not dragster

Autant vous prévenir, sa tête de poupon sorti de l’école primaire est trompeuse. Car oui, Leon Bailey, du haut de ses 20 ans, est un cauchemar vivant pour tout défenseur ayant affaire à lui. D’ailleurs, outre-Rhin, le gamin commence à se forger une solide réputation de casseur de reins. 2017 l’a vu éclore, 2018 le verra exploser.

Car Leon Bailey est un précoce, qui va vite, très vite, aussi bien dans son couloir que dans une carrière qui s’annonce éblouissante. Pourtant né dans un pays où le sport roi n’est pas le plus pratiqué et le plus populaire, souffrant de la concurrence de l’athlétisme où la Jamaïque fait partie des nations reines, le natif de Kingston a lui très vite trouvé ses marques ballon au pied. Il intègre d’ailleurs la prestigieuse Phoenix Academy à 14 ans, et se démarque vite des autres, à tel point que ses performances trouvent déjà écho de l’autre côté de l’Atlantique. En juillet 2011, il quitte sa Jamaïque natale pour signer au FC Liefering, filiale du Red Bull Salzburg.

Mais l’acclimatation est rude, et le petit Leon galère. Après deux ans compliquées, il est transféré du côté des équipes de jeunes de l’AS Trencin, en Slovaquie, un choix risqué. Risqué de par le fait que s’exiler dans un championnat mineur peut vous faire perdre en visibilité, et vous empêcher de voir plus haut. Ou au contraire, vous mettre en valeur lorsque vous êtes deux ou trois classes au-dessus des autres. Jamais, en Slovaquie, un jeune n’avait à ce point ébloui. Genk, qui le suivait depuis un bon bout de temps, sent le bon filon, et s’attache les services du virevoltant petit ailier, et l’intègre directement dans son équipe première. Après l’Autriche et la Slovaquie, Leon Bailey s’apprête à conquérir un nouveau monde, la Jupiler League.

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Éclosion

Si les débuts se font en douceur, l’intégration du Jamaïcain est parfaite, sans pression, et dans un cadre de travail parfait. Il goûte à ses premiers matchs professionnels dès le mois d’août, sortant souvent du banc, notamment en première partie de saison, inscrivant son premier but professionnel au mois de novembre. Mais encore une fois, le gamin n’a pas le temps, et brûle les étapes. Il passe devant tous ses concurrents aux postes d’ailiers gauche ou droit, où ses qualités de vitesse et percussion en font un redoutable de joueur de un contre un, quitte parfois à trop en abuser dans des situations difficiles entraînant souvent des pertes de balles. Pertes de balles toujours compensées par une capacité de répétition de courses intenses hallucinante, et une abnégation qui font de lui un joueur précieux en transition défensive. Propulsé titulaire, Leon Bailey expose son football et se montre décisif de plus en plus régulièrement, notamment en play-offs, où Genk terminera 5e. Mais en Belgique, tout le monde n’a d’yeux que pour lui. Il reçoit d’ailleurs, en fin de saison, le trophée du Meilleur Jeune Pro de la saison.

La saison suivante sera celle de la confirmation. Devenu régulier, sans pour autant afficher des statistiques exceptionnelles, le petit ailier de 19 ans est devenu l’atout offensif numéro un de l’escouade belge, et s’impose comme l’un des plus prometteurs à son poste. Les recruteurs affluent dans les travées de la Luminus Arena, et les rumeurs de transfert se font entendre dès le mois de novembre, notamment suite à une prestation majuscule effectuée face à l’Athletic Bilbao en phase de poules de l’Europa Ligue. Le petit est devenu trop grand pour la Belgique et, annoncé proche de l’Olympique Lyonnais, il s’engage le 31 janvier 2017 avec le Bayer Leverkusen, moyennant 14M d’euros.

Confirmation

Et encore une fois, l’acclimatation se fait en douceur. Le staff du Bayer, alors plongé dans une saison compliquée, ne veut pas griller son joyau, le faisant participer avec modération aux résultats contrastés des partenaires de Bernd Leno. Car Leon Bailey le sait, il est attendu pour la saison 2017/2018, dans ce Bayer Leverkusen new look. Exit Chicharito , Hakan Cahlanoglou et autres Kevin Kampl, place aux nouveaux, chapeautés par le tout nouvel entraîneur Heiko Kerrlich. Souvent titulaire, le Jamaïcain s’éclate aux côtés des Alario et autres Bellarabi, progressant dans les zones de finition (7 buts et 5 assists en 16 matchs de championnat), permettant à cet enthousiasmant Bayer de se placer à la lutte pour la Ligue des Champions. Une Ligue des Champions qui fait rêver le minot de 20 ans, qui n’en a pour l’instant disputé que les barrages avec Genk.

Considéré comme un des plus beaux joyaux de la Bundesliga, Leon Bailey va vite, très vite. Convoité par les plus grandes écuries européennes, le petit offensif de poche est promis a un bel avenir, et ce dès cette saison, au Bayer ou ailleurs…

Maxence DURAND

A propos de l'auteur

Penseur éclairé sur la tectonique des plaques footballistiques. ADN Bielsista, esprit Sarriste et coeur jaune et bleu. Djoko for ever et n'oubliez pas que Klay Thompson est le vrai GOAT.

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